[DÉVELOPPEMENT PERSONNEL] Convertir ses épreuves en opportunités.

Bonjour à tous !

Waouh quel titre n’est-ce-pas ? 🙂

Bon, je me lance et je vous explique tout. Puisque vous me connaissez maintenant à travers mes prises de paroles en direct sur Instagram ou mes articles sur ce blog, vous savez que mon but n’est pas de « minimiser » la peine ou la souffrance que l’on peut ressentir à travers une épreuve. On est tous d’accord sur le fait qu’il existe des épreuves plus ou moins difficiles, plus ou moins douloureuses. Il y a, bien sûr, des injustices, des coups du sort, des événements qui nous tombent dessus comme un coup de massue… des épreuves dont il sera particulièrement dur de se relever ou suite auxquelles on pourrait même sombrer… Et pourtant, il va bien falloir s’en sortir parce qu’il n’est pas question de survivre MAIS DE VIVRE !

Chacun d’entre nous a sa place sur cette terre. Nous avons des forces à détecter, des atouts à développer, des valeurs et des exemples de bonheur à partager, à diffuser autour de nous. Et nous devons, bien sûr, nous inspirer des qualités des autres quand nous n’arrivons plus à y voir clair… mais nous devons aussi trouver et développer notre plein potentiel.

Humeurdemoutard_Espoir

VIVRE PLEINEMENT.

Pour commencer et bien comprendre le déroulement de ma réflexion sur le sujet, je dirais donc qu’il y a deux sortes d’épreuves :

  • les premières sont celles qui se sont imposées à nous sans que nous les ayons provoquées ou attirées (exemples : maladie-invalidité, deuil, accident, catastrophe naturelle…)
  • Les secondes sont celles que nous avons inconsciemment provoquées ou attirées en raison de nos choix, notre éducation, nos actions etc. (exemples : ruptures amoureuses, difficultés relationnelles, échecs professionnels, etc.)

1- Dans le premier cas, on comprendra que la difficulté à surmonter est immense d’une part car il était quasiment impossible d’anticiper l’épreuve et d’autre part car elle va nous obliger à faire un « deuil » en passant par les 7 ou 8 étapes que nous connaissons aujourd’hui mais que je rappelle ici pour ceux qui le voudraient :

  • le choc : « je subis l’épreuve. »
  • le déni : « je n’y crois pas, ce n’est pas possible. »
  • la colère, la révolte : « je refuse la vérité ! »
  • la négociation, la protestation, le marchandage, la peur : « c’est pas comme ça, c’est autrement… »
  • la tristesse, la résignation : « je ne peux pas, je n’y arriverai pas. »
  • l’acceptation : « c’est arrivé. Que vais je faire, ou vais-je aller ? »
  • la décision, la quête de sens, le renouveau : « je peux essayer ça, je peux le faire. »
  • l’intégration, la sérénité, la croissance : « je l’ai fait, j’avance ».

Un deuil très différent selon l’épreuve, selon chacun et le temps dont nous aurons besoin pour le réaliser pleinement. Mais un deuil POSSIBLE. (Pour en savoir plus sur le deuil que j’ai effectué, cliquez ici).

Et si vous souhaitez avoir encore plus d’informations sur le deuil ou trouver des exemples de personnes qui ont surmonté des « deuils » lourds, je vous conseille cet article paru sur le site psychologies.com qui s’appuie, entre autres, sur les conseils de l’excellent psychiatre-psychothérapeute Christophe Fauré spécialiste du deuil.

2- Dans le second cas, même si nous n’en avons pas toujours conscience, nous avons notre part de responsabilité dans nos épreuves car nous avons bien souvent choisi notre partenaire de vie ou nos amis. Nous avons également choisi notre travail et notre manière de le faire ou d’agir avec nos clients, nos responsables hiérarchiques et nos collègues. Nous avons développé un lien avec eux « conditionné » par notre éducation, nos peurs, nos envies, nos valeurs, nos repères, notre personnalité, nos limites … bref, nous sommes devenu(e)s acteurs et donc parties intégrantes d’une relation qui a mal évolué ou qui ne s’est pas bien terminée. Hélas…

Alors, je peux déjà presque « entendre » derrière mon écran les cris d’indignation ou de protestation qui doivent fuser de toutes parts. Normal, cela fait partie du phénomène de résistance ! 😉 LOL ! Non mais, blague à part, il y a une raison à cela bien évidemment. Il y a des attirances et des façons de se positionner dans une relation qui sont le résultat, parfois, d’une recherche inconsciente de soi-même. Je vulgarise à l’extrême, mais c’est pour simplifier le propos et que vous puissiez bien comprendre.

Je vous donne un exemple dans le cas d’une relation amoureuse qui a mal tourné. Une femme dont l’enfance a été compliquée avec un père absent (ou peu présent) et peu attentif à elle, aura tendance à rechercher un compagnon qui la fuit ou qui semble insaisissable (parfois infidèle), pour tenter de « compenser » ou « réparer » la relation dont elle a souffert par le passé. Et comment repère-t-elle ce compagnon au milieu de la mêlée, allez-vous me dire ? Et bien, c’est assez simple, il aura des gestes, un regard, une communication verbale ou parfois juste corporelle qui fera « sentir » à cette femme que cet homme est peu « attentif » à l’autre, qu’il est sauvage, très indépendant et presque solitaire. Et plus elle voudra attirer son attention pour devenir l’objet de son principal intérêt, plus elle le verra s’agacer et s’éloigner… puis finira sans doute quittée avec un effet dévastateur terrible sur ses structures déjà fragiles (pour mémoire, par ici mon billet sur l’explication des structures).

Je vous donne un autre exemple. Un homme qui a été « mal-traité » par un parent dans son enfance aura tendance à choisir une partenaire de vie « gentille », « docile » ou « qui manque de confiance en elle ». Il pourra ainsi exercer sur elle une forme de domination ou de contrôle pour mettre à l’épreuve sa résistance et sa docilité et ainsi obtenir d’elle le « pardon » qu’il aurait aimé que son parent lui demande ou « de régler l’addition » qu’il pense que son parent devrait lui payer. Il construira ses relations sur la colère en essayant ainsi de réparer le préjudice qu’il a subi et qui lui pèse depuis l’enfance mais qui constitue et constituera malheureusement son socle pendant encore longtemps à moins d’effectuer un vrai travail de fond sur lui-même.

En bref, nous allons inconsciemment provoquer des situations ou relations compliquées afin de « réparer » ou « compenser » des carences affectives. Nous allons donc choisir d’expérimenter des relations ou choisir des partenaires et amis que nous pensons capables de nous aider « à résoudre nos problèmes ».

Et c’est là, quand la rupture ou l’échec survient, qu’il est intéressant de se rendre compte à quel point l’épreuve que nous subissons va pouvoir nous servir de tremplin. Car c’est dans l’épreuve, dans la manière dont cela affecte nos émotions, dans ce que nous ressentons durement en nous, les secousses que cela provoque dans nos fondations, que nous allons pouvoir CONSCIENTISER nos faiblesses, nos erreurs, mais aussi et surtout NOS FORCES CACHÉES. Ce travail ou plutôt, devrais-je dire, ce cheminement va nous révéler à nous-mêmes notre potentiel et nous permettre d’avancer. C’est un peu le même parcours que les étapes du deuil que nous avons vues plus haut. Pourvu que nous ne nous laissions pas tomber complètement dans le désespoir le plus total et que nous sachions demander de l’aide si nécessaire.

Vous savez, j’ai une conviction. Je crois que toutes NOS existences ont du sens. Je crois que nous sommes liés tous autant que nous sommes et pour le siècle que nous sommes en train de traverser. Nous avons des atouts (parfois ignorés) qui peuvent et qui doivent servir notre bien-être mais aussi celui de la collectivité. Nous sommes tous au service de chacun, d’un parent, d’un ami, d’un collègue, d’un voisin, d’un client… Nous pouvons et devons partager nos compétences et nos qualités et permettre ainsi aux autres qui n’ont pas encore conscientiser les leurs de les trouver et de les partager à leur tour. Il y a du bon en chacun d’entre nous. La boucle est vertueuse quand elle est bienveillante et qu’elle ne s’embarrasse pas des aspects négatifs de l’existence (peur, jalousie, rivalité, comparaison, frustration, ego, colère, haine, peine…). C’est aussi pour cette raison que je considère nos épreuves, aussi dures soient-elles, comme des opportunités de croissance pour révéler nos propres forces inconscientes ET pour mettre à profit celles des autres. Regardez les exemples autour de vous de personnes qui ont mobilisé leurs forces ou leurs talents sur un sujet de recherche pour améliorer la vie de personnes touchées par une terrible épreuve (exemple : les progrès incroyables réalisés sur les prothèses avec les imprimantes 3D). 😉

Alors, certes, il faudra parfois du temps et peut-être même répéter ses erreurs plusieurs fois avant d’avoir le déclic pour se libérer de ses chaînes, de ces croyances ou comportements qui nous entravent et nous malmènent… Mais il y a de l’ESPOIR ! Tant que le rideau n’est pas tombé, il y a et il y aura toujours une possibilité de faire bouger ses lignes et d’avancer sur un chemin plus agréable et plus ensoleillé.

Il y a des épreuves qui n’ont pas de sens… Mais il y a des êtres qui en ont. Des êtres qui ont des forces, des potentiels formidables pour s’en sortir et continuer d’avancer, soit pour en apprendre sur eux-mêmes soit pour enseigner à d’autres ou permettre à d’autres de se révéler en venant les aider.

Les difficultés que tu traverseras tout au long de ta vie ne sont pas là pour te détruire mais pour t’aider à réaliser ton plein potentiel.

J’espère que ce sujet vous a intéressé ou peut-être interpelé…

Je vous rappelle que j’effectue de l’accompagnement personnalisé en développement personnel et que je peux vous aider. Contactez-moi sur bonjourhdm@gmail.com afin que nous puissions faire connaissance et mettre en place des séances de travail efficaces… et li-bé-ra-trices ! 😉

Vous pouvez aussi réagir dans les commentaires.

Des baisers !

Humeurdemoutard_developpementpersonnel

Le temps du renouveau.

Bonjour à tous et toutes !

Et voilà, j’ai fini d’écrire mon roman et je m’apprête à l’envoyer aux quelques éditeurs que j’ai sélectionnés pour qu’ils le reçoivent à la Toussaint. Comme vous l’aurez sans doute compris en me suivant sur mes réseaux sociaux, l’histoire que j’ai écrite parle de la vie après la mort. C’est une vision de « l’après » que j’espère suffisamment forte et intéressante pour apporter espoir et réconfort aux personnes qui souffrent d’un deuil, qui ont peur de la mort ou qui sont tout simplement en recherche de réponses. C’est une fiction que j’ai écrite comme si j’étais portée par un courant, comme si les mots coulaient naturellement, comme si je devais le faire parce qu’il était temps que je saute enfin le pas et que je partage avec tous ceux qui voudront bien me lire cette conviction que j’ai au fond de moi.  🙂

Quand j’ai ouvert ce blog, je voulais rassembler ici toutes les petites anecdotes rigolotes du fiston chéri. Puis, j’ai abordé d’autres sujets, des DIY, des coups de coeurs, des réflexions sur l’éducation ou le développement personnel et enfin le deuil… celui de mon père et ensuite celui de mon grand-père maternel. J’ai été très étonnée et très touchée de voir les visites progresser sans cesse sur ces deux billets. J’ai lu les requêtes douloureuses formulées par vous, mes visiteurs, et affichées dans mon outil de statistiques. Et j’ai compris vos peines, vos coeurs brisés, votre besoin de poser des mots ou de lire des témoignages sur ce que vous ressentez. Alors, j’ai décidé d’écrire ce roman afin d’y regrouper toutes les informations, tous les détails que j’ai pu glaner au fil des années à travers des récits, des rencontres avec des médiums, des échanges avec des personnes spirituellement élevées, mes propres croyances, ma foi… je les ai intégrés dans cette histoire, en y mettant tout mon coeur, afin de vous aider à surmonter votre tristesse ou votre peur et de rallumer la flamme…

Rallumerlaflamme_Humeurdemoutard

Nous sommes aujourd’hui le 24 octobre 2018, c’est un jour de pleine lune. Et nous approchons à grand pas de la Toussaint autrement connue dans d’autres cultures et traditions comme la fête des morts, la fin de l’année ou d’un cycle, le temps du renouveau. Avec la pleine lune et cette période particulièrement très intense au niveau des émotions qui s’annonce, je vous encourage à vous poser, respirer, regarder la nature et ses couleurs flamboyantes vous apaiser. Entourez-vous de personnes aimantes, positives, rayonnantes. Faîtes vous aussi plaisir !

De mon côté, personnellement, je vais bien. Toute ma famille va bien. Nous venons même d’accueillir une nouvelle petite cousine avec un prénom merveilleux que l’on prononce « Seursha » et qui veut dire « Liberté » en vieil irlandais. C’est la vie qui continue… Elle est difficile parfois, mais elle sait aussi nous surprendre et devenir incroyablement belle.

Baisers à tous et toutes.

Et si je pouvais vous demander de m’envoyer vos bonnes ondes pour que mon roman puisse un jour trouver sa place dans nos librairies… ce serait vraiment très gentil.

« Quand tu es seul et malheureux ou que tu as du chagrin, essaie toi aussi de monter dans les combles par un aussi beau temps et de regarder au-dehors. Pas de regarder les maisons et les toîts, mais le ciel. Tant que tu pourras contempler le ciel sans crainte, tu sauras que tu es pur intérieurement et que malgré les ennuis tu retrouveras le bonheur. Richesse, considération, on peut tout perdre, mais ce bonheur au fond du coeur, il ne peut guère qu’être voilé et il saura nous rendre heureux, aussi longtemps que l’on vivra. » Anne Frank

… Et même après la vie. ❤

Tousaint_Humeurdemoutard

J’ai perdu un parent et j’ai continué d’avancer.

Bonjour tout le monde ! Vous allez bien ? Moi, super ! J’avance sur mon livre, sur mes projets de famille and co… Bref, je suis bien occupée MAIS je n’oublie pas de bloguer ! 😉

Aujourd’hui, j’ai eu envie d’aborder un sujet un peu délicat : le deuil d’un père ou d’une mère. Alors pourquoi le deuil ? D’une part, parce que j’aborde le sujet dans le roman que je suis en train d’écrire et d’autre part, parce que je vois souvent plein de clics sur le billet que j’ai rédigé en hommage à mon père parti en 2006. Et aussi, parce que beaucoup d’ami(e)s m’ont souvent demandé ce que l’on ressentait à la perte d’un parent et comment il était possible de surmonter une telle épreuve…

Si cela peut aider certains d’entre vous, je vais donc simplement vous révéler ce que j’ai ressenti face à la perte de mon père et comment j’ai évolué avec l’idée qu’il était définitivement parti.

Mon papa est donc parti, brutalement, un matin du mois de mai 2006. Quand ma belle-mère me l’a annoncé par téléphone, j’étais en état de choc total. D’une part, j’avais compris que je ne pourrai plus jamais lui parler et qu’il ne sera pas présent pour les plus grands moments de ma vie (mon mariage, la naissance de mon enfant…). Et d’autre part, et de manière étrangement contradictoire, j’étais dans le déni. Je n’arrivai pas à y croire. C’était trop dur, c’était quelque chose de complètement inacceptable. J’oscillais donc entre des moments de réflexion ou de prise de recul comme si cette tragédie avait touché une autre moi-même. Puis, à d’autres moment, j’étais submergée de tristesse, en profonde détresse, et je sanglotais bruyamment comme si je ne pouvais plus respirer. Comme si l’on venait de m’arracher une partie de mon être.

Pour y croire et pour comprendre ce qui venait de se passer, je suis donc partie le voir dans sa maison le jour même. Et bien sûr, une fois sur place, j’ai réalisé que sa vie était bel et bien finie. Qu’il était vraiment parti.

Les jours, les semaines et les mois qui ont suivi ont alors été très difficiles. Je m’efforçais d’accepter la vérité tout en me surprenant parfois à réagir ou à penser comme s’il était toujours là. Je crois que j’ai fait beaucoup de résistance avant de terminer mon deuil et de vivre aujourd’hui plus sereinement avec son souvenir.

Et, je me rappelle donc toutes les pensées ainsi que les émotions qui m’ont habitée pendant les premiers mois de deuil. Je me rappelle de tout. Même des commentaires navrants de gens croisés pendant cette période ! Lol ! C’est vous dire à quel point cela marque une emprunte forte… une emprunte que je conserverai probablement toujours. Mais pas grave. C’est la vie.

Alors, à quoi pense-t-on après la perte d’un parent ? Comment guérit-on d’une telle souffrance ?

Et bien, je crois qu’il n’y a pas vraiment de recettes toutes faites. On réagit tous plus ou moins différemment. Tout dépend aussi de la relation que nous avons entretenu avec le parent concerné.

Pour ma part, étant donné que j’étais en excellent terme avec mon père et que je l’adorais, cela a été pire qu’un déchirement. C’est comme si, j’étais un peu morte avec lui. Ralala… rien que de l’écrire je peux presque ressentir, à nouveau, le vide abyssal qui s’était créé au fond de moi. C’était vertigineux et insensé. Et en même temps, tout me paraissait insensé. Tout. Pour la première fois de ma vie, je venais de prendre conscience de la fragilité et de la fugacité de l’existence. Et je m’interrogeais donc sur le sens de la vie.

Fleurfragile_Humeurdemoutard

Je me rappelle aussi avoir éprouvé la sensation d’avoir perdu « un pillier ». Comme si, désormais, C’était à moi et moi seule de « me » porter ET comme si je devais porter « le flambeau » de ma famille. Comme si, la responsabilité de la sauvegarde de mes gênes, de mon nom de famille, de mes ancêtres, reposait à présent sur mes épaules. Comme si, je prenais le relais.

Et puis, je me souviens également de toutes ces fois, où j’ai croisé des jeunes femmes heureuses en compagnie de leurs pères… Des coups d’épée en plein coeur face à cette terrible affiche de bonheur ! Des moments de la vie, où tu te surprends à changer de trottoir pour ne pas voir… ou pour ne pas leur en vouloir écrasée par la colère et la jalousie que la perte d’un parent te soit arrivé à toi et pas à autrui. C’est dur, hein ! Mais, malgré moi, j’ai pensé cela aussi.

Alors, si vous me suivez depuis un bon moment sur le blog, comme vous avez pu le constater, avec le temps, je m’en suis remise. Donc, bonne nouvelle, on s’en remet. MAIS, on n’oublie jamais. Non. On vit avec le souvenir et, de temps en temps, avec le manque et des petites pertes d’énergie.

Combien de temps cela prend avant d’aller mieux ?

Oooh, il n’y a pas de règle ! Chacun va à son rythme. Il faudra parfois compter des semaines, des mois voire des années. Il arrive aussi, après que le temps ait fait son oeuvre et qu’on aille mieux, que la peine nous revienne en pleine figure de manière complètement inattendue. Comme une gifle ! Je me souviens très bien de ce jour, quelques années en arrière, d’une de mes meilleures amies, qui avait perdu sa maman depuis 10 ans (bien avant que je ne perde mon père) et qui s’était effondrée en larmes dans la métro en entendant un musicien jouer un air de musique que sa mère avait l’habitude de fredonner. Ça m’avait bouleversé. Elle qui souriait toujours tout le temps, qui faisait aller et que je voyais tellement forte… Sa peine, sa blessure, venait de se réveiller. Puis, on a pleuré un bon coup toutes les deux, on a séché nos larmes, je crois que j’ai dit une bêtise, et on a ri.

Parce que les moments présents, ceux que nous vivons en même temps que le deuil que nous traversons, impriment de nouveaux souvenirs dans nos esprits. On ne s’en rend pas compte tout de suite… Mais, ils s’impriment pour de bon. Ils laissent petit à petit la place à des images nouvelles, une continuité, des sentiments positifs, des envies, des projets… Des choses qui nous font avancer et qui nous permettent de mieux supporter l’absence du parent décédé (à défaut de parvenir à l’accepter).

Ah ! Il y a les croyances aussi ! On peut mieux surmonter son deuil selon ses convictions. Croire que l’on va retrouver son parent décédé, une fois notre vie terminée, va forcément beaucoup aider. Ça m’a beaucoup aidée. 😉

SaintMarie_Humeurdemoutard

Enfin, pendant le deuil, j’ai noté qu’il arrive qu’on se surprenne soi-même à rire de nouveau, à éprouver de la joie. Bien sûr, rien de mal à tout ça… Mais, parfois, on culpabilise. Il ne faut pas. Il me semble que c’est un peu comme l’instinct de survie, c’est naturel. Et même plutôt bon signe pour la suite. On commence à aller mieux. On va aller mieux ! 🙂

En résumé, voilà ce que j’ai souvent répété à mes ami(e)s qui m’ont interrogée sur le sujet. Voilà ce que j’ai pensé et ressenti lors de mon deuil et que j’ai conservé en mémoire jusqu’ici.

Si ça peut aider…

Si ça peut rassurer…

Je laisse, ici, mon témoignage pour tous ceux qui traversent une épreuve similaire avec un parent ou qui peinent à entrevoir des perspectives à nouveau joyeuses pour la suite.

Gardez espoir. Je vous comprends tellement. ❤

Je vous embrasse.

< « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. » Victor Hugo >

Leverdesoleil_Humeurdemoutard

Lettre à mon grand-père

Mon très cher grand-père,

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris que tu étais parti. Mais, c’est aussi avec une très grande confiance et sérénité que je sais que tu as désormais retrouvé tes parents, ta sœur, ton chien Charlie, ton chat Socrate et tous ceux qui font partie de ta famille, au Paradis.

Alors, si tu pouvais juste attendre sur le seuil, encore un peu, avant de se dire Adieu, je voudrais te dire MERCI.

Merci d’avoir pris soin de moi quand j’étais enfant,

Merci d’avoir été comme un deuxième papa alors que le mien n’était pas souvent là,

Merci pour les belles histoires du soir,

Merci de m’avoir aidée dans mes devoirs tout au long de ma scolarité,

Merci d’avoir partagé avec moi une partie de ton savoir,

Merci de m’avoir appris à pêcher et de ressentir ce sentiment de fierté quand on fait une belle prise,

Merci pour les belles balades sur le Loing en canoë l’été avec les cousins,

Merci pour les petits tours à vélo le soir après dîner jusqu’à la bosse de St Mammès,

Merci pour les grandes promenades vivifiantes en forêt de Fontainebleau,

Merci de m’avoir montré comment repérer les bons champignons, les ceps ou les bolets,

Merci pour toutes les magnifiques vacances que nous avons partagées ensemble avec grand-mère, ici à Moret, en Bretagne et même en Corse !

Merci pour tes encouragements si importants aussi bien sur le plan personnel que professionnel,

Merci de m’avoir donné le bras en remplacement de mon papa, parti trop tôt, le jour de mon mariage,

Merci pour ton soutien et ton réconfort dans les moments difficiles,

Merci pour ta grande sagesse et de m’avoir transmis tout plein de belles valeurs, des valeurs essentielles,

Et puis MERCI de tout mon cœur pour TOUTES ces choses qui ont fait de toi un merveilleux grand-père, patient, généreux, présent et aimant.

On dit souvent que lorsqu’une flamme s’éteint dans ce monde, une autre s’allume quelque part. La tienne me manquera énormément sois en sûr. Mais aussi et surtout elle aura été une des plus BELLES et plus PRÉCIEUSES sources d’inspiration pour moi, dans ma vie, pour tes proches, et pour tous ceux qui auront eu le plaisir et la joie de te connaître ici bas.

Va en paix mon grand-père chéri, mon étoile.

Ta petite-fille.

(Texte lu à l’église Notre Dame de Moret en ce jour du 2 juin 2017)

GrandPere_Humeurdemoutard

L’essentiel.

Bonjour à tous et très bonne année 2017.
bonneannee_humeurdemoutard

La voilà cette année 1, l’année du renouveau. Une année qui a tristement démarré de mon côté avec la perte d’un copain, d’un homme bien. Une nouvelle qui m’a totalement bouleversée. Qui m’a laissée sans voix, le souffle coupé avec une énorme boule à l’estomac.

J’ai très mal dormi ces derniers jours pour ne rien vous cacher et puis j’ai tellement pleuré. Après toutes les épreuves de 2016 et l’attente de cette nouvelle année qui était censée marquer une rupture avec le passé…j’ai été terriblement secouée par la disparition de ce copain. Dévastée même.

Et puis d’autres « petites » contrariétés se sont ensuite ajoutées avec le retour à l’école du cinquans. D’autres soucis qui ont vite fait d’aspirer le peu d’énergie qui me restait pour remonter la pente. Alors, j’ai décidé de prendre un décision radicale mais salutaire, la seule chose qui était encore en mon pouvoir et que j’avais le droit de faire… J’ai choisi le repli.

Et puis, j’ai réfléchi à mes priorités. J’ai fait le tri. J’ai regardé ce que j’avais accompli de bien et là où j’avais failli. Et j’ai accepté l’idée que ces « petites » contrariétés étaient de trop dans ma vie.

Alors, je laisse tomber. Je jette l’éponge. Cela fait 4 mois, que je tente en vain de semer des graines de bienveillance, 4 mois que je m’applique à défendre et valoriser des personnes, des valeurs, dans lesquelles je crois en m’accrochant à ma propre expérience, mon optimisme naturel et ce qui est JUSTE. 4 mois que je me fatigue pour rien ou, plutôt si, pour me faire l’effet d’un « bouclier humain ». C’est terminé. J’ai plus de jus. J’y arrive plus. Le « filtre » est foutu.

Je ne regrette absolument rien. J’ai fait ce que j’ai pu. Mais il arrive un moment, quand on a donné le meilleur de soi et qu’on se rend compte que cela n’a pas suffit à produire de bons résultats, où il faut savoir tirer sa révérence. Je retire donc mon costume de « Don Quichotte » et je le pose là pour celui ou celle qui en voudra.

Et puis, je vais me concentrer sur l’essentiel. Autrement dit, sur mon enfant, mon mari et sur moi. Et puis sur nos projets, mon activité et vous mes lecteurs qui m’apportez tellement de bonheur. Bref, je vais me recentrer sur tout ce qui me fait du bien, me rend heureuse et m’enrichis humainement.

Vous voyez, ce qui est « drôle » quand on a 40 ans, avec tout notre vécu, les épreuves du temps, et l’assurance que l’on a réussi à acquérir au fil des ans, c’est qu’on n’a pas peur de renoncer à quelque chose qui n’a pas fonctionné comme on l’aurait souhaité. On se sent libre. Nos choix sont clairs et assumés. On prend ses responsabilités, on surmonte ses contrariétés et surtout pas celles qui ne nous appartiennent pas. On avance et puis voilà.

Quand je pense à ce copain qui est parti si jeune en laissant derrière lui des amis, des parents, des soeurs, une compagne et deux jeunes enfants « orphelins », j’ai honte de gaspiller mon énergie pour des choses qui ne me font pas de bien. Je me dis qu’on a qu’une vie et qu’on peut tous disparaître demain.

lessentiel_humeurdemoutard

Alors, j’ai pris le temps de choisir un beau bouquet de fleurs pour ce copain qui est parti, je vais prendre le temps de partager une galette avec mes amis, je vais prendre le temps de re-décorer la chambre de mon titi, je vais prendre le temps de soigner mon hernie, je vais prendre MON temps pour mes projets, mes envies et pour écrire aussi.

A nous deux 2017 ! Que ce soit clair, soit tu en jettes, soit je te fais ta fête.

Et vous, vous allez bien ?

Bonne fin de journée à tous,

Et à très vite,

Je vous embrasse.

P.S. à toi qui est parti si tôt, trop tôt :
Merci d’avoir été toi. Merci d’être resté là. MERCI pour tes grandes qualités de coeur qui laissent un vide immense derrière toi. Salut copain. ❤

humeurdemoutard

10 ans sans toi papa.

Et oui, 10 ans déjà. 10 ans d’absence, 10 ans de long silence… et pas un jour sans que je ne pense à toi.

Tu me manques mais ça tu le sais déjà. Je te l’ai dit dans cette lettre avec laquelle tu es parti dans l’infini.

Je t’ai écrit aussi que j’essaierai d’avancer mais que je n’aurai de cesse de te pleurer.

Tu es parti. Et avec toi, une partie de moi aussi.

Mon deuil a été long. On va dire que je n’ai rien oublié de toi mais que j’ai fini par me faire une raison.

Tu es parti. Un matin très tôt, c’était fini.

Comme ça, d’un seul coup. Du jour au lendemain.

Tu allais commencer ta journée, tu n’étais ni malade, ni hospitalisé. Rien ne pouvait nous y préparer.

Tu es tombé le souffle coupé. Tu es parti pour de bon. 

Les jours, les semaines et les mois qui ont suivi ont été très durs. Je crois que j’étais dans le déni.

Impossible pour moi d’admettre cette tragédie. Ma peine était inouïe.

Ce matin là, en apprenant la nouvelle, j’ai eu le choc de ma vie. 

Mon coeur a sursauté et j’ai senti quelque chose en moi se briser.

Une ancienne voisine en me croisant m’a dit « C’est réconfortant, c’est bien ! Il n’a pas souffert au moins ! ».

Les gens bon sang, les gens… Taisez-vous ! Vous n’en savez rien.

Mon père, mon petit papa chéri est mort.

Et j’ai perdu pied ainsi que l’envie.

Puis, petit à petit, je me suis relevée. Et j’ai appris de nouveau à respirer.

À regarder sans pleurer cette jeune fille « bras dessous-bras dessus » avec son père au détour d’une rue.

J’ai recommencé à sourire, à marcher sans faiblir, à faire des projets, à continuer.

À accepter cette immense peine pour moi dans le regard de mes amis.

À assumer mes propres sentiments aussi, ce déchirement enfoui.

C’est la maman d’une amie d’enfance en me voyant qui lui a dit que même si mon sourire était là, mon regard n’y était pas.

Mes yeux étaient éteints. Mon âme était meurtrie.

10 ans, papa chéri.

C’est long, c’est à peine croyable, mais j’ai réussi.

Je m’en suis sortie. J’ai rencontré mon mari et nous avons un petit bonhomme d’amour, espiègle et joli.

Un petit bout épanoui et tellement plein de vie.

Et la flamme s’est ainsi rallumée. Parce que je me suis accrochée et que j’ai continué d’avancer.

Alors oui, tu es parti. Depuis 10 ans, autrement dit hier dans mon espace-temps.

Mais je sais que tu veilles sur nous de là où tu es aujourd’hui.

Je sais que tu nous souris car je souris aussi.

Je sais aussi que si rien ne dure, il faut absolument profiter de la vie et suivre ses envies.

Je t’embrasse mon petit papa depuis ici bas.

Je t’aime et je pense à toi.

Ta fille chérie.

< « À vous autres, hommes forts et merveilleux qui mettez tant de grâce à vous retirer du jeu. Qu’une main, posée sur votre épaule, vous pousse vers la vie éternelle. » Tennessee Williams >

(Citation que j’avais légèrement corrigée et prononcée aux obsèques de mon papa, il y a tout juste 10 ans.)

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En souvenir de cette danse avec mon père qui avait pris son air sérieux et appliqué pour me plaire… Merci papa. Dans mon coeur de petite fille, c’était le meilleur moment de toute la terre entière.