Le temps du renouveau.

Bonjour à tous et toutes !

Et voilà, j’ai fini d’écrire mon roman et je m’apprête à l’envoyer aux quelques éditeurs que j’ai sélectionnés pour qu’ils le reçoivent à la Toussaint. Comme vous l’aurez sans doute compris en me suivant sur mes réseaux sociaux, l’histoire que j’ai écrite parle de la vie après la mort. C’est une vision de « l’après » que j’espère suffisamment forte et intéressante pour apporter espoir et réconfort aux personnes qui souffrent d’un deuil, qui ont peur de la mort ou qui sont tout simplement en recherche de réponses. C’est une fiction que j’ai écrite comme si j’étais portée par un courant, comme si les mots coulaient naturellement, comme si je devais le faire parce qu’il était temps que je saute enfin le pas et que je partage avec tous ceux qui voudront bien me lire cette conviction que j’ai au fond de moi.  🙂

Quand j’ai ouvert ce blog, je voulais rassembler ici toutes les petites anecdotes rigolotes du fiston chéri. Puis, j’ai abordé d’autres sujets, des DIY, des coups de coeurs, des réflexions sur l’éducation ou le développement personnel et enfin le deuil… celui de mon père et ensuite celui de mon grand-père maternel. J’ai été très étonnée et très touchée de voir les visites progresser sans cesse sur ces deux billets. J’ai lu les requêtes douloureuses formulées par vous, mes visiteurs, et affichées dans mon outil de statistiques. Et j’ai compris vos peines, vos coeurs brisés, votre besoin de poser des mots ou de lire des témoignages sur ce que vous ressentez. Alors, j’ai décidé d’écrire ce roman afin d’y regrouper toutes les informations, tous les détails que j’ai pu glaner au fil des années à travers des récits, des rencontres avec des médiums, des échanges avec des personnes spirituellement élevées, mes propres croyances, ma foi… je les ai intégrés dans cette histoire, en y mettant tout mon coeur, afin de vous aider à surmonter votre tristesse ou votre peur et de rallumer la flamme…

Rallumerlaflamme_Humeurdemoutard

Nous sommes aujourd’hui le 24 octobre 2018, c’est un jour de pleine lune. Et nous approchons à grand pas de la Toussaint autrement connue dans d’autres cultures et traditions comme la fête des morts, la fin de l’année ou d’un cycle, le temps du renouveau. Avec la pleine lune et cette période particulièrement très intense au niveau des émotions qui s’annonce, je vous encourage à vous poser, respirer, regarder la nature et ses couleurs flamboyantes vous apaiser. Entourez-vous de personnes aimantes, positives, rayonnantes. Faîtes vous aussi plaisir !

De mon côté, personnellement, je vais bien. Toute ma famille va bien. Nous venons même d’accueillir une nouvelle petite cousine avec un prénom merveilleux que l’on prononce « Seursha » et qui veut dire « Liberté » en vieil irlandais. C’est la vie qui continue… Elle est difficile parfois, mais elle sait aussi nous surprendre et devenir incroyablement belle.

Baisers à tous et toutes.

Et si je pouvais vous demander de m’envoyer vos bonnes ondes pour que mon roman puisse un jour trouver sa place dans nos librairies… ce serait vraiment très gentil.

« Quand tu es seul et malheureux ou que tu as du chagrin, essaie toi aussi de monter dans les combles par un aussi beau temps et de regarder au-dehors. Pas de regarder les maisons et les toîts, mais le ciel. Tant que tu pourras contempler le ciel sans crainte, tu sauras que tu es pur intérieurement et que malgré les ennuis tu retrouveras le bonheur. Richesse, considération, on peut tout perdre, mais ce bonheur au fond du coeur, il ne peut guère qu’être voilé et il saura nous rendre heureux, aussi longtemps que l’on vivra. » Anne Frank

… Et même après la vie. ❤

Tousaint_Humeurdemoutard

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J’ai perdu un parent et j’ai continué d’avancer.

Bonjour tout le monde ! Vous allez bien ? Moi, super ! J’avance sur mon livre, sur mes projets de famille and co… Bref, je suis bien occupée MAIS je n’oublie pas de bloguer ! 😉

Aujourd’hui, j’ai eu envie d’aborder un sujet un peu délicat : le deuil d’un père ou d’une mère. Alors pourquoi le deuil ? D’une part, parce que j’aborde le sujet dans le roman que je suis en train d’écrire et d’autre part, parce que je vois souvent plein de clics sur le billet que j’ai rédigé en hommage à mon père parti en 2006. Et aussi, parce que beaucoup d’ami(e)s m’ont souvent demandé ce que l’on ressentait à la perte d’un parent et comment il était possible de surmonter une telle épreuve…

Si cela peut aider certains d’entre vous, je vais donc simplement vous révéler ce que j’ai ressenti face à la perte de mon père et comment j’ai évolué avec l’idée qu’il était définitivement parti.

Mon papa est donc parti, brutalement, un matin du mois de mai 2006. Quand ma belle-mère me l’a annoncé par téléphone, j’étais en état de choc total. D’une part, j’avais compris que je ne pourrai plus jamais lui parler et qu’il ne sera pas présent pour les plus grands moments de ma vie (mon mariage, la naissance de mon enfant…). Et d’autre part, et de manière étrangement contradictoire, j’étais dans le déni. Je n’arrivai pas à y croire. C’était trop dur, c’était quelque chose de complètement inacceptable. J’oscillais donc entre des moments de réflexion ou de prise de recul comme si cette tragédie avait touché une autre moi-même. Puis, à d’autres moment, j’étais submergée de tristesse, en profonde détresse, et je sanglotais bruyamment comme si je ne pouvais plus respirer. Comme si l’on venait de m’arracher une partie de mon être.

Pour y croire et pour comprendre ce qui venait de se passer, je suis donc partie le voir dans sa maison le jour même. Et bien sûr, une fois sur place, j’ai réalisé que sa vie était bel et bien finie. Qu’il était vraiment parti.

Les jours, les semaines et les mois qui ont suivi ont alors été très difficiles. Je m’efforçais d’accepter la vérité tout en me surprenant parfois à réagir ou à penser comme s’il était toujours là. Je crois que j’ai fait beaucoup de résistance avant de terminer mon deuil et de vivre aujourd’hui plus sereinement avec son souvenir.

Et, je me rappelle donc toutes les pensées ainsi que les émotions qui m’ont habitée pendant les premiers mois de deuil. Je me rappelle de tout. Même des commentaires navrants de gens croisés pendant cette période ! Lol ! C’est vous dire à quel point cela marque une emprunte forte… une emprunte que je conserverai probablement toujours. Mais pas grave. C’est la vie.

Alors, à quoi pense-t-on après la perte d’un parent ? Comment guérit-on d’une telle souffrance ?

Et bien, je crois qu’il n’y a pas vraiment de recettes toutes faites. On réagit tous plus ou moins différemment. Tout dépend aussi de la relation que nous avons entretenu avec le parent concerné.

Pour ma part, étant donné que j’étais en excellent terme avec mon père et que je l’adorais, cela a été pire qu’un déchirement. C’est comme si, j’étais un peu morte avec lui. Ralala… rien que de l’écrire je peux presque ressentir, à nouveau, le vide abyssal qui s’était créé au fond de moi. C’était vertigineux et insensé. Et en même temps, tout me paraissait insensé. Tout. Pour la première fois de ma vie, je venais de prendre conscience de la fragilité et de la fugacité de l’existence. Et je m’interrogeais donc sur le sens de la vie.

Fleurfragile_Humeurdemoutard

Je me rappelle aussi avoir éprouvé la sensation d’avoir perdu « un pillier ». Comme si, désormais, C’était à moi et moi seule de « me » porter ET comme si je devais porter « le flambeau » de ma famille. Comme si, la responsabilité de la sauvegarde de mes gênes, de mon nom de famille, de mes ancêtres, reposait à présent sur mes épaules. Comme si, je prenais le relais.

Et puis, je me souviens également de toutes ces fois, où j’ai croisé des jeunes femmes heureuses en compagnie de leurs pères… Des coups d’épée en plein coeur face à cette terrible affiche de bonheur ! Des moments de la vie, où tu te surprends à changer de trottoir pour ne pas voir… ou pour ne pas leur en vouloir écrasée par la colère et la jalousie que la perte d’un parent te soit arrivé à toi et pas à autrui. C’est dur, hein ! Mais, malgré moi, j’ai pensé cela aussi.

Alors, si vous me suivez depuis un bon moment sur le blog, comme vous avez pu le constater, avec le temps, je m’en suis remise. Donc, bonne nouvelle, on s’en remet. MAIS, on n’oublie jamais. Non. On vit avec le souvenir et, de temps en temps, avec le manque et des petites pertes d’énergie.

Combien de temps cela prend avant d’aller mieux ?

Oooh, il n’y a pas de règle ! Chacun va à son rythme. Il faudra parfois compter des semaines, des mois voire des années. Il arrive aussi, après que le temps ait fait son oeuvre et qu’on aille mieux, que la peine nous revienne en pleine figure de manière complètement inattendue. Comme une gifle ! Je me souviens très bien de ce jour, quelques années en arrière, d’une de mes meilleures amies, qui avait perdu sa maman depuis 10 ans (bien avant que je ne perde mon père) et qui s’était effondrée en larmes dans la métro en entendant un musicien jouer un air de musique que sa mère avait l’habitude de fredonner. Ça m’avait bouleversé. Elle qui souriait toujours tout le temps, qui faisait aller et que je voyais tellement forte… Sa peine, sa blessure, venait de se réveiller. Puis, on a pleuré un bon coup toutes les deux, on a séché nos larmes, je crois que j’ai dit une bêtise, et on a ri.

Parce que les moments présents, ceux que nous vivons en même temps que le deuil que nous traversons, impriment de nouveaux souvenirs dans nos esprits. On ne s’en rend pas compte tout de suite… Mais, ils s’impriment pour de bon. Ils laissent petit à petit la place à des images nouvelles, une continuité, des sentiments positifs, des envies, des projets… Des choses qui nous font avancer et qui nous permettent de mieux supporter l’absence du parent décédé (à défaut de parvenir à l’accepter).

Ah ! Il y a les croyances aussi ! On peut mieux surmonter son deuil selon ses convictions. Croire que l’on va retrouver son parent décédé, une fois notre vie terminée, va forcément beaucoup aider. Ça m’a beaucoup aidée. 😉

SaintMarie_Humeurdemoutard

Enfin, pendant le deuil, j’ai noté qu’il arrive qu’on se surprenne soi-même à rire de nouveau, à éprouver de la joie. Bien sûr, rien de mal à tout ça… Mais, parfois, on culpabilise. Il ne faut pas. Il me semble que c’est un peu comme l’instinct de survie, c’est naturel. Et même plutôt bon signe pour la suite. On commence à aller mieux. On va aller mieux ! 🙂

En résumé, voilà ce que j’ai souvent répété à mes ami(e)s qui m’ont interrogée sur le sujet. Voilà ce que j’ai pensé et ressenti lors de mon deuil et que j’ai conservé en mémoire jusqu’ici.

Si ça peut aider…

Si ça peut rassurer…

Je laisse, ici, mon témoignage pour tous ceux qui traversent une épreuve similaire avec un parent ou qui peinent à entrevoir des perspectives à nouveau joyeuses pour la suite.

Gardez espoir. Je vous comprends tellement. ❤

Je vous embrasse.

< « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. » Victor Hugo >

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