[LE COIN LECTURE] Récapitulatif de ma sélection de livres pour février

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Bonjour à toutes et tous ! Voici notre rendez-vous mensuel avec le récapitulatif des livres présentés, chaque semaine, sur mes réseaux sociaux. Si vous êtes intéressé(e), je vous encourage donc à me suivre sur Facebook, Instagram ou Twitter pour découvrir le « livre du vendredi » que j’ai choisi de mettre en avant, pour nos enfants.

Au mois de février, j’ai donc choisi de vous présenter quatre livres sur 1. la colère et le réconfort, 2. l’écoute, l’entraide et la compassion, 3. le courage, la reconnaissance et la solidarité, 4. la menace, la capacité de rebond et de persuasion.

Bonne découverte et bonne lecture à tous.

1- Titre : Bronto mégalo saure

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Ce livre c’est l’histoire d’Axel, un petit garçon qui n’aime pas ranger sa chambre. Mais alors pas du tout ! Au point que si ses parents lui demandent de ranger, il se transforme aussitôt en bronto-megalo-saure vert… hyper en colère. Un monstre géant, bruyant et dévastateur que rien ni personne ne parvient à calmer. À l’exception de cette recette magique dont sa mamie a le secret.

Textes : Davide Cali
Illustrations : Sébastien Mourrain
Editeur : Editions Sarbacane (France)
Nombre de pages : 32
Prix : 14,90 euros
À partir de : 3 ans

2- Titre : Les rhinos ne mangent pas de crêpes

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Ce livre raconte l’histoire d’une fillette nommée Mathilde que ses parents n’écoutent jamais. Aussi, quand un rhinocéros violet s’invite chez elle et commence à manger les crêpes de ses parents en cachette, Mathilde est aussitôt suspectée et ses explications sont rejetées. Déçue, Mathilde s’attachera néanmoins à ce drôle de visiteur qu’elle aura à coeur d’aider à retourner chez lui. Elle y parviendra finalement avec l’aide de ses parents. Des parents qu’elle devra à nouveau convaincre suite à l’apparition d’un nouveau visiteur tout aussi étrange…

Textes : Anna Kemp
Illustrations  : Sara Ogilvie
Editeur : Editions Little Urban (France)
Nombre de pages : 32
Prix : 10,50 euros
À partir de : 3 ans

3- Titre : L’enfant, la baleine et l’hiver

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Ce livre raconte l’histoire d’un petit garçon nommé Noé qui vit seul avec son papa et leurs six chats dans une maison au bord de la mer. Un matin d’hiver, son père part pêcher en bateau pour la dernière fois de la saison. Sauf qu’à la nuit tombée, Noé commence à s’inquiéter car il ne voit pas son père rentrer. Il décide donc d’aller seul le chercher et sera, fort heureusement, vite aidé par une ancienne amie. Une amie venue accompagnée de sa famille pour soutenir Noé dans ses recherches. Une amie heureuse de lui rendre la pareille suite à son propre sauvetage de l’été dernier.

Textes et illustrations  : Benji Davies
Editeur : Editions Milan (France)
Nombre de pages : 32
Prix : 11,90 euros
À partir de : 3 ans

4- Titre : Gruffalo

Gruffalo_Fevrier_Humeurdemoutard.

Ce livre est la drôle d’histoire d’une petite souris qui se promène dans les bois plein de dangers. Et pour cause, tous les animaux qu’elle croise veulent la manger. Mais voilà que la petite maline s’en sort à chaque fois à l’évocation d’un monstrueux ami, le Gruffalo, particulièrement friand des animaux qui la menacent. Puis, grosse surprise, elle croise le chemin du fameux Gruffalo qui voudrait la manger à son tour. Étonnée, mais pas dépourvue de ressources, elle trouvera vite une astuce pour le faire changer d’avis et sauver ainsi sa vie de petite souris dégourdie.

Textes : Julia Donaldson
Illustrations  : Axel Scheffler
Editeur : Editions Gallimard (France)
Nombre de pages : 28
Prix : 12,50 euros
À partir de : 3 ans

Ma sélection du mois de février est terminée. Et celle du mois de mars a déjà commencé sur mes réseaux sociaux. Si vous êtes curieux(se), rendez-vous sur Instagram !😉

Belle journée à tous !

Des baisers

Ecolier_Humeurdemoutard

J’adore mon cinquans, mais…

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… il me fatigue tellement ! Mais tellement !

Par exemple, tout prend du temps avec mon cinquans… TOUT !

Le matin déjà, rhaaa, le matin. Ça commence bien. On est sensé partir à l’école à 8h10. Mais, on ne part jamais avant 8h20…

7h50 – Le père : « Loulou, habille-toi ! »

7h55 – Le père : « Quoi, t’es encore en pyjama ? »

8h00 – Le père : « Allez, HABILLE-TOI ! »

8h05 – Le père : « MAIS BON SANG !! FAUT QUAND MÊME PAS QUATRE PLOMBES POUR METTRE UN SLIP !!! »

8h10 – La mère : « Vous êtes prêts, on y va ? »

8h11 – Le père : « Non, toujours pas ! On va partir sans lui, si ça continue comme ça ! T’as entendu chouchou ? Tu vas rester TOUT SEUL à la maison… !! »

< Rester à la maison => Lueur de satisfaction n°1 dans les yeux de l’enfant >

JAdoreMon5Ans_2_Humeurdemoutard

Chic !

Et voilà, très souvent, ça commence comme ça. Ensuite, vers 8h20, on fonce attraper le bus pour aller à l’école. Et dans le bus, voilà que le cinquans s’applique méthodiquement à ingérer le maximum de germes et de microbes qui traînent…

– La mère :

NAN !! Ne lèche pas la vitre !! Et la barre, NON PLUS !

Et pourtant, je vous jure qu’il a bien mangé son petit-déjeuner et qu’il est normalement rassasié.

Nous voici enfin arrivés à l’école. On court sur le trottoir pour arriver avant la fermeture du grand portail. On se fait un petit bisou et on se dit « à tout à l’heure pour le goûter ».

–   PAUSE COURSES-MÉNAGE-PAPIERS-BOULOT   –

L’heure du goûter est enfin arrivée. C’est la sortie des classes. Je récupère mon titi tout ébouriffé avec son pantalon troué. Chic ! Un trou par jour, BIM !

– La mère : « Et ben ! Ça va pas plaire à ton père, ça ! »

EXCUSE BIDON À CHOIX MULTIPLES du cinquans :

– Le fils : « Mais c’est pas ma faute, c’est… »

  1. le grand qui m’a poussé.
  2. le sol qui a glissé.
  3. l’escalier qui m’a fait tomber.
  4. le pantalon qui s’est suicidé.
  5. les extraterrestres qui l’ont mâchouillé ! (Bah oui, tant qu’à faire…)
JAdoreMon5Ans_1_Humeurdemoutard

Sacrés Trouyotors !

Bref, on se met en chemin pour rentrer et je demande alors au fiston comment s’est passée sa journée d’école.

– Le fils : …

– La mère : « Super programme, dis donc ! »

– Le fils : « Chui-o-ccu-pé-je-mange-mon-goû-ter. »

– La mère : « Rolala, si sa Majesté veut bien me pardonner… »

<Sa Majesté => Lueur de satisfaction n°2 dans les yeux de l’enfant. >

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Yeah !

Ensuite, on décompresse. On a alors deux options :

1- S’il fait beau, on passe par le parc où il joue un peu avec ses copains.
Parc qu’on devra ensuite quitter (la mort dans l’âme) pour rentrer APRÈS de multiples négociations avec un titi plus déterminé que jamais à rester enchaîné au toboggan (s’il le faut) tout en criant à qui veut l’entendre qu’on l’assassine !

2- S’il fait moche, on rentre à la maison où il joue dans sa chambre.
Chambre qu’il refusera ensuite de ranger à coups de cris, de larmes et même de menaces de rupture totale et définitive de lien parental…

– Le fils :

CHUI PLUS TON NENFANT !!!

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Le rangement c’est PAS maintenant

Chambre qui restera en bazar toute la soirée et même parfois après le coucher.

Et puis vient l’heure du bain…

– La mère :

Chériiii, viens voir !! Loulou a encore transformé la salle de bain en pisciiiine !!!

< Une piscine => Lueur de satisfaction n°3 dans les yeux de l’enfant. >

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Youpi !

…suivie ensuite du dîner.

19h30 – La mère : « Mange !… »

19h35 – La mère : « Mange !… »

19h40 – La mère : « Mange !… »

19h45 – La mère : « Mange !… »

19h50 – La mère : « Mange !… »

19h55 – Le fils : « J’ai plus faim. J’peux avoir un dessert ? »

Et là, on commence à voir la ligne d’arrivée se dessiner à l’horizon car vient le moment du fameux combo : dents, pipi et verre d’eau.

Une fois le « triple axel » péniblement exécuté, le cinquans va se coucher. Il nous réclame un dernier bisou, bien planqué sous ses draps, histoire de nous faire mariner un chouïa. Généralement, on s’en va une première fois pour ne pas lutter inutilement et perdre ainsi du temps. Le cinquans sort de dessous ses draps et larmoie…

– Le fils :

Ouiiin, Snif, Ouiiin !

Le père et moi y retournons blasés mais pas mécontents d’en finir une bonne fois pour toute avec le coucher ! On se fait un gros câlin, on se souhaite une bonne nuit. Et on se dit « à demain matin quand le petit-déjeuner sera servi ».

Enfin, on souffle, on se pose, on se détend.

On se dit alors qu’il est vraiment épuisant, mais…

qu’on l’ADORE notre cinquans.

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[DÉCOUVERTE] À La Maison Bleue, le kamishibai fait des heureux

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Il y a de cela quelques mois (le 2 décembre), j’ai été invitée par le groupe de crèches privées La Maison Bleue à venir découvrir un objet d’éveil très particulier utilisé par les auxiliaires de puériculture pour amuser les tout-petits et les sensibiliser à une forme d’art originale à la fois ludique et sensorielle. Un objet qui m’a beaucoup plu, en plus de la crèche dans laquelle je me suis rendue à Boulogne Billancourt, ainsi que tous les efforts déployés par l’enseigne pour faire évoluer le métier et améliorer les services dédiés au développement, à l’éveil et au bien-être des enfants. On regarde tout cela ensemble ? C’est parti !

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1- Le kamishibai ou « théâtre de papier », un outil d’éveil à la portée des tout-petits

Voilà un objet qui ne date pas d’hier. Et pourtant, je n’en avais jamais entendu parler auparavant. Le kamishibai est un petit théâtre de papier « portable » qui a vu le jour au Japon au tout début de la période dite « médiévale », au XIIe siècle. Durant cette période, les moines bouddhistes se servaient, en effet, des emaki (rouleaux de dessins) pour raconter des histoires aux contenus moralisateurs à un public peu instruit.  Mais ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle, que le kamishibai connaîtra un succès grandissant jusque dans les années 1950 où il deviendra très populaire avec 50 000 conteurs actifs à travers le Japon. Il déclinera et disparaîtra, finalement, dans les années 60 avec l’apparition de la télévision et des magazines hebdomadaires. Il s’est ensuite exporté à travers le monde proposant ainsi une forme de divertissement peu coûteuse, avec un dispositif léger, aux vertus tantôt ludiques, tantôt pédagogiques. (Dixit Wikipedia).

Le kamishibai pour enfants a lui aussi longtemps captivé l’attention des petits japonais dans les espaces publics ou les conteurs se produisaient. Voir ces planches en carton imagées défiler dans un petit théâtre en bois ou en carton, à deux ou trois portes, au rythme imposé par le conteur, son intonation, pour donner vie à l’histoire contée, était un plaisir partagés entre tous.

Un plaisir désormais partagé par les petits de la crèche que j’ai visitée. Et pour cause, cet objet animé offre beaucoup d’intérêt ! Grâce aux différentes planches qui défilent sous le regard attentif des enfants (plutôt à partir de 3 ans), on comprend que cela participe au développement de la pensée, de l’imaginaire, de la logique et du langage aussi. Les histoires sont courtes, les dessins sont simples et les petits sont très réceptifs. J’ai adoré.

2- Une crèche épanouissante à tout point de vue

En même temps, je n’ai pas beaucoup de points de comparaison puisque mon titi a été gardé par une assistante maternelle. Mais je dois dire que cette crèche-ci m’a bien emballée. C’est simple, je n’ai rien trouvé à redire tellement l’environnement, le personnel, la structure, et toutes les activités proposées aux petits m’ont enchantée.

Évidemment, on ne lésine ni sur l’hygiène, ni sur la sécurité. Tout est superbement agencé et entretenu. Il y a les espaces intérieurs, grands et bien séparés, et les espaces extérieurs tous aussi agréables et bien surveillés. Les petits ont tout à leur portée pour s’éveiller, travailler leur motricité et leur sensorialité. Il y a même une pièce d’eau, avec des jeux d’eau, bien propre et chauffée. Chaque temps est bien respecté afin de ne pas négliger la notion de repères qui rassurent. La place des parents dans certains ateliers ou événements est également plébiscitée de sorte que la relation entre tous (enfant, professionnel et parent) soit harmonieuse et créatrice de valeur ajoutée pour aider l’enfant à s’épanouir et progresser dans son développement.

3- La Maison Bleue, un groupe dynamique en plein essor

Alors pour ceux qui ne connaissent que de nom La Maison Bleue, je vais faire un tour rapide « du propriétaire » . Le projet a démarré en 2004 quand Sylvain Forestier (entrepreneur) et Antonia Ryckbosch (puéricultrice) ont décidé de créer ensemble une nouvelle génération de crèches, agréées CAF, en partenariat avec des collectivités et des entreprises. Un projet qui a séduit et rapidement pris l’importance qu’on lui connaît aujourd’hui avec, en moins de 10 ans, la création de :
– un centre de formation à Montrouge (92),
– une école d’Auxiliaire de Puériculture, à Élancourt (78), qui délivre des diplôme d’État,
– une première crèche à l’étranger (Genève),
– le réseau ma-creche.com qui réunit 700 crèches partenaires.

C’est ainsi qu’en 2016, La Maison Bleue compte 200 crèches en France avec plus de 3 000 professionnels qualifiés. Pas mal, n’est-ce-pas !

Alors, pourquoi le réseau connaît-il un succès aussi phénoménal, me diriez-vous ?

Il y a la dynamique du groupe bien sûr, mais il y a aussi et surtout des engagements forts, une volonté ferme de faire évoluer le métier dans l’intérêt de tous avec un projet éducatif uniforme dans toutes les crèches du réseau.

I- Les engagements de La Maison Bleue :

  • Donner toute la place à la Petite-Enfance dans notre société.
  • Développer l’autonomie de l’enfant, son bien-être et la notion de respect de chacun avec humanité.
  • Privilégier le cadre de vie et porter ainsi le projet éducatif avec efficacité.
  • Intégrer les parents dans la vie de la crèche.
  • Former les collaborateurs et leur proposer des carrières évolutives au sein des structures pour favoriser leur motivation et leur performance.
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    le livret d’accueil

    II- La volonté de faire évoluer le métier… :

    En proposant des activités pédagogiques innovantes autour du langage et de la communication, l’éveil des sens et de l’imagination, ou encore l’éveil artistique… en accord avec l’approche piklérienne et l’approche Montessori.
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Les innovations pédagogiques

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III- …avec un projet éducatif unique :

Qui se résume en 7 grands piliers…

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Bref, l’enjeu est de taille car il s’agit, ici, d’impliquer à la fois les équipes et les parents dans la manière de faire évoluer « la crèche ». Une crèche, ou plutôt une enseigne de crèches, qui sait évoluer avec son temps. Un groupe qui réfléchit aux innovations pédagogiques, détectées à partir des observations terrain, qui pourraient être déclinées dans toutes les structures pour la petite enfance de demain.

Encore merci à La Maison Bleue pour la découverte du kamishibai, la visite de sa crèche de Boulogne Billancourt, la présentation de son groupe et de son formidable projet d’entreprise.

Pour information, et si ça vous intéresse, sachez qu’il existe une très jolie histoire autour du kamishibai, sous forme de livre de poche à L’École des Loisirs, intitulée « Le bonhomme Kamishibai » de Allen Say. Je l’aime beaucoup et vous la recommande vivement.

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Le livre

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L’histoire…

J’espère que cette découverte et cette visite vous ont intéressé(e)s. Si vous souhaitez réagir ou témoigner sur ce billet, allez-y ! Vos messages sont les bienvenus dans la zone de commentaires.

Belle après-midi à tous !

Des baisers.

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[SORTIE] LES GRANDS VOISINS, un lieu de vie communautaire, solidaire et créatif… à part

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Mercredi dernier, mon mari et moi avons décidé d’emmener notre fils de cinq ans et son meilleur ami visiter le fameux lieu de vie LES GRANDS VOISINS à Paris 14e. LES GRANDS VOISINS… mais… késako ? Et bien que vous le croyez ou non, sachez que « cette ville dans la ville » a été aménagée sur le site de l’ancien hôpital Saint Vincent de Paul pour accueillir des associations et entreprises solidaires, favoriser la présence d’artisans et de créateurs, partager des outils et des espaces de travail, loger des personnes démunies, créer un espace vert public d’un genre nouveau, avec des activités pédagogiques, culturelles et sportives, ouvertes aux résidents, aux riverains et même aux touristes ! Et ils ont aussi leur site Internet (d’ailleurs, merci pour les explications #wink ) ! Venez, je vais tout vous expliquer.

1- Un site résolument tourné vers la solidarité et la créativité

Voilà les deux mots clés de cet espace de vie décalé et très contrasté… On y croise bien sûr des personnes démunies ou fragilisées, mais aussi des entrepreneurs et des artistes bienveillants rassemblés TOUS ici avec la même volonté ; celle de créer un lieu unique, en perpétuel mouvement, un monde dans un monde, fécond et accueillant.

Voici un lieu troublant. Presque déroutant. Surtout lorsque l’on sait que ce laboratoire urbain ne durera qu’un temps. La Ville de Paris a, en effet, prévu de créer 600 logements sur le site dont les travaux doivent commencer cette année. L’hôpital Saint Vincent de Paul ayant fermé fin 2011, ce projet d’occupation temporaire du site a alors muri lentement mais sûrement jusqu’en 2015 où il a vu le jour grâce au travail conjoint de l’association Aurore, de l’association Plateau urbain et de l’équipe Yes We Camp qui ont travaillé tous ensemble à l’aménagement des structures d’hébergement, les opportunités de rencontres entre les résidants et l’ouverture au Public.

Nous avons remonté quelques allées, traversé quelques porches, découvert quelques cours, visité la chapelle, observé de drôles de sculptures, admiré des cabanes, apprécié quelques oeuvres de type street art sur les murs des édifices, etc. Nous nous sommes laissés portés par l’ambiance et surprendre par l’audace de certaines créations.

2- Du point de vue des enfants

De l’étonnement et une adaptabilité toute naturelle. Voilà ce que j’ai noté chez les enfants. Tu as aimé l’endroit, chéri ? « Ouiiii, j’aime bien ça, alors je voudrais y aller une autre fois ! » m’a répondu le fiston chéri. Il voudrait revoir toutes les cabanes et la douche extérieure « qu’était trop drôle » et jouer au grand « Puissance 4 » avec son meilleur copain. Et puis, il y a cette petite porte secrète, au milieu d’un grand mur, qui débouche sûrement sur quelques secrets auxquels seuls les magiciens et les fées doivent avoir accès ! En fin de compte, on se croirait presque comme Alice au pays des merveilles… On ouvre de grands yeux sur tous les petits détails de chaque lieu. Et les enfants ont l’air intrigué mais surtout heureux.

3- De notre point de vue de parents

Mon mari a trouvé le concept super ! Il a été emballé par cette idée de « faire vivre » un lieu plutôt que de le laisser inoccupé et de favoriser la créativité et la solidarité vis-à-vis des plus démunis. Et je suis complètement d’accord avec lui. Nous avons passé un très bon après-midi et nous nous sommes promis d’y revenir sans la pluie pour nous tenir compagnie ! J’espère aussi, à mon prochain passage, pouvoir rentrer dans la jolie boutique « verte » de Mama Petula qui est était malheureusement fermée quand nous l’avons trouvée. Un magasin plein de superbes plantes vertes et de précieux conseils pour les entretenir m’a-t-on dit ! Un concept store duquel on du mal à partir mais pour mieux revenir.

4- Les infos pratiques

LES GRANDS VOISINS
Un lieu de vie communautaire solidaire et créatif ouvert au public.
Où ça : Sur le site de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul – 82, Avenue Denfert-Rochereau – 75014 Paris
Accès : Métro Denfert Rochereau à 6 min à pied (lignes 4 et 6) / Station Port Royal à 4 min à pied (RER B) / Arrêt Saint-Vincent-de-Paul juste devant l’hôpital (Bus 38 et N1) / Station Vélib la plus proche 14111 – 18 rue Cassani.
Site Internet pour consulter l’agenda et les activités à faire sur place :  www.lesgrandsvoisins.org

Bonne visite !

Des baisers.

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[SORTIE] HELLO MY GAME IS…, une expo « Invader » pepsy adaptée aux minis

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Samedi dernier, le père, le fils de cinq ans et moi avons été découvrir la fameuse exposition « HELLO MY GAME IS… » au Musée en Herbe à Paris 1er. Nous avions vu quelques photos circuler par ci, par là, sur le net et voulions, à notre tour, nous faire une idée précise du sujet. Nous voilà donc partis tous les trois, par un temps de pluie tout gris, tout froid, prendre notre bouffée de gaité, de couleurs et de bonne humeur. Nous voici revenus au temps des personnages et jeux vidéos constitués des ces gros pixels familiers qui ont bercé notre enfance. Une immersion joyeuse dans un univers autrefois tellement stimulant et aujourd’hui encore plus effervescent.

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1- Une expo interactive et ludique à hauteur d’enfant

Pour ceux qui ne connaissent pas bien encore le nouvel espace du Musée en Herbe, il faut savoir que la partie consacrée à l’exposition comporte quatre salles de taille moyenne. A noter également, qu’il est possible d’effectuer la visite en groupe avec un guide ou d’y aller en simples visiteurs, choix pour lequel nous avons opté.

Dès l’entrée de l’exposition, une hôtesse nous a remis une brochure ludique comportant toute une série de questions adaptées à l’âge du fiston. Superbe initiative de la part du musée qui fait ainsi appel à la capacité d’observation et de déduction des minis aidés de leur(s) parents accompagnant(s). #GoodPoint ! Le petit visiteur profite alors pleinement du parcours thématique proposé découvrant plus d’une centaine d’œuvres inédites de l’artiste « Invader ».

Invader… Mais si vous vous savez ! Ce pionnier du street art, diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, qui a construit sa renommée, depuis 20 ans maintenant, à travers toute une série de Space Invaders (réalisés en carrelage ou petit carreaux de mosaïques) collés sur les murs de grandes villes, ici et à l’étranger… ET même jusque dans l’espace ! #Dingue ! ( Merci Wikipedia 😉 ).

Au sein de l’expo, des bornes d’arcade en libre accès sont mises à la disposition des enfants et à leur hauteur s’il vous plaît ! Une grande carte du monde interactive, des tableaux en Rubik’s cubes, un mur de magnets et bien d’autres réjouissances sont autant d’occasions de se plonger dans l’univers d’Invader que de toucher du doigt un peu de cette esthétique originelle du jeu vidéo.

2- Du point de vue de mon cinquans

Attention, roulement de tambour……. « Très très très super génial et bien ! » m’a dit le cinquans. En même temps, à voir les photos, je pense que c’était évident. Il a répondu à toutes les questions de la brochure, SANS faute, et a ainsi gagné un tatoo de Space Invaders  que lui a gentiment remis une hôtesse du musée à la fin du parcours. #MinuteFierté ! Il a créé quelques figures bien inspirées sur le mur de magnets, il a dessiné le masque de son héros préféré, il a écouté attentivement son papa lui expliquer chacune des oeuvres exposées, il nous a beaucoup questionnés et s’est enthousiasmé de tout cet univers pixelisé particulièrement riche et coloré.

3- De notre point de vue de parents

Qui peut résister à une « madeleine de Proust » aussi joliment revisitée ? Pas nous. On a tout simplement adoré retomber en enfance et partager un peu de cette saveur d’antan avec notre cinquans. L’expo est très bien construite, intéressante, je dirai même captivante. Le parcours est bien rythmé avec les différentes oeuvres exposées et la possibilité pour les enfants d’explorer tous les potentiels du fameux gros pixel. Et puis bon… pour nous aussi les parents toujours aussi fans de ces petits carrés colorés qui ornent désormais les murs des grandes métropoles dans le monde entier.

4- Les infos pratiques

L’expo « HELLO MY GAME IS… » :
Une expo pour les grands et les petits à partir de 3 ans.
Durée : Compter entre 30 minutes et 1 heure selon l’âge des enfants et la capacité de concentration.
Où ça : 23, rue de L’Arbre-Sec 75001 Paris
Accès : Métro Louvre-Rivoli (ligne 1), Pont Neuf (ligne 7), Les Halles (ligne 4), Châtelet (lignes 1, 7, 11,14) / Bus : 21, 58, 67, 69, 70, 72, 74, 75, 76, 81, 95 / RER : Châtelet – Les Halles (lignes A, B et D).
Site Internet : www.lemuseeenherbe.com
Dates : Jusqu’au 3 septembre 2017 ! Ouverture du lundi au dimanche de 10h à 19h, vacances et jours fériés, nocturne le jeudi jusque 21h. Fermé le 28 mars 2017.
Résas : Billetterie en ligne ici. Sinon par mail ici ou par tél. au 01 40 67 97 66.
Tarifs du musée : entrée 6 euros, tarif réduit 5 euros.

Les ateliers : 

* Pour les 2 ans et demi – 4 ans et demi : BABY-ATELIER À 4 MAINS à 11H.
un moment privilégié parents-enfants de création autour de l’exposition en cours : peinture, modelage, collage…
Tarif atelier : 9 € par personne (soit 18 € pour un enfant et un adulte)
Tarif atelier + visite : 14 € pour l’enfant (soit 23 € pour un enfant et un adulte).

* À partir de 5 ans : MAXI ATELIER (1 heure) À 15H30 ET 17H :
L’enfant réalise plusieurs créations en lien avec les œuvres présentées dans l’exposition.
Tarif : 10 € l’atelier seul,
Tarif atelier + visite : 16 €  (la présence d’un adulte est nécessaire lors de la visite // 6 € par adulte).

Le bonus : Le livre de 40 pages HELLO MY GAME IS… Joue avec Invader, aux éditions CASTERMAN, est en vente au Musée en Herbe et à la librairie du musée. Prix : 11,95 euros.

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Copyright Le Musée en Herbe

Belle visite à tous !

Des baisers.

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Copyright Le Musée en Herbe

[DIY] Les baby cards

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Bientôt le printemps ! Vivement… En attendant les beaux jours, j’ai vu un peu partout sur le net déferler plein de photos de nouveaux nés ! Mais c’est qu’elles ont bien bossé nos cigognes ce début d’année, vous savez ! Alors pour fêter l’arrivée de tous ces jolis bébés, j’ai créé 12 « baby cards »  pour immortaliser, en photos, toute la première année de vos bambins. Elles sont téléchargeables gratuitement depuis le lien indiqué dans ce billet et prêtes à photographier. 

Voici LES BABY CARDS :

Nota Bene : Je rappelle au passage que toutes mes créations sont soumises à des droits. Elles ne peuvent donc être copiées ou commercialisées sans accord préalable.

Pour obtenir ces baby cards, il vous faut :

1- une imprimante couleur,
2- des feuilles blanches en 210g,
3- un cutter + une règle + des ciseaux (pour découper les coins arrondis).

La méthode :

Téléchargez les modèles de carte plus bas. Imprimez, découpez et photographiez.

babycards_3_humeurdemoutardbabycards_1_humeurdemoutardbabycards_6_humeurdemoutardbabycards_5_humeurdemoutardbabycards_4_humeurdemoutardbabycards_2_humeurdemoutard

>>  Télécharger ici les Baby Cards en petit format  <<

>>  Télécharger ici les Baby Cards en grand format  <<

Et voilà, c’est fini !

Belle fin de journée à toutes et tous.

Des baisers.

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Retrouvez tous nos DIY dans la rubrique Les bidouilles à bibi

[DÉVELOPPEMENT PERSONNEL] Comment j’ai réglé leurs comptes à mes carences affectives

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Mardi soir, France 5 a diffusé un reportage très intéressant sur « les mamans toxiques » . Je dis « très intéressant » car les témoignages apportés, et les avis de psy délivrés sur les différents cas présentés, n’ont fait que renforcer mes convictions sur la question des maltraitances éducatives et carences affectives.

L’origine du problème se situe quasiment toujours au niveau des propres souffrances et carences du parent « maltraitant » . Il a souffert, il s’est structuré avec de mauvais repères, et a reproduit un modèle d’éducation bancal soit complètement calqué sur son propre vécu ou en opposition totale – ce qui n’est pas forcément mieux d’ailleurs (exemple : donner une éducation trop permissive après avoir été éduqué de manière trop restrictive).

Après, il y a aussi, bien sûr, des parents maltraitants qui n’ont pas forcément été maltraités mais qui deviennent quand même maltraitants parce qu’ils ont subi un choc (exemple : le cas de ceux qui développent « le syndrome de Münchausen par procuration » suite au décès d’un proche après une longue maladie) ou parce qu’ils ont un problème inavouable du type complexe, manque de confiance en soi, fainéantise, immaturité, égoïsme, jalousie…

Mais pour en revenir à nos moutons, c’est ainsi que les souffrances vécues génèrent à leurs tours d’autres souffrances qui viendront elle-mêmes créer de nouvelles souffrances… et ainsi de suite, au fil des générations.

Dans ce billet, je n’ai pas choisi de vous parler « des casseroles de ma famille » (pas encore… mais ça viendra). Je ne vais pas non plus vous parler de mes deux thérapies et de ce que j’en ai compris. Ceci a déjà été abordé ici. Non, je vais plutôt vous donner les recettes de ma « résurrection » personnelle après mon difficile mais ô combien salutaire constat d’échec.

Tout a démarré un an après le décès de mon père. J’avais 31 ans et je venais de me faire plaquer à la suite d’une relation de 3 ans très compliquée. J’ai entamé ma première thérapie à ce moment là, encouragée par un ami qui effectuait lui-même une reconversion professionnelle pour devenir psy. Pour vous résumer la situation, je pensais alors 47 kg, je tenais à peine sur mes jambes, j’étais en détresse totale et je n’avais aucun projet personnel d’avenir… mon sentiment d’illégitimité dans ce monde venait de me rattraper de plein fouet.

Pourquoi me sentais-je illégitime ? Parce que, comme beaucoup d’enfants du divorce, j’avais l’impression d’être de trop (exemple : j’avais l’impression d’être le paquet qu’il fallait prendre en charge pour les vacances). Puis comme mon père avait quitté ma mère, il m’avait aussi un peu quittée, en quelque sorte (Abandonnite aigüe bonjour !). Bref, j’étais une enfant en recherche d’affection, une adolescente un peu trop écorchée vive parfois, mais surtout une gentille fifille un peu trop généreuse qui voulait se faire aimer pour se sentir exister.

Et VLAN ! J’ai eu 31 ans et je me suis effondrée de l’intérieur. Toutes mes stratégies pour combler mes carences affectives et me sentir acceptée venaient lamentablement de se ramasser. J’avais échoué. Mais, heureusement, Zorro est arrivé ! Enfin… j’ai trouvé un très bon psy qui m’a permis de toucher du doigt ce qui n’allait pas bien dans mes fondations. Un super psy qui m’a insufflé l’énergie nécessaire pour trouver mes nouveaux repères et me reconstruire.

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Trouver ses nouveaux repères…

Quelles ont été mes recettes ? Je vais vous les donner en insistant cependant sur le fait que ce sont des recettes qui ont été salutaires pour MON cas. Chaque cas est différent, et chaque personne, qui doit se reconstruire, n’aura pas forcément besoin des mêmes recettes.

Pour ma part, voici ce qui m’a sauvé :

  • J’ai dû lâcher prise sur certaines attentes
    • accepter l’idée que je ne pouvais pas « réparer » mon passé dans mon présent.
    • accepter l’idée que je ne pouvais pas plaire à tout le monde et que ce n’était pas grave du tout !
    •  accepter l’idée de décevoir en disant NON, JE N’AI PAS ENVIE, JE NE SUIS PAS D’ACCORD.
  • J’ai dû modifier certains de mes comportements
    • apprendre à devenir plus égoïste (je donnais trop pour acheter l’affection).
    • apprendre à être bien toute seule (plutôt que mal accompagnée).
    • apprendre à m’affirmer davantage (parce que ma parole compte).
    • apprendre à me mettre en premier (parce que JE compte).
  • J’ai dû poser des limites à certains de mes proches
    • concernant mon père décédé, je lui ai dit à haute voix dans un lieu de recueillement (mais on peut aussi écrire une lettre à son parent décédé et la brûler ensuite dans un feu de joie) tout ce que je lui reprochais et tout ce que j’aurais aimé partager avec lui qui m’a tellement manqué.
  • J’ai enfin dû expérimenter de nouvelles façons de faire ou dire les choses pour me positionner et savoir enfin ce qui me convenait et me donnait la force de rester droite sur mes deux jambes, apaisée et confiante.

Cela n’a pas toujours été facile à faire… Mais j’ai conservé mon cap et cela a fonctionné.

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I believe I can fly…

Beaucoup de colères en moi se sont envolées. Beaucoup de manques à combler ont cessé d’être mes priorités. J’ai appris à me défendre et me protéger seule des souffrances/maltraitances des autres. J’ai appris à trouver cela normal et à ne plus culpabiliser par crainte de décevoir et d’être ensuite rejetée.

J’ai appris à dire les choses (parfois de façon un peu trop radicale je l’admets) mais toujours de manière efficace et avec la conviction d’avoir dis la vérité et quelque chose de juste ou de justifié !

Un tri naturel s’est opéré parmi les personnes que je fréquentais. Seuls mes véritables ami(e)s de coeur sont resté(e)s et ceux/celles qui n’étaient là que par intérêt sont parti(e)s. Et puis, j’ai fermé la porte à quelques autres aussi parce que trop différent(e)s de moi et enfermé(e)s dans un mode relationnel qui ne me correspond pas.

J’ai fait des projets. J’en ai réalisés quelques uns. J’ai rencontré mon mari et nous avons créé une famille.

ET j’ai appris à m’occuper de MOI et moins des autres.

A ce titre d’ailleurs, je me rappelle avoir rencontré, il y a quelques années, une jeune femme qui se « vantait » de ne pas avoir le temps de consulter un psy pour elle parce qu’elle devait s’occuper de son jeune frère (adulte quand même) qui avait des problèmes. Je lui avais alors répondu quelque chose d’assez peu compatissant, mais que j’estimais JUSTE, qui lui avait fait l’effet d’une gifle (oups !). Quelque chose qui lui avait permis de prendre du recul et de se focaliser sur sa propre vie, ses propres difficultés. Je lui avais dit qu’il était plus facile de s’occuper des problèmes des autres que de régler les nôtres :

– d’abord parce que s’occuper de l’autre était bien souvent utilisé comme un alibi pour ne pas s’occuper de soi.

– Ensuite, qu’en faisant cela, on dédaignait inconsciemment la capacité de l’autre à s’en sortir seul.

– Enfin, qu’on empêchait l’autre de découvrir et déployer ses propres ressources pour résoudre ses problèmes et s’en sortir « grandi ».

Et bien croyez moi ou pas, depuis, pas mal de choses se sont débloquées dans sa vie. Elle est devenue maman après de longues années de relations mouvementées mais désormais apaisées avec son compagnon (Gniiii !) #HappyBeginning.

🙂

Voilà comment j’ai réglé leurs comptes à mes carences affectives. Voilà comment j’ai réussi à prendre mes distances vis-à-vis d’un proche particulièrement tourmenté et malheureusement maltraitant :

  • D’une part, parce que je ne suis pas responsable de ses tourments et ses souffrances,
  • ensuite parce que rien ne justifie le fait que mon enfant ou moi servions de défouloir,
  • et enfin parce que « rester » reviendrais à cautionner et donc encourager ses comportements déplacés.

J’ai terminé.

Voilà mes recettes, si ça peut vous aider…

Et si vous aussi, vous vous êtes reconstruit(e)s, dîtes-moi tout ! Allez-y. On échange ensemble. On s’entraide aussi.

A vos claviers.

Des baisers.

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[SORTIE] S.O.S Super Maman, le one-maman-show qui déménage !

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Mercredi dernier, mon cinquans, le papa et moi avons été invités par Amélie, alias « RIM », aka « Super Maman », à venir voir son spectacle dans la salle du « Sentier des Halles » à Paris 2ème. Autant vous dire que cette maman là, elle rigole pas. En plus d’avoir mis en scène son propre spectacle elle joue son rôle de manière phénoménale ! Voilà une artiste à part que la curiosité nous a poussés à aller voir. Vous voulez sûrement tout savoir ? Je vous dis tout sans tarder. Show devant !

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1- Un one-maman-show haut en couleurs… et en musiques !

« S.O.S  Super Maman » c’est le service-après-vente téléphonique d’une maman peu ordinaire qui se propose d’aider les parents en panique au moyen d’une chanson, d’une histoire ou d’un bisou ! Et autant vous dire que ça carbure dans le cerveau de cette Super Maman en collant doré et cape de super-héros. Car cette dernière n’est jamais à court d’inspiration pour inventer une mélodie à l’aider de sons d’enfants ou de bruitages de jouets, improviser les paroles d’une chanson à l’aide de prénoms, effectuer des rimes avec des mots d’enfants truculents ou livrer un bon conseil tout en s’adonnant à une incroyable démonstration de beatbox ! Et puis, elle bouge, elle danse… Ah ça oui, ça balance ! Sans compter les mimiques scéniques, les grimaces, les interactions avec le public qui ajoutent aux répliques un effet emphatique ! (Vous avez vu, je viens de faire une belle « RIM » ! #JokeDeSuperMaman). Bref, il y a de l’énergie dans ce spectacle et des clins d’oeil cinématographiques fantastiques… #DoubleRIM ! #BIM !

2- Du point de vue de mon cinquans

Verdict…..  « C’était très génial ! ». Tu m’étonnes John ! Il a ouvert de grands yeux tantôt étonnés et tantôt amusés. Il a dansé, ri, crié à l’unisson avec le public. Il a beaucoup participé au même titre que tous les enfants présents… et même les parents ! Car tout le monde chante là-dedans. Il a même fallu attendre, à la fin du spectacle, pour récupérer LE poster… C’est vous dire à quel point, le cinquans a été emballé. En même temps, c’est pas tous les jours qu’on peut chanter librement des chansons pleine de poéZIZI, qui rendent haPIPI ! Et oui !

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Que la RIM soit avec vous !

3- De notre point de vue de parents

Alors forcément, comme il y avait peu de pères dans la salle, RIM les a très vite remarqués. Celui de mon titi en particulier a été particulièrement « choyé »… Ce qui l’a beaucoup amusé. Et puis, il a pas mal rigolé ! Donc, vous l’aurez compris, il a été conquis.

Quant à moi, j’ai passé un super moment ! Et j’ai été surtout très impressionnée par le travail d’écriture de RIM (les chants et les répliques), sa générosité énergique et ses multiples talents… scéniques ! #TripleRIM #reBIM !

4- Les infos pratiques

« S.O.S Super Maman – Le One maman show »
Un spectacle qui s’adresse selon moi à des enfants âgés de 4 ans à 8 ans.
Durée : 65 min.
Où ça : Sentier des Halles – 50 rue d’Aboukir – 75002 PARIS
Accès : Arrêt Sentier (métro ligne 3, bus ligne 39)
Site Internet : www.lesentierdeshalles.fr

Dates : les mercredis à 14h30 jusqu’au 26 avril 2017.
Résas : Par tél. 01 42 61 89 95
Tarifs : 8 euros pour les adultes et 12 euros pour les enfants sur BilletRéduc.

Bonus : À la fin du spectacle, vous pourrez acheter le livre CD « Chansons super chouettes » co-écrit par RIM et Petit Nico, puis illustré par Gwé, qui recense 12 chansons pour accompagner tous les grands moments de la journée d’un enfant (le changement de couche, la sieste, l’heure du bain ou encore le repas). Il est aussi vendu à la Fnac !

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Bonne sortie… (psiiit, demain c’est mercredi !)

Des baisers.

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Le ridicule.

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Un jour de semaine, pendant les vacances d’Hiver, nous avons pris le bus, en famille, afin d’aller voir un spectacle dans Paris. Comme nous n’avions pas pris le temps de déjeuner avant de partir, nous avions acheté des sandwiches afin de les manger tranquillement dans le bus le temps du trajet.

Nous avions alors choisi de nous installer dans le fond, afin de ne gêner personne, avec une vue d’ensemble sur toute l’allée centrale ainsi que tous les passagers.

Soudain, après quelques minutes de trajet, voilà notre chauffeur qui marque un arrêt prolongé à une station le temps de terminer son service et de laisser la place à son collègue qui vient d’arriver. Jusque là, pas de problème. Normal, me diriez vous ! Et bien non, pas pour tout le monde. Car un monsieur d’âge mûr, assis juste devant nous, crie, tout à coup, à l’encontre du chauffeur qui vient de s’installer de se dépêcher « parce qu’il n’y a pas que lui qui travaille dans cette ville » !

– AMBIANCE ! –

Aussitôt, je jette un regard blasé à mon mari qui en profite pour se pencher vers notre mini de 5 ans et lui expliquer à l’oreille que le monsieur est un peu énervé.

Le bus reprend alors docilement sa course pendant que nous finissons de manger nos sandwiches jusqu’à ce nouveau rebondissement qui nous a bien fait rigoler. Car le dit monsieur « peu commode » a pris son air le plus exaspéré qui soit, s’est levé d’un bond, puis est parti s’asseoir quelques rangées plus loin à l’avant !

Est-ce à cause du bruit du papier froissé de nos sandwiches ? Est-ce à cause de la vitesse particulièrement modérée du chauffeur à diriger le bus dans les rues de notre belle cité ? Est-ce à cause d’un petit vent nauséabond malencontreusement lâché par son voisin de siège ? Aucune idée.

Il n’empêche que le comportement de cet individu n’a pas échappé à l’oeil aiguisé de notre titi qui a tout de suite reconnu le problème et clamé très distinctement :

Il fait son bébé Cadum lui !

< Voilà, c’est tout à fait ça mon chéri ! >

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[EDUCATION] Rompre avec les souffrances familiales

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Sujet hyper douloureux et souvent tabou que les maltraitantes éducatives… Et pourtant, il faut en parler, il faut faire face et surtout ne pas les laisser s’installer.

Dans ma famille, comme dans beaucoup de familles, il y a eu de la souffrance, de la maltraitance. Je vous en parlerai un jour en détails (pour faire un cas d’école), mais pas tout de suite, par respect pour certains de mes aïeux encore en vie que je voudrais préserver ici.

Cependant, cela fait quelques temps, que je suis en colère… Une colère sourde et silencieuse qui bout et qui menace d’exploser tellement j’en ai assez de voir des personnes de ma famille se juger, se critiquer, se blesser les uns les autres pour des considérations absurdes !

Je vous explique vite fait et, un jour, je vous promets de tout vous raconter dans les moindres détails. Pourquoi ? Parce que je n’ai absolument pas peur de dire la vérité et que je crois dur comme fer dans l’importance d’assumer ses responsabilités. D’une part car cela remet les choses à leur place et d’autre part car cela permet d’avancer.

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Au bout du tunnel, retrouver la lumière.

Comme je vous l’ai déjà dit précédemment, j’ai perdu mon père il y a 10 ans. Mon père que j’adorais et dont l’opinion SEULE m’importait. Aujourd’hui, et depuis 10 ans maintenant, je n’ai plus jamais craint de m’exprimer, de prendre position ou de faire des choix en ayant peur de décevoir ou d’être jugée. Plus du tout. En revanche, je me suis attachée à développer une attitude irréprochable (ou presque, lol !) pour être en accord avec mes principes, mes valeurs, et l’idée que je me fais d’une personne bienveillante et positive.

Aussi, quand je vois ou j’entends des « histoires » au sein de ma famille, quand j’apprends qu’untel se plaint ou porte des jugements avec une vision très étriquée de la réalité et surtout très personnelle, j’ai juste envie de ri-go-ler.

Chacun voit midi à sa porte et les souffrances de l’un sont totalement sous-estimées. Mais bon sang ! C’est pas bientôt fini, oui ! Ça vous dérange pas de perpétuer les maltraitances du passé ? Cette chaîne infernale de malveillances éducatives et carences affectives, propres à notre famille, n’a-t-elle pas trop duré ?

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Du haut de sa fenêtre, on ne voit qu’une partie du monde.

Personnellement, j’ai fait le choix tout à fait NORMAL de prendre mes distances avec un membre de ma famille particulièrement tourmenté (de son propre aveu !). Pourquoi normal ? Parce qu’on n’est pas obligé de subir l’aigreur, la haine, la méchanceté. Non. Absolument pas. On ne devrait même pas les tolérer. C’est odieux, inacceptable, moche. C’est une HORREUR ! Tout simplement. Et encore plus quand elle sont dirigées vers un enfant. En l’occurrence, mon petit garçon qui avait 4 ans au moment des faits. Peu importe si la personne a souffert, cela n’excuse en rien ses agissements honteux. Tout le monde a des épreuves dans la vie. Tout le monde. Et ceux qui n’en ont pas encore subies, accrochez-vous parce que votre lot ne saurait tarder. Arrêtons plutôt de nous cacher derrière nos difficultés pour justifier notre tyrannie, nos jugements faciles et déplacés, toutes ces formes de maltraitantes éducatives que tant de familles ne cessent de se transmettre au fil des générations, au fil des années.

J’ai moi-même éprouvé beaucoup de souffrances qui m’ont laissé quelques séquelles désagréables… Est ce que je passe mon temps à me lamenter ? Non. Est-ce que je me défoule pour autant sur mes pairs ? Non. Est ce que cela me donne le droit d’exiger quoi que ce soit des autres ? Non plus. Parce que les autres ne sont pas responsables de mes problèmes. Et puis quoi encore ! Personne n’est le nombril du monde. Chacun fait comme il peut face aux difficultés de la vie avec ses moyens et sa personnalité. Alors de grâce, arrêtons de nous blesser, sachons nous parler ET nous écouter sans tomber dans le règlement de compte.

Voilà ce que je pense de ces comportements. Voilà ce que je n’ai pas peur de dire. Et si j’ose ici m’exprimer, c’est parce qu’ils m’éclaboussent par ricochet. Donc, JE suis concernée. En revanche, comme je l’ai dit, je suis toujours partante pour une explication SAINE et FRANCHE. Je suis disponible. Et si on me sollicite, je dirai toujours la VÉRITÉ.

Ceci étant dit, je vais vous laisser. Je sais que vous ne m’en voudrez pas pour ce billet très personnel et direct car je devine que beaucoup d’entre vous, mes lecteurs, êtes aussi concernés. C’est pour cette raison, qu’un jour, je vous promets de vous parler de ma famille, de nos carences éducatives, des dégâts vécus et observés ainsi que de cette absolue nécessité de « casser » la boucle infernale des maltraitances familiales. Nous pourrons alors peut-être espérer préserver notre avenir, sauver nos enfants et construire ainsi ensemble un monde meilleur. 

CQFD !

Belle journée à tous,

Des baisers.

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