La mère qui rame…

Un jour de semaine, je demande à mon loulou, bientôt 3 ans, d’aller dans sa chambre pour aller faire la sieste. Le fils refuse de façon catégorique.

Aussi, je tente une négociation qui a déjà fait ses preuves. J’autorise le mini à jouer encore un peu avec ses jouets à condition qu’il aille se coucher d’ici 10 minutes. Le fils acquiesce aussitôt promettant d’aller au lit dans un délai qu’il aurait lui-même choisi…

– Le fils avec conviction :

Miminutes !

< Mais bien sûr… >

RienCompris_Humeurdemoutard

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Il y a de l’amour dans l’air… ou dans la pierre !

Un samedi soir, après avoir passé une bonne partie de la journée à Kidexpo, nous rentrons à la maison fourbus mais avec un loulou, bientôt 3 ans, plus ravi que jamais. Un mini tellement aux anges, qu’il vient me trouver dans le séjour pour m’adresser la déclaration qui fera ma journée…

– Le fils plus heureux que jamais : « Je T’aime maman ! »

– La mère touchée : « Ah oui ! Et tu m’aimes comment chéri ? »

– Le fils après mûre réflexion : « Un caillou ! »

Autrement dit, il m’aime dur comme la pierre !

< Heeen ouaaais ! 😉 >

CoeurLourd_Humeurdemoutard

[PARENTALITÉ] 3 ans en arrière, du côté du père…

Bientôt une 3ème bougie pour notre mini. Et oui, 3 ans. Le père et moi revivons les souvenirs de chacune de ses dates d’anniversaire comme si c’était hier… Hier soir d’ailleurs, quand le père m’a narré sa rencontre et ses premiers ressentis avec notre loulou chéri, la nuit où il est né, à la maternité.

Il y a eu ce premier moment où la sage-femme a posé notre fils sur ma poitrine après le marathon de la poussée. Cet instant précieux où le père et moi nous sommes regardés hébétés, ne sachant ni quoi dire, ni comment réagir. Ces quelques secondes où nous avons cherché des réponses dans le regard de l’autre sans les trouver, guettant le son des trompettes, la pluie de confettis.

Puis, balayant du regard alentour, nous avons été surpris de lire l’attente dans les yeux de la sage-femme et de l’infirmière… l’impatience d’obtenir enfin leur récompense : nos effusions de joie, nos larmes de bonheur. Nous avons alors souhaité la bienvenue au nouveau-né, l’avons embrassé et avons cajolé ce petit être qui nous était alors totalement étranger en feignant d’être ravis… ce qui n’a bien évidemment convaincu personne [VLAN, raté] ! Autant vous dire qu’en réalité, nous étions secoués et même un peu paumés. Alors, c’est comme ça d’accoucher !

Ensuite, le père est parti accompagner l’infirmière en charge des premiers examens du loulou. Dans la salle de soins, il lui a été proposé de tenir son fils pendant quelques minutes avant de venir me rejoindre. Et c’est là, que le grand moment de solitude s’est installé.

Heureusement, il y avait un second père à qui l’on avait confié également son nouveau-né. Les deux hommes se sont toisés, pas mal crispés, embarrassés de tenir leurs petits bouts de vie, si dociles, si fragiles. « C’est votre premier ? » – « Oui. Et vous ? » – « Pour moi aussi. » Ouf sauvé ! Un copain de chambrée.

Une aide-soignante a proposé au père de goutter quelques grains de raisins qu’elle était en train de partager avec ses collègues. Le père a poliment refusé ne souhaitant pas bouger pour ne pas indisposer le mini [Nan mais, me parle pas toi, je suis HYPER concentré !!!]. En réalité, de son propre aveu, il faisait de l’huile… Il était égaré voire même terrassé sous le poids de 3,2 kg de responsabilités. Que dalle, me diriez-vous ! Dans la paternité, 3,2 kg de vie, ça pèse plus lourd que n’importe quel poids impossible à soulever.

Enfin, la sage-femme a repris notre fils des bras du père, pour le déposer dans son berceau à roulettes. Puis, elle lui a demandé de pousser le berceau jusqu’à ma chambrette [Cool, chouette ! Le père sait faire]. Il a redressé le torse, levé la tête et poussé le berceau à roulettes fièrement dans les couloirs de la maternité jusqu’à bon port. Très heureux et l’air satisfait du gars qui a réalisé un exploit [il a quand même conduit LE berceau jusqu’à ma chambre !], il est rentré chez nous boucler sa nuit, exténué et le sens du devoir accompli… enfin… jusqu’au lendemain ! Puis, pendant les vingt prochaines années à venir [PURÉE, 20 ANS !].

Donc, 3 ans déjà.
3 ans de bonheur, de pleurs, de rire, de tracas, de découvertes, de doutes et… d’AMOUR.

A toi, notre fripouille ! Notre mini pour la vie.

Ta maman… et ton papa qui t’aime tant.

DivinEnfant_Humeurdemoutard

Comment bien dresser un papa !

Première sortie à la piscine de l’hôtel. Le loulou de 2 ans et demi s’en donne à coeur joie. Avec sa bouée et ses brassards, il rigole, il éclabousse son papa, il agite ses petites jambes sous l’eau, il s’aggripe à moi… Il profite pleinement.

Nous constatons alors qu’il est bientôt l’heure d’aller dîner et terminons de nous sécher. Mais le fiston qui en a décidé autrement attrape l’une de ses chaussures et la jette dans la piscine obligeant son père à y retourner pour la rapporter.

– Le fils hyper satisfait de l’effort fourni par son père :

Bravo papa !!!

Et il l’applaudit fort sous les regards amusés des clients de l’hôtel encore présents.

< Bizarre car le père n’a pas l’air aussi enthousiaste… >

Bouee_Humeurdemoutard

Question pour un champion !

Un dimanche en fin de journée, le père et moi emmenons le loulou de 2 ans et demi faire du vélo au parc. Après avoir bien profité nous décidons de rentrer et voilà que la pluie se met à tomber. Nous hâtons le pas pour éviter les gouttes mais nous arrivons dans le hall de notre immeuble quand même bien trempés.

Une fois dans l’appartement, le fiston court à la fenêtre regarder la pluie tomber sans doute déstabilisé d’avoir été mouillé… (?). La soirée se termine, nous allons nous coucher.

Le lendemain au réveil, la pluie a cessé. Le loulou se précipite dans notre chambre affolé…

– Le fils très inquiet :

Lé où pui ? Lé où ??

(NDLR : « Elle est où la pluie ? Elle est où ?? »)

< Vite un café ! Et dire que la journée ne fait que commencer… >

PasReveille_Humeurdemoutard

Petit lexique des expressions du loulou

Voilà, nous sommes rendus à presque 1 mois de la première rentrée scolaire du loulou de 2 ans et demi. Aussi, je travaille un peu plus chaque jour avec lui sur le développement du langage. Pour sûr, il comprend tout ce qu’on lui dit. Mais la réciproque n’est pas encore au rendez-vous.

Du coup, dès que le père ou moi comprenons un mot, nous le partageons vite entre nous afin d’être à même de savoir quoi répondre lorsque le fiston le prononcera à nouveau. Nous nous délectons de ces petits progrès et nous amusons aussi beaucoup des petits défauts de prononciation qui donnent à peu près ceci :

En langage parent :           En langage deuzans :

Mais dis donc !                   Médidon

Je ne sais pas                    Tépa

Pas d’accord                      Padada

Au revoir                           Avoi

Un Lion                             Un yon

Attends                              Atta

Un câlin                            Un cayin

Et maintenant, imaginez qu’on ait la phrase suivante : « Médidon ! Padada un cayin à un yon ».

C’est qu’il faut rester concentré toute la journée pour décoder le langage du deuzans ! Voyez le travail !?

< Allez, « avoi » y a fiston qui « atta » un « cayin » >

ABC_Humeurdemoutard

Mon petit chapardeur…

Tous les soirs, le père et moi préparons le dîner tranquillement dans la cuisine. Pendant ce temps là, le loulou de 2 ans et demi essaie de tromper sa faim en jouant dans sa chambre… Sauf que l’impatience est parfois plus forte que la raison.

Le fiston opère alors une incursion dans la cuisine en mode « salut les gars, ça va chez vous ». Et mine de rien, il attrape la baguette, arrache un bout de pain et l’engloutit à toute vitesse afin que nous ne puissions pas l’en empêcher.

Il nous regarde ensuite très satisfait, les joues pleines et l’air victorieux. Il savoure son petit effet, il est heureux.

< Finalement, le bonheur tient à peu de choses… 🙂 >

[ Petite musique de circonstance, cliquez ici ]

VoleurDePain_Humeurdemoutard