La dernière heure du troizans.

Un soir de semaine en rentrant du parc, le père demande à notre troizans de se déchausser. Le fiston conteste, râlouille, traîne un peu jusqu’à ce que son père hausse le ton. Le mini finit donc par céder et commence à retirer une chaussure à l’aide de son autre pied. La manoeuvre semble dès lors vouée à l’échec, mais le troizans s’obstine.

Puis, l’opération commence à durer… durer… Le fiston ne parvient pas à surmonter la difficulté. Il s’énerve et commence à chouiner…

– Le fils :

Mééé, ze vé mouriiiiiiiir !!!

< Tragique destin du troizans qui ne parvenait pas à retirer ses chaussures. >

EnfantComedien_Humeurdemoutard

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Le lapin dans les phares !

Un jour de semaine je vais chercher mon mini de 3 ans à la maternelle. Une fois sorti de sa classe, ce dernier me demande d’attendre sa meilleure « topine » afin de faire le trajet de retour à la maison ensemble.

Quand la louloute sort enfin de la classe, avec les yeux rouges, sa maman lui demande aussitôt si elle a pleuré et si quelqu’un dans la classe ne l’aurait pas embêtée. La petite conteste en essayant de détourner le regard du fiston. Je devine alors que le petit gredin a sa part de responsabilité dans l’affaire…

– La mère au fils : « Dis donc chéri, tu n’aurais pas bousculé un peu ta copine par hasard ? »

– La fillette pour couvrir le fiston : « Non c’est pas lui ! »

– La mère perplexe à la louloute : « C’est vrai ça ? Tu es bien sûre ? »

– La fillette déterminée : « Oui, il a même demandé pardon. »

< GRI-LLÉ ! >

LapinDansLesPhares_Humeurdemoutard

Sommes-nous damnés ?

Dimanche de courses de Noël à J-18. Le père est parti tôt, ce matin là, pour aller, soit disant, recompter les bons points du fiston de 3 ans avec le Père Noël. Il nous manque la fameuse « Cars 4×4 Martin » tant convoitée par le mini [dans le genre question de vie ou de mort]. Et comme elle est introuvable sur le net [ou alors beaucoup trop chère], le père part à l’aventure tenter la course de la dernière chance.

Arrivé à la Grande Récré de Beaugrenelle [Paris 15e arrondissement], il trouve enfin le Graal ! Mais, horreur et stupéfaction, un quatrans, qui observait le dernier exemplaire depuis quelques secondes, tend la main pour l’attraper. Poussé par une force phénoménale venue du plus profond de ses entrailles, le père saute dans les airs, effectue un salto avant en suspension par dessus l’enfant, retombe accroupi devant le rayonnage et attrape le précieux 4×4, évitant de justesse que le garçonnet s’en saisisse.

Bon. En fait, il s’est dépéché de le prendre avant le petit et pendant que ses parents avaient le dos tourné. Voilà, voilà…

< Donc un aveu c’est comme à confesse ! On est un peu pardonné, non ? >

Damnation_Humeurdemoutard

Un repas en famille un peu « piquant »…

Un jour de semaine, je demande à ma mère de venir garder le fiston grippé, à la maison, le temps que j’aille effectuer quelques courses. A mon retour, j’offre au loulou ainsi qu’à ma mère un repas sahimi-sushi-boulettes-de-poulets acheté au restaurant du coin qui se trouvait sur mon chemin.

Nous déjeunons tranquillement dans une ambiance chaleureuse et nous régalons de nos mets respectifs quand soudainement…

– Le fils de 3 ans à l’attention de sa grand-mère :

Miaaam, c’est di-gou-laaasse !

< Ahum ! Tu veux plutôt dire DÉ-LI-CIEUX ?! >

Espiegle_Humeurdemoutard

L’épreuve de la sieste chez le troizans

Un jour férié de novembre, je demande au père d’aller coucher notre fils de 3 ans pendant que je m’occupe du linge [machine à laver, sèche-linge, tri, pliage, toussa…]. Je connais par coeur la difficulté de la chose et me régale de savoir comment l’homme va réaliser ce tour de force, seul !

– Le père décontracté : « Allez loulou, c’est l’heure de la sieste ! Au liiiit ! »

– Le fils prêt à en découdre : « NAAAAAAN ! Nan, nan, nan et NAAAAAAAN !! »

– Le père avec autorité : « OH QUE SI ! Au lit mon p’tit bonhomme et PLUS VITE que ça ! »

Légers bruits de lutte, grognements, vagues de protestations…….. Silence. Puis, déclanchement de la machine à café en train de couler un expresso dans la cuisine et légers rires aigus victorieux provenant de la chambre du fiston.

– La mère incrédule au père en train de déguster tranquillement son café : « Dis chéri, il est bien couché le petit au moins ? »

– Le père un peu trop à l’aise : « Oui ! »

– La mère suspicieuse : « Mais… Il est couché où ? »

– Le père très content de lui : « Sur son tapis ! Comme il ne voulait pas aller dans son lit… »

< Heu… Je le tue dans la seconde même ou j’attends la seconde suivante ? >

MamanFurieuse_Humeurdemoutard

Voilà un réveil en beauté !

Chez les copines aussi, les loulous ne sont pas en reste… L’une d’elles me racontait, l’autre jour, cette jolie anecdote :

Un samedi matin [LE jour où tu penses te lever un peu plus tard car il n’y a pas école] et alors que le réveil affiche 7h15, la louloute de 3 ans de ma copine vient dans sa chambre la réveiller :

– La fille : « Maman, maman ! Lève-toi ! »

– La mère ensommeillée : « Mais chérie, il est trop tôt, qu’est-ce que tu veux ? »

– La fille impatiente : « Maman, maman, tu dois me faire un brushing !!! »

< Jacques Dessange, si tu me lis 😉 ! >

Brushing_Humeurdemoutard

[PARENTALITÉ] 3 ans en arrière, du côté du père…

Bientôt une 3ème bougie pour notre mini. Et oui, 3 ans. Le père et moi revivons les souvenirs de chacune de ses dates d’anniversaire comme si c’était hier… Hier soir d’ailleurs, quand le père m’a narré sa rencontre et ses premiers ressentis avec notre loulou chéri, la nuit où il est né, à la maternité.

Il y a eu ce premier moment où la sage-femme a posé notre fils sur ma poitrine après le marathon de la poussée. Cet instant précieux où le père et moi nous sommes regardés hébétés, ne sachant ni quoi dire, ni comment réagir. Ces quelques secondes où nous avons cherché des réponses dans le regard de l’autre sans les trouver, guettant le son des trompettes, la pluie de confettis.

Puis, balayant du regard alentour, nous avons été surpris de lire l’attente dans les yeux de la sage-femme et de l’infirmière… l’impatience d’obtenir enfin leur récompense : nos effusions de joie, nos larmes de bonheur. Nous avons alors souhaité la bienvenue au nouveau-né, l’avons embrassé et avons cajolé ce petit être qui nous était alors totalement étranger en feignant d’être ravis… ce qui n’a bien évidemment convaincu personne [VLAN, raté] ! Autant vous dire qu’en réalité, nous étions secoués et même un peu paumés. Alors, c’est comme ça d’accoucher !

Ensuite, le père est parti accompagner l’infirmière en charge des premiers examens du loulou. Dans la salle de soins, il lui a été proposé de tenir son fils pendant quelques minutes avant de venir me rejoindre. Et c’est là, que le grand moment de solitude s’est installé.

Heureusement, il y avait un second père à qui l’on avait confié également son nouveau-né. Les deux hommes se sont toisés, pas mal crispés, embarrassés de tenir leurs petits bouts de vie, si dociles, si fragiles. « C’est votre premier ? » – « Oui. Et vous ? » – « Pour moi aussi. » Ouf sauvé ! Un copain de chambrée.

Une aide-soignante a proposé au père de goutter quelques grains de raisins qu’elle était en train de partager avec ses collègues. Le père a poliment refusé ne souhaitant pas bouger pour ne pas indisposer le mini [Nan mais, me parle pas toi, je suis HYPER concentré !!!]. En réalité, de son propre aveu, il faisait de l’huile… Il était égaré voire même terrassé sous le poids de 3,2 kg de responsabilités. Que dalle, me diriez-vous ! Dans la paternité, 3,2 kg de vie, ça pèse plus lourd que n’importe quel poids impossible à soulever.

Enfin, la sage-femme a repris notre fils des bras du père, pour le déposer dans son berceau à roulettes. Puis, elle lui a demandé de pousser le berceau jusqu’à ma chambrette [Cool, chouette ! Le père sait faire]. Il a redressé le torse, levé la tête et poussé le berceau à roulettes fièrement dans les couloirs de la maternité jusqu’à bon port. Très heureux et l’air satisfait du gars qui a réalisé un exploit [il a quand même conduit LE berceau jusqu’à ma chambre !], il est rentré chez nous boucler sa nuit, exténué et le sens du devoir accompli… enfin… jusqu’au lendemain ! Puis, pendant les vingt prochaines années à venir [PURÉE, 20 ANS !].

Donc, 3 ans déjà.
3 ans de bonheur, de pleurs, de rire, de tracas, de découvertes, de doutes et… d’AMOUR.

A toi, notre fripouille ! Notre mini pour la vie.

Ta maman… et ton papa qui t’aime tant.

DivinEnfant_Humeurdemoutard