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Bientôt une 3ème bougie pour notre mini. Et oui, 3 ans. Le père et moi revivons les souvenirs de chacune de ses dates d’anniversaire comme si c’était hier… Hier soir d’ailleurs, quand le père m’a narré sa rencontre et ses premiers ressentis avec notre loulou chéri, la nuit où il est né, à la maternité.

Il y a eu ce premier moment où la sage-femme a posé notre fils sur ma poitrine après le marathon de la poussée. Cet instant précieux où le père et moi nous sommes regardés hébétés, ne sachant ni quoi dire, ni comment réagir. Ces quelques secondes où nous avons cherché des réponses dans le regard de l’autre sans les trouver, guettant le son des trompettes, la pluie de confettis.

Puis, balayant du regard alentour, nous avons été surpris de lire l’attente dans les yeux de la sage-femme et de l’infirmière… l’impatience d’obtenir enfin leur récompense : nos effusions de joie, nos larmes de bonheur. Nous avons alors souhaité la bienvenue au nouveau-né, l’avons embrassé et avons cajolé ce petit être qui nous était alors totalement étranger en feignant d’être ravis… ce qui n’a bien évidemment convaincu personne [VLAN, raté] ! Autant vous dire qu’en réalité, nous étions secoués et même un peu paumés. Alors, c’est comme ça d’accoucher !

Ensuite, le père est parti accompagner l’infirmière en charge des premiers examens du loulou. Dans la salle de soins, il lui a été proposé de tenir son fils pendant quelques minutes avant de venir me rejoindre. Et c’est là, que le grand moment de solitude s’est installé.

Heureusement, il y avait un second père à qui l’on avait confié également son nouveau-né. Les deux hommes se sont toisés, pas mal crispés, embarrassés de tenir leurs petits bouts de vie, si dociles, si fragiles. « C’est votre premier ? » – « Oui. Et vous ? » – « Pour moi aussi. » Ouf sauvé ! Un copain de chambrée.

Une aide-soignante a proposé au père de goutter quelques grains de raisins qu’elle était en train de partager avec ses collègues. Le père a poliment refusé ne souhaitant pas bouger pour ne pas indisposer le mini [Nan mais, me parle pas toi, je suis HYPER concentré !!!]. En réalité, de son propre aveu, il faisait de l’huile… Il était égaré voire même terrassé sous le poids de 3,2 kg de responsabilités. Que dalle, me diriez-vous ! Dans la paternité, 3,2 kg de vie, ça pèse plus lourd que n’importe quel poids impossible à soulever.

Enfin, la sage-femme a repris notre fils des bras du père, pour le déposer dans son berceau à roulettes. Puis, elle lui a demandé de pousser le berceau jusqu’à ma chambrette [Cool, chouette ! Le père sait faire]. Il a redressé le torse, levé la tête et poussé le berceau à roulettes fièrement dans les couloirs de la maternité jusqu’à bon port. Très heureux et l’air satisfait du gars qui a réalisé un exploit [il a quand même conduit LE berceau jusqu’à ma chambre !], il est rentré chez nous boucler sa nuit, exténué et le sens du devoir accompli… enfin… jusqu’au lendemain ! Puis, pendant les vingt prochaines années à venir [PURÉE, 20 ANS !].

Donc, 3 ans déjà.
3 ans de bonheur, de pleurs, de rire, de tracas, de découvertes, de doutes et… d’AMOUR.

A toi, notre fripouille ! Notre mini pour la vie.

Ta maman… et ton papa qui t’aime tant.

DivinEnfant_Humeurdemoutard

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