[ÉDUCATION] Bien préparer son enfant à lutter contre le harcèlement scolaire 

Sujet épineux, surtout quand on parle de très jeunes enfants ! D’ailleurs, peut-on véritablement parler de « harcèlement scolaire » avec des enfants de moins de 6 ans ? En ce qui mon concerne, je dirais que NON. Je n’emploierais pas ce terme là. Pourquoi ? Parce que tant que l’enfant n’a pas encore développé ses fonctions cognitives (le neocortex et le cortex préfrontal), il n’est pas en mesure de prendre le recul suffisant sur ses agissements. Il n’est pas capable de se raisonner comme un adulte. Par ici mon billet sur les étapes du développement du cerveau de l’enfant qui, je l’espère, vous permettra de mieux appréhender le comportement de nos enfants, de comprendre les impacts de cette immaturité cérébrale sur leur manière d’agir ou de réagir face aux événements du quotidien.

prevenirleharcelement_6_humeurdemoutard

Dure dure la vie d’écolier

Alors, pourquoi parler de « harcèlement scolaire » maintenant alors que mon enfant vient tout juste de fêter ses 5 ans ? Parce que si, aujourd’hui, ses camarades et lui n’ont pas la possibilité de prendre le recul suffisant pour se maîtriser ou se défendre en cas de situations conflictuelles, ils devront être prêts, plus tard, à faire face à de tels événements. Papa et maman seront là, en renfort, bien sûr. Mais, nous ne pourrons pas toujours « défendre » notre enfant au moment de l’événement. Raison pour laquelle j’ai commencé à travailler, avec mon cinquans, sur quelques leviers de prévention contre le harcèlement.

Et comme ces leviers ont porté leur fruit, de manière bienveillante (il n’est évidemment pas question de nuire à qui que ce soit), je voudrais partager avec vous quelques unes de ces bonnes clés. Ça vous intéresse ? Si oui, je vous embarque. C’est parti.

prevenirleharcelement_3_humeurdemoutard-jpg

Allez viens, je t’emmèèène !

Tout d’abord, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, il faut savoir que j’ai plus de 20 ans d’expérience dans la communication. Et qu’avec ce bagage, plus toutes les études comportementales auxquelles j’ai eu accès toute ma carrière, il y a une chose fondamentale que j’ai apprise pour bien communiquer, c’est que pour convaincre il faut d’abord être convaincu soi-même. Il faut croire en soi, ce que l’on pense et ce que l’on dit. Alors, vous serez convainquant. Et bien c’est pareil pour nos enfants.

Tout notre corps doit exprimer la confiance en nos propres propos. La posture et la parole doivent faire BLOC. Rien qu’avec ça, je me suis sauvée moi-même de bien des situations délicates avec des agresseurs potentiels. C’est un peu comme un bras de fer parfois. C’est à celui qui fera douter l’autre en premier. La consigne première est de ne rien lâcher, de camper sur sa conviction de bien faire et de ne pas montrer que l’on est destabilisé. Alors je vous le concède, entre adultes, ce n’est pas chose aisée. Mais entre enfants, ça marche assez facilement. Rien qu’en ayant la certitude de bien faire et de bien dire, sans montrer de peur, ils peuvent mettre fin à une situation compliquée ou même la désamorcer avant même qu’elle ait commencé.

prevenirleharcelement_5_humeurdemoutard-jpg

Pas de nuages à l’horizon

1- Le renforcement positif

Donc, vous l’aurez compris, la première clé est de valoriser l’enfant, de lui donner confiance en lui. Il faut lui dire qu’on l’aime et qu’on sera toujours derrière lui mais qu’il est fort aussi ! Et qu’il a la capacité de se défendre seul face à un camarade un peu trop taquin. Il faut lui dire également, qu’on a confiance en lui et qu’il a le droit ne pas être d’accord. Qu’il a le devoir de le dire même ! Que sa parole compte, ainsi que son avis. Il faut donc renforcer sa confiance et son estime de lui.

2- Reconnaître les mauvais comportements

Ensuite, il faut lui apprendre à reconnaître les agissements déplacés. Il faut les nommer. Pourquoi est-ce important ? Parce que beaucoup d’enfants se défendront d’avoir agi « pour rire » et que l’enfant chahuté pensera que c’était bel et bien « pour rire« . En tant qu’adultes responsables, nous sommes les repères de nos enfants. Si nous disons à notre enfant que « non » se moquer n’est pas drôle, que « non » chahuter » un copain n’est pas pour « rire »,  que « non » on ne bouscule pas, on ne tape pas, on n’humilie pas, parce que c’est mal et que ce n’est pas sans conséquence, alors nos enfants seront capables de reconnaître les mauvais comportements, de ne pas les encourager et surtout de ne pas les accepter.

3- Repéter avec son enfant 

Et ce qui marche encore le mieux pour aider son enfant à prévenir le « harcèlement », c’est encore de répéter avec lui, à la maison, une situation conflictuelle, de l’aider à verbaliser ce qu’il ressent et ce qu’il pourrait répondre pour se défendre. On répète comme au théâtre ! On se met dans la situation. L’enfant trouvera la démarche stimulante, parfois amusante, si bien qu’il se sentira en position de force (la posture sera bonne), le moment venu de mettre en application ce que vous lui aurez appris. Et, il y a une forte probabilité pour qu’il obtienne alors de bons résultats.

4- Exemples de réussites 

Et que dire, alors, à son enfant pour l’aider à prévenir toute tentative de « harcèlement » ? J’ai toujours cru en deux formidables outils que nous avons maintes fois utilisés chez nous et même recommandés dans notre entourage. Deux leviers puissants et qui ont porté leur fruit : L’AMOUR comme épée ainsi que l’HUMOUR comme bouclier. Alors bien sûr, je vais vous citer, ici, des exemples concernant des enfants de moins de 6 ans.

Un premier exemple qui me vient en tête est cette fois où une maman de mon entourage, plutôt contrariée, m’avait raconté, qu’un enfant de 3 ans s’était moqué de son enfant également âgé de 3 ans, à la garderie. Que le premier, un petit garçon avec les cheveux roux, avait dit à son fils, qui a la peau foncée, « Toi t’es caca ! ». Elle était plutôt fâchée et pensait que son fils devait lui répondre quelque chose d’un peu près similaire du genre « Et toi t’es carotte ! ». Je lui ai proposé une alternative, à mon sens, plus adaptée et surtout moins dénigrante. Je lui ai proposé d’apprendre à son fils à répondre « Non ! moi je suis caramel et toi t’en auras pas ! ». Pour des petits de 3 ans, pas la peine d’aller chercher plus loin. La réplique surprend, donne confiance à celui qui la prononce et suffit à stopper les ardeurs de l’autre petit.

Un autre exemple concerne mon propre enfant alors âgé de 4 ans. Mon titi avait, en effet, décidé de dénoncer un petit copain d’école, à la maîtresse, qui avait tendance à le bousculer un peu trop souvent et qui s’en était pris de nouveau à lui. Or, le petit camarade, questionné par la maîtresse, nia tout ce que mon fils lui reprochait. Et mon mini me raconta, le soir, comment ce petit polisson avait tout réfuté… ce qui avait, bien évidemment, agacé mon enfant. Aussi, je lui proposai un jeu de rôle dans lequel il serait son copain « qui ment » auquel je choisis de répondre « Ooooh comme c’est mignon un petit Pinocchio qui ment, mouah mouah mouah (des bisous) ! ». Il trouva la réplique très drôle et la ressortit précisément, le lendemain, à ce copain qui rougit très fort et s’éloigna avec un petit cri de gêne !

Un dernier exemple concerne, là aussi, une autre maman de l’école de mon enfant. Elle m’avait raconté qu’un petit copain s’était moqué de son enfant de 5 ans parce qu’il avait ramené à l’école un sac de couleur « rose ». Aussi, je décidai de faire une petite expérience avec mon fiston. Un matin, je lui remis une pochette « rose » avec l’herbier que nous avions fabriqué, à la maison, pour le montrer à sa maîtresse. Et je lui fis remarquer la couleur de la pochette en lui disant qu’il était possible que quelques copains se moquent de lui parce qu’elle était « rose ». Je lui fis répéter alors ce qu’il pourrait répondre aux petits moqueurs « Ouiii bravo, tu as reconnu que c’est rose comme tes petites joues et tes doigts de pied ! ». Et, je le vis prendre le chemin de sa classe, confiant, conquérant même… bref très à l’aise !

Vous avez compris ! L’humour comme bouclier. Sans agressivité, sans colère, sans pique ou besoin de blesser.

prevenirleharcelement_1_humeurdemoutard

Wazaaaa !

5- La boucle vertueuse 

Et plus mon enfant apprend à reconnaître et neutraliser les mauvais comportements, plus il prend confiance en lui et plus il en impose. Il se sent fort, il croit très fort dans ses répliques et, du coup, il est cru ! Et c’est ainsi que petit à petit, son estime de lui grandit et je l’espère aussi toutes les ressources en lui qui lui permettront de prévenir, plus tard, le harcèlement scolaire.

prevenirleharcelement_4_humeurdemoutard-jpg

« Super-écolier » in training

J’espère que ce billet vous a plu ou du moins intéressé. Il est possible, dans un avenir plus ou moins proche, que je revienne sur le sujet quand mon titi aura grandi. J’aurai alors plus de recul sur le sujet de par de notre expérience et de par mes futures lectures.

En attendant, je vous recommande « J’aime les autres, les bonnes relations à l’école  » de Catherine Verdier, aux éditions du Rocher, qui focalise l’attention sur 3 leviers très intéressants et efficaces, les trois « E » : Les émotions, l’estime de soi et l’empathie. Des clés qui rejoignent les techniques que j’ai proposées.

Jaimelesautres_CatherineVerdier_Humeurdemoutard

… parce que je les comprends et que je m’aime aussi !

Ah oui, une dernière chose… Lorsque j’étais au collège, j’étais plutôt bonne élève, timide, et gentille (bien que déjà déterminée). Vous voyez le parfait trépied pour les élèves en mal de popularité qui trouvent en vous un appui idéal pour se hisser. J’ai donc fait les frais de moqueries et d’humiliations aussi. Mais vous savez, personne n’est parfait. Et je crois que cela m’a permis d’être qui je suis aujourd’hui. Puis, la vie vous « venge » toujours d’une certaine manière qui touche au coeur vos détracteurs sans que vous ayez besoin de rien faire. J’ai appris à passer mon chemin et surtout à ne pas me laisser diminuer par les « abus » des autres. J’en ai fait une force même. J’ai pu développer des compétences et des connaissances sur le développement personnel, les besoins fondamentaux, les relations entre les personnes, les potentiels et les limitations individuels, et la communication au sens large du terme qui m’ont beaucoup aidée dans ma profession  (voir ma bio à ce sujet). #PowerInside 😉

Et vous, comment gérez-vous ? Faîtes-vous également de la prévention contre la harcèlement scolaire ?

Allez, venez commenter et partager votre expérience sur le sujet…

Une belle soirée,

Des baisers. 😉

PS.1 : Les  pouvoirs publiques ont mis en ligne un site qui donne des clés pour faire cesser les situations de harcèlement sévères : www.nonauharcelement.education.gouv.fr

PS.2 : On peut également composer le numéro vert 3020, une ligne gratuite et anonyme destinée aux parents, professionnels et victimes de harcèlement. Un numéro où des psychologues ou des professionnels du système éducatif répondent et accompagnent les appelants dans leurs démarches ou signalements pour lutter contre une situation de harcèlement.

prevenirleharcelement_2_humeurdemoutard-jpg

5 ans d’amour infini…

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon titi. Il fête ses 5 ans de vie.

5ans3_humeurdemoutard

5 ans !

J’en reviens pas qu’il soit déjà aussi grand. Car dans mon coeur de maman, il reste encore mon bébé, mon petit bout zan.

Pour le moment, il est mon seul enfant. Mon bébé miracle que j’espérais tellement moi qui doutais terriblement devenir un jour maman. Moi qui a rencontré mon mari sur le tard et qui a mis au monde ce petit trésor l’année de mes 35 ans.

5ans7_humeurdemoutard

5 ans…

C’est fou, c’est à peine croyable ce que l’on ressent à voir grandir son enfant. On s’étonne d’un rien, on s’extasie de tout. On regarde cette petite personne évoluer, déterminée à découvrir le monde, à s’y risquer, à l’embrasser… et parfois on retient son souffle à côté, de peur qu’il ne trébuche ou qu’il soit heurté. On voudrait le retenir, on voudrait tout le temps le protéger… et puis, on essaie de se raisonner en se disant qu’un jour, il devra être prêt. Prêt à prendre son envol… et quitter nid. Prêt à construire sa vie.

5ans5_humeurdemoutard

5 ans.

Ce soir, je le regarde tendrement et je ne peux que savourer mon bonheur d’être sa maman. Je n’en reviens presque pas qu’il soit mon enfant, ma chair et mon sang. Que moi, si petite sur cette planète, j’ai mis au monde ce petit être. Je suis à chaque fois plus étonnée et émue de le voir s’affirmer. De découvrir un petit peu plus sa personnalité, celle dont les contours se précisent et s’affinent chaque année. D’avoir un petit aperçu de ce qui fera de lui, plus tard, un homme dont je serai peut-être encore plus fière qu’aujourd’hui.

5ans6_humeurdemoutard

5 ANS !!

Bon sang, j’ai tellement d’amour pour mon enfant. Et dire qu’il a fallu que je devienne maman pour ressentir de tels sentiments aussi puissants. C’est presque bouleversant tellement c’est fort, tellement c’est grand. Et ça fait déjà 5 ans.

Alors je te souhaite un merveilleux anniversaire mon amour de titi joli.

Profite bien de cette cinquième bougie.

5ans2_humeurdemoutard

Sois heureux tout simplement parce que c’est le plus important. Et si tu pouvais continuer de partager, avec les autres, encore un peu de cette joie de vivre incroyable qui t’anime,  alors ça sera la petite étincelle en plus qui illuminera mon coeur de maman.

5ans1_humeurdemoutard

Je t’aime plus que l’infini,

Ta maman.

5ans4_humeurdemoutard

[PARENTALITÉ] Faites-les taire !

Pfiouuu, rêche le titre ! Qu’est ce qui se passe ?

Il se passe que… Y’EN-A-MARRE !

Marre de ces gens qui nous jugent en tant que parents et jugent aussi nos enfants. Bon sang ! Ça suffit là !

Ça y est, ils ont réussi à me mettre en colère. Alors j’vous préviens, je vais régler ça tout de suite parce que ça commence à bien faire. Et que j’en peux plus de ces grandes leçons de morales et de ces procès publiques à « deux balles » (et encore je suis généreuse).

Deux jours avant la rentrée, ma famille et la famille du meilleur copain de mon titi de 4 ans et demi, nous sommes retrouvés au coeur de Paris pour passer la soirée tous ensemble. Nous avons été dîner dans un restaurant japonais puis nous avons marché un peu avant de reprendre le bus pour rentrer.

Faire taire les enfants 2 - HDM

Et voilà que dans le bus, alors que mon amie et moi étions assises dans le fond avec nos minis fatigués mais excités de ses retrouvailles, trois personnes se sont tournées vers nous en nous ordonnant sèchement de « les faire taire » et nous ont fait un scandale. (soupir).

J’avoue ne pas avoir fait beaucoup d’effort ce soir là, pour garder mon calme. Et là, j’ai déballé tout mon sac histoire de recadrer le « drame ».

Aussi, après avoir fait remarquer à ces personnes que nous avions demandé plusieurs fois à nos petits de faire un effort pour rester calme, j’ai dit que cela ne fonctionnait pas toujours sur commande d’autant plus qu’ils étaient encore petits (vous savez, le cerveau émotionnel qui prédomine à cet âge, toussa…). Puis, j’ai ajouté qu’il fallait se rappeler au minimum que nous TOUS n’étions pas sortis adultes du ventre de nos mères. Que lorsque nous étions enfants, nous avions forcément laisser éclater quelques émotions en public qui avaient dû gêner des gens.

Réponse de ces personnes : Et bien justement NON, dans leur jeunesse, elles n’avaient JAMAIS embêter les autres comme ça !

Attendez que je prenne bien fort ma respiration : « HAHAHAHA !!! Je me marre !!! Houuuu, la bonne tranche de rigolade. »

Non mais, WHO are we kidding ?

Non parce que les petits enfants robots existent « pour de vrai » vous savez. Ils ne parlent que sur commande, ne rient que sur commande, ne pleurent que sur commande…en bref, ils n’ont absolument aucune émotion et ne gênent jamais personne. Lol !

Non mais plus sérieusement, j’ai conscience que les personnes âgées, nées entre les deux guerres, ont eu une éducation particulièrement stricte, dure… parfois tellement rigide qu’elles ont du mal à comprendre et à accepter les changements de comportement de notre société et toutes ces nouvelles méthodes éducatives qui ont vu le jour au fil des années. Mais la génération d’après guerre et les plus jeunes…  J’hallucine !

En bref, j’ai répondu que c’était sans doute pour cette raison qu’elles avaient l’air aussi peu épanouies et que leur modèle éducatif ne faisait vraiment pas envie.

Et puis, ces personnes nous ont fait la remarque que nos enfants n’arrêtaient pas d’aller et venir dans l’allée centrale, entre l’avant et l’arrière du bus. Puis qu’à cette heure-ci (21h15) et compte tenu de la rentrée, ils n’avaient rien à faire ici.

Pardon ? Ah mais c’est que nous sommes des parents parfaitement irresponsables vous savez ! On laisse effectivement nos enfants aller seuls demander de l’eau à leurs pères respectifs restés à l’avant du bus (avec la poussette du petit dernier de mon amie) parce qu’il fait très chaud (coucou la canicule) et qu’ils ont très soif nos « épouvantables » gosses. Non mais quel scandale ! Vous vous rendez compte, on les a autorisés à aller boire ! Et puis, nous sommes des parents hyper égoïstes aussi qui avons décidé de continuer à vivre, à sortir et à partager des bons moments avec NOS enfants, au lieu de rester cloîtrés chez eux, passé 20h, deux jours AVANT la rentrée scolaire. On est FOU, faudrait carrément nous jeter des cailloux ! Mais c’est bien sûr, on a juste oublié que nous vivions dans une dictature…

Et puis, j’ai allumé le haut parleur (j’ai la voix qui porte vous vous rappelez) – histoire que TOUS les râleurs soient bien avertis. J’ai dit STOP À LA PRESSION que nous, parents d’aujourd’hui, subissons :

– D’abord parce que la fessée et la claque étaient désormais interdites et qu’il était hors de question d’aller dans cette direction.

– Ensuite, que si nous avions le malheur d’élever un peu la voix sur nos enfants nous étions considérés comme maltraitants.

– Aussi, que si nous demandions calmement à nos enfants de baisser le ton sans succès, nous étions incompétents.

– Et enfin, que si nous essayions simplement de détourner leur attention sans forcément y parvenir, nous étions démissionnaires…

En bref, que quoi que nous fassions, nous étions toujours jugés, que RIEN n’allait JAMAIS et que cela nous pompait l’air !

Comme si le fait d’avoir des enfants en bonne santé, plein de vie, heureux et épanouis était tout bonnement insupportable. Et qu’il vallait mieux qu’ils soient renfermés, éteints, malheureux ou dépressifs comme la plupart des français ! (excusez, mais c’est un peu vrai).

Non mais sans blague, heureusement que les enfants sont là pour relever la moyenne ! Et il faudrait peut être se rendre compte qu’ils ne sont ni les responsables de nos problèmes, ni les déversoirs de toutes nos colères, nos fatigues et nos haines ! Ça va pas, non !!

Faire taire les enfants 1 - HDM

Bref, ça a chauffé sec. Parce que MOI ce sont tous CES intolérants qui me gênent. Tous ceux là qui n’ont pas le courage d’affronter leur galère et qui se défoulent sur les enfants et leurs mères.

Au passage, gros clin d’oeil à toutes celles qui ont oublié ce que c’était d’avoir un enfant de 4 ans et demi alors que moi je me souviens très bien de la patience dont j’ai fait montre pour leurs enfants quand ils avaient cet âge. #bigwink ! Souvenirs, souvenirs…

Ah ! Une autre mise au point en passant… À toutes ces jeunes femmes qui ne sont pas encore mamans et qui nous jugent en se disant qu’elles, au moins, feront mieux que nous et n’auront jamais d’enfants bruyants, agités ou aussi peu obéissants, je voudrais juste vous dire une chose… Attendez, je reprends une profonde respiration : « HAHAHAHA !!! La bonne blague ! »

Je me moque franchement mais sachez que lorsque vous y viendrez, nous les parents « incompétents » seront là pour vous écoutez, vous réconforter et peut-être même vous rassurer.

Vous voyez, on est les parents les plus imparfaits du monde – Oh ! Mais comme tout le monde en fait ! – mais on est cool quand même.

Allez sans rancune et sans haine.

Un peu plus de compréhension pour nous, de patience et de tendresse pour nos jeunes enfants ET surtout pour VOUS-MÊME. (à méditer !)

Des baisers.

Faire taire les enfants 3 - HDM

[PARENTALITÉ] Vers une parentalité plus sereine, plus harmonieuse 

Rebelotte ! Je voudrais partager à nouveau avec vous quelques réflexions personnelles éducatives parce que certains événements récents m’ont un peu bousculée et que l’envie d’en parler m’a beaucoup travaillée.

Si vous êtes, comme moi, abonné(e) à différentes pages de presse parentale sur les réseaux sociaux, si vous fréquentez souvent des parcs et squares avec vos enfants, si vous prenez les transports en commun, si vous allez au restaurant,… vous avez sûrement dû être confronté(e) au moins une fois à une scène mettant en cause le comportement d’un enfant. Un conflit opposant son père/sa mère à une tierce personne persuadée d’avoir à faire à des parents incompétents ou démissionnaires ET encore plus convaincue de son droit et de son bien fondé à les juger, les accabler de reproches ou les agresser verbalement (Gloups !).

Et pourtant, nous vivons une époque où l’éducation bienveillante et la parentalité positive sont en plein essor. Où de plus en plus de parents s’interrogent sur l’éducation qu’ils ont reçue, remettant en question les pratiques de leurs aînés, pour des méthodes plus sereines, plus douces, plus axées sur la compréhension, la coopération, et le développement de l’enfant – MERCI les dernières avancées en matière de neuro-sciences (ici le billet où j’en parle).

Nous voici alors confrontés à une situation plus délicate que jamais. Un monde où deux « écoles » se confrontent, celles des « traditionalistes » et celles des « innovants » (appelons-les comme ça). Celle de ceux qui revendiquent encore les « bénéfices » d’une bonne claque ou d’une petite humiliation publique et celle de ceux, non loin d’être totalement détachés de ces pratiques, qui essaient quand même d’agir différemment dans la maîtrise de soi et le respect de l’enfant.

13950831_10155154762534937_118349957_o

Et c’est là que les problèmes commencent. Car si les uns se fondent sur des années d’expérience personnelles ou professionnelles à travers leur propre vécu ou celui de leurs parents, il n’en reste pas moins que les autres ont LE DROIT d’agir autrement et de vouloir essayer autre chose. Nous pourrons ainsi comparer et apprécier les résultats… Et décider ensemble, peut-être, que ces nouvelles pratiques ne sont pas si « délirantes » que ça.

Cependant, d’après mes récentes observations et mes derniers échanges sur la question avec des traditionalistes notamment, je me suis rendue compte qu’il ne sera pas facile de convaincre tout le monde. Que certains d’entre eux sont très attachés à leur manière de faire, qu’ils sont totalement enfermés, bloqués, verrouillés dans leurs convictions. Qu’ils en font une question de principe, prêts à défendre leurs positions par tous les moyens. Ils se moquent (sympa !), ils insultent (bravo !), ils vont même jusqu’à vous dicter quoi faire ou comment penser en s’accrochant à leurs repères. Et bien sûr, les innovants se fâchent aussi et martèlent leurs opinions sur le même ton. Et personne ne parvient ainsi à convaincre personne. C’est dommage n’est-ce-pas !

Alors, je me suis interrogée sur ce constat. Je me suis demandée comment surmonter tout ça. Car je sens bien que nous vivons une période très contrastée, que nous sommes en train de creuser des écarts. Et que plus le fossé sera profond, plus il sera difficile de raccrocher les wagons, de nous réconcilier, de nous écouter. Et d’avoir alors une chance de faire bouger les lignes, de faire évoluer les mentalités.

Aussi, comme je vous le disais récemment dans un billet suite aux événements tragiques de Nice, j’ai entrepris depuis un petit moment, à ma toute petite échelle, de semer des graines de bienveillance. De parler ou d’expliquer avec gentillesse, droiture, et politesse de ce qui me tient à coeur. De ne jamais jouer le jeu de la provocation, des moqueries, des insultes ou des humiliations. De résister à la colère et la peur de voir mes convictions bousculées, piétinées ou remises en question. Et j’ai donc commencé à plaider la cause d’une éducation « mieux-veillante » avec aplomb ainsi qu’une bonne dose de courage (en particulier face aux réactions très négatives voire agressives).

Ça n’est pas facile. Ça demande quand même beaucoup de recul, une très grande dose d’amour et de patience – surtout quand on essaie de vous destabiliser en s’en prenant à votre enfant et en le traitant gratuitement de « pauvre progéniture » en passe de devenir un enfant roi (Roulalaaa !) comme lors d’une récente discussion à laquelle j’ai participé sur les réseaux sociaux au sujet d’une jeune monitrice saisonnière qui aurait scotché sur son siège de bus un enfant turbulent (évidemment je n’étais pas d’accord) – mais je tiens bon et je cite les travaux de Gueguen, Filliozat et même Pleux qui ont tous un sacré bagage ! Et surtout, je m’efforce de ne pas renvoyer la balle dans le registre de la violence et de l’agressivité car c’est précisément le message inverse que j’essaie de faire passer.

Tout ceci pour vous dire que la cause est loin d’être gagnée et que malheureusement parfois les convictions et les repères des gens sont tellement ancrées, tellement rattachées aux structures (les fondations dont je vous ai parlé ici), qu’il est presque impossible de les faire varier. Mais comme disait Mère Teresa, « faites le quand même » . Semez vos graines. Certaines finiront pas germer. Mais faîtes le bien et sans vous fâcher. Avec patience, amour et respect. Après tout, c’est exactement le fond du message que vous souhaitez véhiculer. De plus, même si nous ne sommes pas d’accord, nous TOUS, les traditionalistes et les innovants, partageons au moins un point commun : nous voulons LE MEILLEUR pour nos enfants.

13987124_10155154763809937_1862824579_o

Alors gardons le cap, osons nous exposer quand nous ne sommes pas d’accord et même si nous sommes en minorité. Mais parlons bien, partageons nos découvertes et surtout nos bons résultats pour une parentalité plus sereine, plus harmonieuse… plus heureuse. 🙂

Une belle journée.

Je vous embrasse.

14012733_10155154769854937_753140198_o