[DÉVELOPPEMENT PERSONNEL] Découvrez mon ebook « Evoluer en conscience »

Bonjour à toutes et tous !

J’espère que vous allez bien et que vous avez passé un bon week-end de détente… de plaisir.

Comme je vous l’ai annoncé sur mes réseaux sociaux, j’ai terminé de rédiger et mettre en forme un ebook intitulé « Evoluer en conscience » qui reprend, plus en détails, le contenu de l’article « Bien se construire » que j’avais rédigé en 2016. Une démonstration qui s’appuie sur une image simple et particulièrement éloquente que j’ai nommée « l’analogie de la maison© » (tous droits réservés 2019).

Cet ebook, je vous l’offre gratuitement, par mail, afin de vous livrer les bases sur lesquelles reposent mon travail d’accompagnent en matière de développement personnel.

C’est un ouvrage de 8 pages, illustré et facile à lire qui vous aidera à mieux comprendre les dysfonctionnements comportementaux et relationnels  qu’on essuie, parfois malgré soi, dans notre vie de tous les jours.

Je l’ai déjà envoyé à certain(e)s d’entre vous et vous remercie chaleureusement pour le bon accueil que vous lui avez réservé. Voici, d’ailleurs, deux témoignages de lectrices qui m’ont autorisée à partager avec vous leurs retours :

Clotilde : « Écoute je trouve ça vraiment super bien écrit, clair, hyper enrichissant très intéressant… Perso j’étais hyper attentive et intéressée par tout ce que tu expliques… Avec les petits schémas et tout… Ça aide vraiment bien à visialiser et comprendre. »

Valérie : « C’est tellement clair et l’illustration est idéale. L’image de la maison est parfaite, là où l’on a envie de se sentir bien et en sécurité. Ton ebook donne envie de te faire confiance et de te confier les clefs de ma maison ! »

Alors, intéressé(e) ?

Si oui, communiquez-moi sur bonjourhdm@gmail.com votre propre adresse email et je vous enverrai mon ebook dans la journée.

Autres informations importantes :

  • Je suis en train de mettre au point une méthode d’accompagnement, qui fera donc suite à l’envoi de cet ebook, et que je vous proposerai de recevoir aussi par email. Cette méthode aura un coût que je dois encore déterminer mais qui restera accessible pour tout le monde.
  • Je travaille sur le contenu d’une conférence que j’animerai dans un lieu physique chaleureux et intime à Paris mais que je proposerai, aussi et sûrement, en web-conférence, moyennant une participation. Je vous tiendrai au courant pour les inscriptions. Mais vous pouvez d’ores et déjà m’indiquer, en commentaires ou par email, si vous souhaitez être informé(e) en priorité du lieu et de la date que je vais planifier.

Enfin, je veux me confier un peu plus à vous, aujourd’hui, en vous racontant une anecdote intéressante que j’ai déjà relatée sur Facebook mais que je souhaite reprendre ici afin de vous montrer comment je fonctionne, comment j’analyse et comment je me positionne.

Il y a de cela quelques temps, une personne m’a dit :

Il faut que tu arrêtes de vouloir aider tout le monde.

J’ai été surprise de constater à quel point cette personne pouvait se figurer ce qui est MIEUX pour moi. Mais, j’ai aussi compris pourquoi elle m’avait dit cela. Je vais vous le dire à vous à défaut d’avoir eu le temps de lui dire à elle :

– Pour moi, aider c’est AIMER. J’aime les gens. Je les aime vraiment. Je vois souvent le meilleur en eux, même s’ils souffrent et font aussi, malgré eux, souffrir les autres. Car j’ai l’espoir de pouvoir les aider à se relever de leurs épreuves et de s’élever intérieurement.

– Et si cette personne m’avait dit cela, c’était avant tout pour exercer un contrôle sur moi, sûrement inconscient, mais un contrôle quand même. Elle voulait m’interdire d’aider, parce qu’elle n’avait jamais été aidée. Elle voulait que tout le monde en bave comme elle en avait bavé pour exister, pour survivre, pensant que ce serait certainement justice pour elle ainsi qu’une forme d’égalité avec les autres. Et aussi et surtout parce qu’elle voulait que je m’intéresse à elle, uniquement à elle.

Les carences affectives ont parfois la dent dure. Mais il est possible de lâcher-prise et d’avancer à condition de le vouloir, à condition de reconnaître que nous ne sommes pas réellement heureux avec notre manière d’être, notre manière de fonctionner.

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Repérer les fissures sur les murs de sa maison intérieure…

Mon ebook vous attend sur bonjourhdm@gmail.com ! Demandez-le et il est à vous. À votre disposition pour échanger, sans jugement, dans la compréhension, avec le respect et la bienveillance qui sont mes deux fers de lance. 😉

Des baisers.

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EDIT du 26 avril 2019 : Je viens de terminer de rédiger un second ebook que j’ai intitulé « Focus sur le lâcher-prise » . J’y ai intégré une méthode d’accompagnement pour effectuer le « lâcher-prise » que j’ai pris soin de développer et bien expliquer avec des illustrations pour faciliter la compréhension de toutes et tous.

Cet ebook de 8 pages est payant (19,75 euros) mais, pour son lancement, je fais une promo et vous l’envoie pour 14,75 euros (5 euros de remise) ! #ElleEstPasBelleLaVie 🙂

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Pour les modalités de règlement, merci de me contacter sur bonjourhdm@gmail.com.

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[PARENTALITÉ] Question de normalité…

Depuis quelques années déjà, en observant et en écoutant les gens autour de moi, j’ai été surprise de constater à quel point chacun avait une conception tout à fait particulière de la normalité. Et en matière d’éducation, encore plus.

Alors qu’est ce que la normalité ? Ou plutôt devrais-je dire qu’est ce qui est admis ou acceptable et donc respectable pour soi-même et pour les autres ? Parce que c’est de cela que j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Que pouvons-nous faire en tant que parent pour nos enfants qui soit dans nos cordes bien sûr, que nous approuvions et qui soit également approuvé par les autres ? Et bien, après moult réflexions et de nombreuses années d’observation… PAS GRAND CHOSE. Et ben oui.

Pourquoi ? Et bien parce que nous sommes tous différents. Nous avons tous été éduqués différemment et nous portons en nous un patrimoine génétique unique. Il ne suffit pas d’être né dans le même pays, ou dans la même ville pour avoir les mêmes repères. Il ne suffit pas non plus d’être de la même famille et d’avoir quelques gènes en commun pour partager la même vision du monde. Ce serait trop facile, vous pensez bien. Il y a tellement mais tellement de facteurs qui entrent en jeu dans notre manière de voir et de considérer. Dans notre manière d’être et de se positionner. C’est pour cette raison, que je voudrais m’insurger une fois de plus, ici, sur les jugements ou remarques déplacées constatées autour de moi et notamment envers les parents de jeunes enfants.

Pour bien faire, je vais vous raconter une petite anecdote ou deux qui devrait faire l’affaire.

La première date d’hier. J’étais dans le petit train que l’on nomme « tire-bouchon » qui circule entre Auray et Quiberon (ils ont des chapeaux ronds, vive les…). Alors que mon cinquans regardait le paysage défiler par la fenêtre à côté de lui, mon attention fut attirée par un petit garçon, à peine plus jeune que le mien, qui appelait doucement sa mère partie poser quelques sacs devant les portes du train alors qu’il était resté en compagnie de son père. Il semblait un peu perdu, intimidé et un peu inquiet de voir sa maman s’éloigner. Puis, cette dernière est revenue prendre d’autres paquets qu’elle s’est aussitôt empressée d’aller déposer au même endroit que les sacs. À ce moment précis, le train a ralenti car nous approchions de l’arrêt et les passagers ont commencé à se lever dans l’allée pour se préparer à sortir. Le petit garçon, toujours accompagné de son père, a alors réclamé une deuxième fois sa mère. Une dame, qui était assise dans la rangée en face, s’est soudain tournée vers le père et lui a dit d’un ton moqueur « qu’avec ce genre de réaction, qu’est ce que ça sera quand le petit ira l’école » . Et je vous passe les « heins, mais et rolalas » que le titi a dû essuyer. Enfin, le regard de cette dame a croisé le mien. Je l’ai vue me fixer d’un air enjoué comme si elle attendait un soutien quelconque ou un peu de complicité. Et là, j’ai tourné la tête en faisant mine de regarder par la fenêtre d’un air profondément consterné. Et le petit s’en est allé avec son père qui n’a pas pris la peine de relever la remarque déplacée.

Allez, tous ensemble, et pour évacuer un peu la colère qui a dû monter en vous (je vous connais !), répétez après moi : « GOURDASSE » ! Vala. Ça fait du bien, hein !

Tirebouchon_Humeurdemoutard

Bye bye la vilaine !

Maintenant, revenons sur le propos de la dame. J’aimerais bien savoir, selon elle, comment il FAUT qu’un petit SOIT pour aborder l’école ? Hein, comment ? Sans peur, sans crainte, sans timidité, avec une détachement total et d’une grande placidité ? Comme un robot alors ! Ah oui…

Mais le problème c’est que l’enfant est HUMAIN lui. Bah vi.

Et puis, c’est quoi le message ici ? Que les parents ne rassurent pas leur enfant et ne lui donnent pas confiance en lui ? Qu’est ce qu’elle en sait ? Ou alors, peut-être que les parents couvent trop cet enfant et ne lui donnent pas suffisamment d’autonomie ? Mais selon quelle norme ? Hein ?? Et puis où est ce que c’est marqué que nos enfants doivent tous être à même d’appréhender sans sourciller un environnement qu’ils ne connaissent pas ou auquel ils sont peu habitués ?

NULLE PART. Et ben oui. C’est marqué nulle part. Car il s’agit bien d’enfance… La période de l’apprentissage, des expériences et de toutes les possibilités de se tromper, d’avoir peur, d’être intimidé et de progresser.

Youdidit_Humeurdemoutard

Les enfants progressent ! Si, si.

Mon deuxième exemple concerne, cette fois-ci, les parents qui ont si peu d’empathie à l’égard de leurs congénères qu’ils se permettent de faire des réflexions aux autres pères et mères afin de les mettre plus bas que terre. Généralement ceux là sont arrogants, parfois pédants, souvent égocentriques et donc en proie à leurs propres carences éduco-affectives ou en lutte/concurrence avec un membre de leur famille (leurs parents, leur frères et soeurs…). En gros, ils vous accablent pour se valoriser et se positionner en parents exemplaires ou ils règlent leur compte avec leurs propres parents à travers vous. Et là, c’est l’enfer. Parce qu’au lieu de se soutenir mutuellement, de s’aider ou de s’encourager, on se juge, on se critique, on s’écrase (Plaf ! #Bouillie). Et bien sûr, quand vous rencontrez, en plus, des difficultés avec votre enfant et que vous perdez patience, ces parents là (qui ont généralement la vue et l’ouïe plus affûtées que les autres) ne vont pas vous rater. #ambiance… Et si je vous parle, aujourd’hui, de ces parents qui se posent là comme des « justiciers » ou des parents « exemplaires » (comprenez « carencés »), c’est parce que j’en ai bien évidemment rencontrés. Pas beaucoup. Mais assez pour savoir que leurs jugements et leçons déplacés ne vont non seulement aider personne mais vont au contraire enfoncer les autres parents dans leurs difficultés.

Plaf_Humeurdemoutard

Et que je t’en remette une couche !

Ma question à ces parents « justiciers-exemplaires-carencés » est donc la suivante : Croyez-vous vraiment aider les autres à surmonter leurs difficultés quand vous les jugez ou quand vous les accablez de reproches ? Croyez-vous qu’ils aient envie d’appliquer les leçons que vous leur assenez ?

J’Y CROIS PAS UNE SECONDE. En revanche, j’ai bien peur que vous contribuiez à maintenir leurs difficultés et que vous les attisiez même. Mais peut-être que vous vous en fichez… ou que cela vous procure un certain soulagement ! Dans ce là, arrêtez tout de suite de lire ce billet et allez plutôt lire celui-ci.

Minions_Humeurdemoutard

Ou sinon, adoptez un minion.

En conséquence de quoi, à la question de normalité, de ce qui est admis et donc respectable par chacun d’entre nous, j’ai juste envie de rigoler au nez. Parce que la normalité imposée par les uns peut être aussi perçue comme une anormalité par les autres. Parce que nous ne mettons pas forcément tous le curseur au même endroit sur ce que l’on peut faire ou dire pour bien élever nos enfants. Parce que nous ne disposons pas des mêmes possibilités, nous n’avons pas les mêmes repères, nous n’avons pas reçu la même éducation, nous n’avons pas été conçus pareils

En revanche, nous pouvons TOUS faire preuve d’indulgence, de compréhension, de patience, d’entraide et de bienveillance. Et cela même à l’égard d’un enfant qui réclame par deux fois sa mère dans un environnement qu’il ne connaît pas ou de parents qui rencontrent des difficultés avec leurs enfants à un instant T dans un contexte particulier.

Et cette bienveillance là est sûrement plus efficace, plus vertueuse pour notre moral de parent et donc le bien-être de nos enfants que n’importe quelle forme de jugement.

C’était ma réflexion du jour.

Des baisers.

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[COUP DE COEUR]&[CONCOURS] Déculpabiliser avec Le Guide de survie des mamans débordées et gagner un exemplaire

Alors, pas trop dur d’être maman ? Entre les courses, le ménage, les lessives, les repas, le bain, les jeux d’éveil, et j’en passe… on peut dire que c’est comme un job à plein temps, hein ! Et puis, cette exigence que nous avions quasiment toutes à propos de nous-même… Quand on regardait ces vidéos ou ces photos sur Internet de toutes ces familles virtuellement « parfaites » auxquelles nous avions rêvé de ressembler. LOL ! Bienvenue de le monde réel mes bichettes. Vous avez vu le temps qu’il faut pour faire briller sa baraque avec un deuzans dans les pattes ? Et le manque de sommeil… hahaha, c’est l’éclate ! Youhou, vous voilà à genoux en train d’essuyer la purée qui s’est infiltrée entre les lattes du parquet… Et puis, je voudrais pas trop insister mais vous avez du vomito sur votre chemisier ! MAIS allez… c’est pas si dur d’être une maman… DÉBORDÉE ! Y a même un super guide de survie pour nous aider à déculpabiliser, pour dédramatiser et pour rigoler qui m’a été offert de tester. Venez voir…

I – Voici LE GUIDE DE SURVIE DES MAMANS DÉBORDÉES :

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Fiche de présentation :
Titre : Le Guide de survie des mamans débordées
Auteurs : RIM (auteur) et Liliaimelenougat (illustratrice)
Editions : Hugo Image
Nombre de pages : 128
Prix : 12,95 euros TTC
Où ça : disponible en librairie depuis le 6 avril 2017,
ou sur le site de Liliaimelenougat,
ou sur le site de la FNAC !

1- Mais qui sont les auteures ?

Alors, qui sont ces drôles de mamans qui ont eu la joyeuse idée de créer un guide aussi déjanté ? Hein ! Levez la main qu’on vous voit bien !

Il y a d’abord Amélie, alias RIM, cette maman bête de scène dont je vous ai déjà parlé ici. Mais siiii, celle qui anime ce « One-Maman-Show » du tonnerre au Sentier des Halles, à Paris, et jusqu’à la fin du mois de mai (courrez-y !).

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Copyright Romain Rivierre

Et puis, il y a cette illustratrice de génie. Lise alias Liliaimelenougat dont les personnages sont si proches de la réalité qu’on s’y croirait. Si vous voulez voir sa photo, et la manière totalement décomplexée avec laquelle elle aborde sa maternité, cliquez ici et vous serez servie !

2- Et ça raconte quoi ?

Plein de trucs marrants avec des anecdotes qui permettent de s’identifier et qui nous mettent tout de suite bien à l’aise ! 😀

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Si tu ne le sais pas encore, la maîtresse connaît TOUT de tes secrets les plus inavouables… Comme la date de ta dernière cuite ou la dernière fois que tu as glandé tout un dimanche en pyjama devant la télé.

Et puis, il y a plein de choses utiles et astucieuses pour savoir s’organiser ! Des conseils pratiques, des listes à compléter, des mémos, des tests… c’est plutôt bien pensé.

3- Ce qui m’a emballée ?

L’humour d’abord et toutes ces petites vérités assassines glanées par RIM auprès de ses copines ou dans son propre vécu.

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Je croyais être la championne des surnoms ridicules donnés à mon mignon… Mais en fait, non !

Et puis, on se détend, on déculpabilise, on rigole, on se met moins de pression. C’est ça qui est si bon !

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Ton nenfant veut du POUXIT ! Et pas ta mixture eco-kids-friendly-damour-qui-colle-et-qui-pue. Kapish ?

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Quand tu deviens parent, tu apprécies à nouveau de porter des chaussons ! Si si, tu kiffes grave même !

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Et puis, malgré toi, tu deviens aussi cette mère là ! Ou bien une sorte de « poly-mère »…

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Tu prends pleinement conscience de ce que veut dire « le monde réel »… Tu comprends enfin tes nouvelles congénères, les autres mères, et tu deviens solidaire.

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Enfin, tu fais tes propres choix de manière assumée parce que tu réalises que c’est toi qui est aux commandes et pas le monde entier. #MotherPower

4- Mon avis ?

  • La minute sérieuse : Je trouve que c’est un bouquin idéal pour TOUTES les mamans ! Chacune d’entre nous y trouvera du positif que ce soit en terme de réconfort ou de repères. Car au delà de l’aspect humoristique du livre, il y a du vécu ou plutôt devrais-je dire « des vécus » . Des mamans qui ont douté, galéré, culpabilisé, et parfois perdu pied. Autant de BONNES mères qui ont appris à dédramatiser, relativiser, qui ont eu aussi des ratés… MAIS qui kiffent leur maternité !
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On le sait TOUTES ! C’est dans nos tripes. Alors, en avant toute !

  • La minute joyeuse : MERCI ! Merci aux deux supers mamans qui m’ont tant fait rigoler. Merci de me l’avoir offert. Et super bonne idée de cadeau pour les futures mamans de mon entourage. 😉

II– GAGNEZ UN EXEMPLAIRE DU GUIDE DE SURVIE DES MAMANS DÉBORDÉES :

TADAM ! Un deuxième cadeau à gagner pour les 3 ans du blog ! Rim, Liliaimelenougat et moi vous proposons de gagner un exemplaire de ce super guide en participant à un tirage au sort qui sera effectué le mercredi 10 mai 2017 à 20h.

Pour bien faire, merci de :

  • liker la page Facebook de RIM – One Maman Show,
  • être abonné à mon blog ici OU sur mes réseaux sociaux,
  • liker cette publication sur l’un de vos réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter ou Hellocoton).
  • commenter cette publication ici,
  • résider en France.

En option, vous pouvez aussi :

  • doubler vos chances de participation en taguant un ami sur vos réseaux sociaux.

Je vous communiquerai le résultat du tirage au sort en édit de ce billet au plus tard le jeudi 11 mai 2017 à 12h.

En vous souhaitant une bonne journée.

Bonne chance à tous !

Des baisers.

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Retrouvez tous mes coups de coeur dans la rubrique Oooh, c’est top ça !

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EDIT : La gagnante de ce concours est Julie P.

Merci à tous et toutes pour votre participation.

Belle journée !

[DÉVELOPPEMENT PERSONNEL] Comment j’ai réglé leurs comptes à mes carences affectives

Mardi soir, France 5 a diffusé un reportage très intéressant sur « les mamans toxiques » . Je dis « très intéressant » car les témoignages apportés, et les avis de psy délivrés sur les différents cas présentés, n’ont fait que renforcer mes convictions sur la question des maltraitances éducatives et carences affectives.

L’origine du problème se situe quasiment toujours au niveau des propres souffrances et carences du parent « maltraitant » . Il a souffert, il s’est structuré avec de mauvais repères, et a reproduit un modèle d’éducation bancal soit complètement calqué sur son propre vécu ou en opposition totale – ce qui n’est pas forcément mieux d’ailleurs (exemple : donner une éducation trop permissive après avoir été éduqué de manière trop restrictive).

Après, il y a aussi, bien sûr, des parents maltraitants qui n’ont pas forcément été maltraités mais qui deviennent quand même maltraitants parce qu’ils ont subi un choc (exemple : le cas de ceux qui développent « le syndrome de Münchausen par procuration » suite au décès d’un proche après une longue maladie) ou parce qu’ils ont un problème inavouable du type complexe, manque de confiance en soi, fainéantise, immaturité, égoïsme, jalousie…

Mais pour en revenir à nos moutons, c’est ainsi que les souffrances vécues génèrent à leurs tours d’autres souffrances qui viendront elle-mêmes créer de nouvelles souffrances… et ainsi de suite, au fil des générations.

Dans ce billet, je n’ai pas choisi de vous parler « des casseroles de ma famille » (pas encore… mais ça viendra). Je ne vais pas non plus vous parler de mes deux thérapies et de ce que j’en ai compris. Ceci a déjà été abordé ici. Non, je vais plutôt vous donner les recettes de ma « résurrection » personnelle après mon difficile mais ô combien salutaire constat d’échec.

Tout a démarré un an après le décès de mon père. J’avais 31 ans et je venais de me faire plaquer à la suite d’une relation de 3 ans très compliquée. J’ai entamé ma première thérapie à ce moment là, encouragée par un ami qui effectuait lui-même une reconversion professionnelle pour devenir psy. Pour vous résumer la situation, je pensais alors 47 kg, je tenais à peine sur mes jambes, j’étais en détresse totale et je n’avais aucun projet personnel d’avenir… mon sentiment d’illégitimité dans ce monde venait de me rattraper de plein fouet.

Pourquoi me sentais-je illégitime ? Parce que, comme beaucoup d’enfants du divorce, j’avais l’impression d’être de trop (exemple : j’avais l’impression d’être le paquet qu’il fallait prendre en charge pour les vacances). Puis comme mon père avait quitté ma mère, il m’avait aussi un peu quittée, en quelque sorte (Abandonnite aigüe bonjour !). Bref, j’étais une enfant en recherche d’affection, une adolescente un peu trop écorchée vive parfois, mais surtout une gentille fifille un peu trop généreuse qui voulait se faire aimer pour se sentir exister.

Et VLAN ! J’ai eu 31 ans et je me suis effondrée de l’intérieur. Toutes mes stratégies pour combler mes carences affectives et me sentir acceptée venaient lamentablement de se ramasser. J’avais échoué. Mais, heureusement, Zorro est arrivé ! Enfin… j’ai trouvé un très bon psy qui m’a permis de toucher du doigt ce qui n’allait pas bien dans mes fondations. Un super psy qui m’a insufflé l’énergie nécessaire pour trouver mes nouveaux repères et me reconstruire.

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Trouver ses nouveaux repères…

Quelles ont été mes recettes ? Je vais vous les donner en insistant cependant sur le fait que ce sont des recettes qui ont été salutaires pour MON cas. Chaque cas est différent, et chaque personne, qui doit se reconstruire, n’aura pas forcément besoin des mêmes recettes.

Pour ma part, voici ce qui m’a sauvé :

  • J’ai dû lâcher prise sur certaines attentes
    • accepter l’idée que je ne pouvais pas « réparer » mon passé dans mon présent.
    • accepter l’idée que je ne pouvais pas plaire à tout le monde et que ce n’était pas grave du tout !
    •  accepter l’idée de décevoir en disant NON, JE N’AI PAS ENVIE, JE NE SUIS PAS D’ACCORD.
  • J’ai dû modifier certains de mes comportements
    • apprendre à devenir plus égoïste (je donnais trop pour acheter l’affection).
    • apprendre à être bien toute seule (plutôt que mal accompagnée).
    • apprendre à m’affirmer davantage (parce que ma parole compte).
    • apprendre à me mettre en premier (parce que JE compte).
  • J’ai dû poser des limites à certains de mes proches
    • concernant mon père décédé, je lui ai dit à haute voix dans un lieu de recueillement (mais on peut aussi écrire une lettre à son parent décédé et la brûler ensuite dans un feu de joie) tout ce que je lui reprochais et tout ce que j’aurais aimé partager avec lui qui m’a tellement manqué.
  • J’ai enfin dû expérimenter de nouvelles façons de faire ou dire les choses pour me positionner et savoir enfin ce qui me convenait et me donnait la force de rester droite sur mes deux jambes, apaisée et confiante.

Cela n’a pas toujours été facile à faire… Mais j’ai conservé mon cap et cela a fonctionné.

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I believe I can fly…

Beaucoup de colères en moi se sont envolées. Beaucoup de manques à combler ont cessé d’être mes priorités. J’ai appris à me défendre et me protéger seule des souffrances/maltraitances des autres. J’ai appris à trouver cela normal et à ne plus culpabiliser par crainte de décevoir et d’être ensuite rejetée.

J’ai appris à dire les choses (parfois de façon un peu trop radicale je l’admets) mais toujours de manière efficace et avec la conviction d’avoir dis la vérité et quelque chose de juste ou de justifié !

Un tri naturel s’est opéré parmi les personnes que je fréquentais. Seuls mes véritables ami(e)s de coeur sont resté(e)s et ceux/celles qui n’étaient là que par intérêt sont parti(e)s. Et puis, j’ai fermé la porte à quelques autres aussi parce que trop différent(e)s de moi et enfermé(e)s dans un mode relationnel qui ne me correspond pas.

J’ai fait des projets. J’en ai réalisés quelques uns. J’ai rencontré mon mari et nous avons créé une famille.

ET j’ai appris à m’occuper de MOI et moins des autres.

A ce titre d’ailleurs, je me rappelle avoir rencontré, il y a quelques années, une jeune femme qui se « vantait » de ne pas avoir le temps de consulter un psy pour elle parce qu’elle devait s’occuper de son jeune frère (adulte quand même) qui avait des problèmes. Je lui avais alors répondu quelque chose d’assez peu compatissant, mais que j’estimais JUSTE, qui lui avait fait l’effet d’une gifle (oups !). Quelque chose qui lui avait permis de prendre du recul et de se focaliser sur sa propre vie, ses propres difficultés. Je lui avais dit qu’il était plus facile de s’occuper des problèmes des autres que de régler les nôtres :

– d’abord parce que s’occuper de l’autre était bien souvent utilisé comme un alibi pour ne pas s’occuper de soi.

– Ensuite, qu’en faisant cela, on dédaignait inconsciemment la capacité de l’autre à s’en sortir seul.

– Enfin, qu’on empêchait l’autre de découvrir et déployer ses propres ressources pour résoudre ses problèmes et s’en sortir « grandi ».

Et bien croyez moi ou pas, depuis, pas mal de choses se sont débloquées dans sa vie. Elle est devenue maman après de longues années de relations mouvementées mais désormais apaisées avec son compagnon (Gniiii !) #HappyBeginning.

🙂

Voilà comment j’ai réglé leurs comptes à mes carences affectives. Voilà comment j’ai réussi à prendre mes distances vis-à-vis d’un proche particulièrement tourmenté et malheureusement maltraitant :

  • D’une part, parce que je ne suis pas responsable de ses tourments et ses souffrances,
  • ensuite parce que rien ne justifie le fait que mon enfant ou moi servions de défouloir,
  • et enfin parce que « rester » reviendrais à cautionner et donc encourager ses comportements déplacés.

J’ai terminé.

Voilà mes recettes, si ça peut vous aider…

Et si vous aussi, vous vous êtes reconstruit(e)s, dîtes-moi tout ! Allez-y. On échange ensemble. On s’entraide aussi.

A vos claviers.

Des baisers.

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[PARENTALITÉ] Faites-les taire !

Pfiouuu, rêche le titre ! Qu’est ce qui se passe ?

Il se passe que… Y’EN-A-MARRE !

Marre de ces gens qui nous jugent en tant que parents et jugent aussi nos enfants. Bon sang ! Ça suffit là !

Ça y est, ils ont réussi à me mettre en colère. Alors j’vous préviens, je vais régler ça tout de suite parce que ça commence à bien faire. Et que j’en peux plus de ces grandes leçons de morales et de ces procès publiques à « deux balles » (et encore je suis généreuse).

Deux jours avant la rentrée, ma famille et la famille du meilleur copain de mon titi de 4 ans et demi, nous sommes retrouvés au coeur de Paris pour passer la soirée tous ensemble. Nous avons été dîner dans un restaurant japonais puis nous avons marché un peu avant de reprendre le bus pour rentrer.

Faire taire les enfants 2 - HDM

Et voilà que dans le bus, alors que mon amie et moi étions assises dans le fond avec nos minis fatigués mais excités de ses retrouvailles, trois personnes se sont tournées vers nous en nous ordonnant sèchement de « les faire taire » et nous ont fait un scandale. (soupir).

J’avoue ne pas avoir fait beaucoup d’effort ce soir là, pour garder mon calme. Et là, j’ai déballé tout mon sac histoire de recadrer le « drame ».

Aussi, après avoir fait remarquer à ces personnes que nous avions demandé plusieurs fois à nos petits de faire un effort pour rester calme, j’ai dit que cela ne fonctionnait pas toujours sur commande d’autant plus qu’ils étaient encore petits (vous savez, le cerveau émotionnel qui prédomine à cet âge, toussa…). Puis, j’ai ajouté qu’il fallait se rappeler au minimum que nous TOUS n’étions pas sortis adultes du ventre de nos mères. Que lorsque nous étions enfants, nous avions forcément laisser éclater quelques émotions en public qui avaient dû gêner des gens.

Réponse de ces personnes : Et bien justement NON, dans leur jeunesse, elles n’avaient JAMAIS embêter les autres comme ça !

Attendez que je prenne bien fort ma respiration : « HAHAHAHA !!! Je me marre !!! Houuuu, la bonne tranche de rigolade. »

Non mais, WHO are we kidding ?

Non parce que les petits enfants robots existent « pour de vrai » vous savez. Ils ne parlent que sur commande, ne rient que sur commande, ne pleurent que sur commande…en bref, ils n’ont absolument aucune émotion et ne gênent jamais personne. Lol !

Non mais plus sérieusement, j’ai conscience que les personnes âgées, nées entre les deux guerres, ont eu une éducation particulièrement stricte, dure… parfois tellement rigide qu’elles ont du mal à comprendre et à accepter les changements de comportement de notre société et toutes ces nouvelles méthodes éducatives qui ont vu le jour au fil des années. Mais la génération d’après guerre et les plus jeunes…  J’hallucine !

En bref, j’ai répondu que c’était sans doute pour cette raison qu’elles avaient l’air aussi peu épanouies et que leur modèle éducatif ne faisait vraiment pas envie.

Et puis, ces personnes nous ont fait la remarque que nos enfants n’arrêtaient pas d’aller et venir dans l’allée centrale, entre l’avant et l’arrière du bus. Puis qu’à cette heure-ci (21h15) et compte tenu de la rentrée, ils n’avaient rien à faire ici.

Pardon ? Ah mais c’est que nous sommes des parents parfaitement irresponsables vous savez ! On laisse effectivement nos enfants aller seuls demander de l’eau à leurs pères respectifs restés à l’avant du bus (avec la poussette du petit dernier de mon amie) parce qu’il fait très chaud (coucou la canicule) et qu’ils ont très soif nos « épouvantables » gosses. Non mais quel scandale ! Vous vous rendez compte, on les a autorisés à aller boire ! Et puis, nous sommes des parents hyper égoïstes aussi qui avons décidé de continuer à vivre, à sortir et à partager des bons moments avec NOS enfants, au lieu de rester cloîtrés chez eux, passé 20h, deux jours AVANT la rentrée scolaire. On est FOU, faudrait carrément nous jeter des cailloux ! Mais c’est bien sûr, on a juste oublié que nous vivions dans une dictature…

Et puis, j’ai allumé le haut parleur (j’ai la voix qui porte vous vous rappelez) – histoire que TOUS les râleurs soient bien avertis. J’ai dit STOP À LA PRESSION que nous, parents d’aujourd’hui, subissons :

– D’abord parce que la fessée et la claque étaient désormais interdites et qu’il était hors de question d’aller dans cette direction.

– Ensuite, que si nous avions le malheur d’élever un peu la voix sur nos enfants nous étions considérés comme maltraitants.

– Aussi, que si nous demandions calmement à nos enfants de baisser le ton sans succès, nous étions incompétents.

– Et enfin, que si nous essayions simplement de détourner leur attention sans forcément y parvenir, nous étions démissionnaires…

En bref, que quoi que nous fassions, nous étions toujours jugés, que RIEN n’allait JAMAIS et que cela nous pompait l’air !

Comme si le fait d’avoir des enfants en bonne santé, plein de vie, heureux et épanouis était tout bonnement insupportable. Et qu’il vallait mieux qu’ils soient renfermés, éteints, malheureux ou dépressifs comme la plupart des français ! (excusez, mais c’est un peu vrai).

Non mais sans blague, heureusement que les enfants sont là pour relever la moyenne ! Et il faudrait peut être se rendre compte qu’ils ne sont ni les responsables de nos problèmes, ni les déversoirs de toutes nos colères, nos fatigues et nos haines ! Ça va pas, non !!

Faire taire les enfants 1 - HDM

Bref, ça a chauffé sec. Parce que MOI ce sont tous CES intolérants qui me gênent. Tous ceux là qui n’ont pas le courage d’affronter leur galère et qui se défoulent sur les enfants et leurs mères.

Au passage, gros clin d’oeil à toutes celles qui ont oublié ce que c’était d’avoir un enfant de 4 ans et demi alors que moi je me souviens très bien de la patience dont j’ai fait montre pour leurs enfants quand ils avaient cet âge. #bigwink ! Souvenirs, souvenirs…

Ah ! Une autre mise au point en passant… À toutes ces jeunes femmes qui ne sont pas encore mamans et qui nous jugent en se disant qu’elles, au moins, feront mieux que nous et n’auront jamais d’enfants bruyants, agités ou aussi peu obéissants, je voudrais juste vous dire une chose… Attendez, je reprends une profonde respiration : « HAHAHAHA !!! La bonne blague ! »

Je me moque franchement mais sachez que lorsque vous y viendrez, nous les parents « incompétents » seront là pour vous écoutez, vous réconforter et peut-être même vous rassurer.

Vous voyez, on est les parents les plus imparfaits du monde – Oh ! Mais comme tout le monde en fait ! – mais on est cool quand même.

Allez sans rancune et sans haine.

Un peu plus de compréhension pour nous, de patience et de tendresse pour nos jeunes enfants ET surtout pour VOUS-MÊME. (à méditer !)

Des baisers.

Faire taire les enfants 3 - HDM

[ÉDUCATION] Bien se construire.

Je souris car vous allez sûrement vous dire « encore ? ». En effet, je crois avoir encore des choses à dire sur l’importance de bien poser les fondations chez nos enfants pour les aider à bien se construire, être heureux, épanouis et pleinement eux.

Comme vous avez dû le lire précédemment sur mon blog, dans ma vie, j’ai suivi deux thérapies avec deux excellents psy à double casquette : un psychiatre-psychanaliste et un psychiatre-psychothérapeute. En l’occurence du lourd, du solide, de l’indestructible.

Et c’est grâce à eux, et à mon travail personnel aussi [autosatisfaction oblige] que j’ai appris beaucoup, beaucoup, beaucoup sur moi-même, sur les autres et la manière de bien se construire. Si ça vous intéresse, je vais partager avec vous mon constat et vous pourrez ensuite réagir dans les commentaires.

Tout d’abord, je vais vous raconter comment je me suis rendue compte que je devais peut-être aller consulter. Il y a de cela quelques années [presque 10 ans en arrière], j’étais en pleine déroute sentimentale. Ma relation venait de voler en éclats alors que je portais encore le deuil de mon papa tant adoré [décédé 1 an plus tôt] et je ne parvenais plus à me porter. Mes jambes flanchaient littéralement quand je devais me lever et j’avais du mal à respirer. C’est alors qu’un collègue de travail [Mister A. qui se reconnaîtra peut-être] m’avait gentiment fait remarquer que « je ne pensais pas de la bonne manière ». Le considérant comme un « sage » et parce que j’avais aussi beaucoup d’admiration pour lui, j’ai accepté qu’il m’explique ce que cela voulait dire. Et alors que je l’écoutais attentivement, réalisant la justesse, l’évidence, la simplicité de son propos, je rentrais ensuite chez moi apaisée et j’allais me coucher. Mais voilà que le lendemain, au réveil, il me fut impossible de me rappeler le contenu de nos échanges hormis la sensation agréable que cela m’avait procuré.

Pourquoi ?
Parce que j’étais tout simplement incapable d’INTÉGRER ce qu’il m’avait expliqué. Je pouvais l’entendre, comprendre que cela était juste et sensé, mais au fond de moi, la brique qu’il m’avait tendue ne trouvait pas sa place. Un peu comme une pièce de puzzle, tangible, avec une certaine forme, une épaisseur particulière, mais qui ne rentrait pas dans mes cases. Et j’ai donc commencé ma difficile mais ô combien salutaire thérapie, sentant que le problème venait de MES cases, et donc de moi.

Alors pour que tout soit bien clair, je vais aussi vous livrer le fond de ma pensée sur la thérapie : NON, la plupart des personnes qui consultent des psy ne sont pas « folles ». Elles ont un soucis, un problème, elles sont déprimées, en colère, elles souffrent intérieurement et parfois aussi physiquement. Et parce qu’elles ont « mal », elles décident COURAGEUSEMENT d’aller consulter un psy. Oui, courageusement ! Parce qu’il en faut du courage pour admettre que le problème vient de soi et d’accepter de « travailler » sur soi.

Et voilà donc ce que j’ai compris de MA thérapie.

Chaque être humain depuis le jour de sa naissance jusqu’à l’âge adulte se construit un peu comme une maison :
– Il y a bien sûr les fondations [celles que l’on crée dans l’enfance], les structures sur lesquelles vont reposer tout le reste.
– Ensuite, pendant l’adolescence, on monte le sol, les murs, le toît.
– Au début de l’âge adulte, on s’attaque à la plomberie et l’électricité.
– Puis à l’âge adulte, on pose le papier peint, le mobilier, la déco, etc.
Alors bien sûr, c’est MA propre vision. Mais cette analogie va vous permettre de comprendre les choses telles que je les vois aujourd’hui.

Quand un adulte va mal, quand il ne parvient pas à être « heureux » comme il le voudrait, c’est comme si, malgré tous ses efforts de « déco » dans sa maison, rien ne tenait. C’est comme si des fissures apparaissaient sans cesse et que le papier peint se décollait. Alors, au début, on traite le problème en surface, on rebouche les fissures en mettant de l’enduit. On est content de soi, on se dit que le problème est réglé. Qu’on va pouvoir avancer. Et puis, d’autres fissures commencent à apparaître, et puis des infiltrations, des problèmes de moisissures… Et quoi qu’on entreprenne en surface, quelque soit l’énergie déployée pour y rémédier, les soucis reviennent encore et toujours. De toute évidence, le problème vient d’ailleurs. Il y a probablement un défaut de structure.

Et c’est là que c’est dur. Et c’est là, que l’on va devoir s’armer de courage pour admettre qu’il y a quelque chose qui cloche dans les fondations, qu’il va falloir descendre au sous-sol et chercher l’origine du problème tout au fond. Clairement, ça fait suer. Parce qu’on a tellement investi tout au-dessus pendant tant d’années, que c’est DUR d’accepter de laisser tomber ce bâtiment, cette déco, ces murs qu’on a construits et avec lesquels on a vécu tout ce temps [certains resteront même dans le déni, ils feront de la résistance accusant par exemple « l’enduit d’être mauvaise qualité »]. C’est très dur de LÂCHER PRISE. Et pourtant, c’est la seule manière de sortir des « problèmes ». La seule qui va nous permettre d’affronter le problème en face, de « corriger » le soucis et d’avancer. C’est ce que j’appelle le CONSTAT D’ÉCHEC. On réalise alors qu’on s’est construit sur des fondations « bancales » auxquelles on s’est en plus accroché. Des bases qu’on a subi étant enfant parce que nous étions impuissants et tellement dépendants. Des bases qu’ON N’EST PLUS OBLIGÉ de subir désormais, en tant qu’adultes parce que nous sommes devenus indépendants, capables de choisir, de se défendre et d’agir.

Alors, on fait face aux défauts de structure puis on décide d’évacuer le problème… parfois plus vite qu’on l’aurait pensé [on est adulte, on a les outils pour agir]. Et puis, on commence à SE RECONSTRUIRE sur des nouvelles bases plus saines, plus stables, plus confortables. On s’affirme, on ose, on s’impose. Quand j’ai fait mon constat d’échec, je pensais qu’il me faudrait toute une vie pour tout reconstruire. En fait, non. C’est allé très vite, je trouve. J’ai en tête l’image de tas de trucs que j’ai poussés du pied sous mon lit pendant des années, pour ne pas les voir, ne pas les assumer Et qui ont fini par déborder. Et puis, d’un coup, j’ai eu le déclic. J’ai alors décidé de commencer à regarder sous mon lit, de prendre chacun des trucs que j’avais planqués là, pour enfin les ranger. Et ça va vite. Un truc après l’autre, je sais où je vais les ranger. Ça ne m’ennuie plus de les regarder, de les trier, d’en jeter quelques-uns [mais oui allez, tant pis] ou de les archiver.

Mais revenons-en à MA maison. Elle n’est alors peut-être pas parfaite pour les autres mais pour moi elle est idéale car elle me plaît, elle me correspond et surtout ELLE TIENT BON. J’ai enfin lâché prise sur tout ce que je croyais être immuable [la peur, la colère, les complexes, et j’en passe]. J’ai laissé tomber mes chaînes. Je me respecte davantage, je sais prendre du recul et je ne prends plus l’agressivité des autres personnellement car je sais que le problème ne vient pas de moi. J’ai compris qu’eux aussi ont des fissures, qu’eux seuls peuvent et doivent régler [pas avec de l’enduit hein ! Vous m’avez comprise].

Voilà mon constat. Voilà comment je peux désormais intégrer toutes les briques de bienveillance que l’on me tend. Voilà comment j’ai pu, a posteri, intégrer celle de mon grand ami, Mister A. Et voila comment je peux aussi maintenant en partager à mon tour.

Une personne de mon entourage m’a demandé un jour pourquoi je ne m’étais pas fâchée après une autre personne qui avait eu un comportement déplacé vis-à-vis de mon enfant alors âgé de 3 ans. Parce que je n’ai plus de colère au fond de moi, je n’ai pas envie de jouer ce jeu là. Ça ne sert à rien. En revanche, je préfère prendre de la distance parce que la personne en question, ses fissures, génèrent trop d’éclaboussures. Voilà pourquoi.

Voilà MON expérience de la thérapie. Voilà de quelle manière je me suis restructurée. Et voilà aussi pourquoi, je prendrai toujours la défense de mon petit, DES petits. Attention, aux cartes que nous leur donnons. Attention, aux fondations. C’est ce qui va influencer en grande partie tout le reste de leur existence. Et c’est aussi pour cette raison que certaines familles continuent de se transmettre tout un tas de casseroles, de génération en génération, sans le vouloir, parfois sans le savoir, ou sans avoir la possibilité de faire autrement sinon que d’aller consulter un thérapeute pour « briser » cette boucle infernale.

J’espère que mon témoignage vous aura plu ou peut-être servi. Et j’en profite pour remercier aussi mes psy, mes Guides, SANS lesquels je n’aurais pas réussi.

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Voilà c’est fini.
Je vous souhaite à tous un bon vendredi et un bon week-end aussi.

Que tu lui donnes un crayon et l’enfant bâtit sa maison. Claude Nougaro >

NB : Oui je sais je l’ai déjà reprise cette citation… mais je la trouve si belle et si juste que je la partage à nouveau.

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[ÉDUCATION] Repères sur la construction affective et scolaire de l’enfant

Mardi soir, l’école de mon quatrans a invité les parents d’élèves à assister à une conférence sur « la construction affective et scolaire des enfants ». J’ai trouvé cette conférence tellement intéressante et riche d’enseignements pour guider les parents dans l’éducation des petits que j’ai eu envie de vous en livrer quelques détails clés.

Alors tout d’abord laissez-moi vous présenter rapidement l’auteur de cette conférence. Il s’agit de Victoire Dégez, une mère de six enfants, qui s’est intéressée de près à la manière de guider ses enfants vers une scolarité harmonieuse et épanouissante. Graphologue de métier, elle a donc aussi développé ses compétences pour devenir conseillère en orientation, accompagnatrice en Process Communication et conférencière. Ici son site Internet.

L’idée n’étant pas de vous retranscrire toute la conférence mais ce qui m’a le plus interpelé, je vais tâcher de faire court et surtout d’être claire. Voici donc de manière succincte les points que je voudrais partager ici avec vous.

Victoire Dégez nous dit d’abord que « plus on installe tôt des habitudes, bonnes ou moins bonnes, chez l’enfant, plus elles seront ancrées et donc difficiles à corriger ». Raison pour laquelle, il est important de bien comprendre le fonctionnement du bon développement de l’enfant. Car « le développement affectif et scolaire sont étroitement liés ».

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Autrefois, il était question de QI (Quotien Intellectuel) pour mesurer la capacité d’apprentissage et donc le potentiel de réussite. Mais aujourd’hui, nous avons compris que le QE (Quotien Émotionnel) est encore bien plus important pour la scolarité des enfants. Un enfant ne peut pas être dans de bonnes conditions d’apprentissage s’il est stressé, fatigué, dans l’inconfort ou s’il démontre des signes d’agressivité, de colère ou de renfermement. Tous ces signaux sont les symptômes d’un problème qu’il faudra lui permettre de surmonter [exemples : problèmes de langages, lecture, retard moteur, peur d’échouer, manque de confiance en soi, isolement à l’école, etc.]. Comment y remédier et permettre à son petit de retrouver une forme de sérénité ? Il faut bien évidemment écouter les retours des enseignants ou des éducateurs, et ne pas hésiter à s’en ouvrir à d’autres professionnels qualifiés pour sortir de ces difficultés : pédo-psy, psycho-motricien, orthophoniste…

Et pourquoi ces symptômes consituent-ils un frein aussi puissant et bloquant pour le bon développement de l’enfant ? La réponse se situe au niveau du cerveau et des dernières avancées en matière de neuro-sciences qui ont permi de mieux comprendre le développement de l’enfant. Si vous avez regardé la petite vidéo de la Pédiatre Catherine Gueguen vers laquelle j’ai récemment posté un lien [voir mon article Le mangeur de colère], vous avez dû voir que le cerveau des petits se développe en différentes étapes :

cerveau

  1. Il y a d’abord le cerveau reptilien qui est le siège de l’instinct de conservation. C’est la partie du cerveau qui est majoritairement mobilisée en cas de danger [par exemple : quand il y a un bruit fracassant et que vous faîtes un mouvement de recul pour vous protéger]. Cette partie est prédominante chez les tout-petits jusqu’à 5-6 ans.
  2. Ensuite, il y a le cerveau limbique qui est le siège des émotions [exemples : les sentiments, j’aime, j’aime pas]. Il est aussi très présent chez les minis jusqu’à 6-7 ans.
  3. Et enfin vient la partie du cerveau dite cognitive (le cortex et néocortex cérébral) qui est le siège de la raison [exemples : c’est bien, c’est mal, je prend du recul, j’analyse, je réfléchis] et qui se développe autour de 7 ans [coucou l’âge de raison !] jusqu’à l’âge de 25 ans ! Mais oui, 25 ans !!

Et bien quand un enfant est stressé par exemple, toute son énergie va se concentrer sur la partie reptilienne et/ou limbique du cerveau. Et il lui sera alors très difficile voire impossible d’apprendre correctement puisque le cerveau cognitif ne sera pas bien disponible.

Aussi, comment aider nos enfants à surmonter ces difficultés en plus de l’aide des professionnels cités plus haut ? Je vais vous lister quelques clés fondamentales énoncées par Victoire Dégez :

1- La persévérance
Risques : si l’enfant ne persévère pas ou s’il zappe facilement et trop souvent, il sécrète une hormone (« le cortisol ») qui ne favorise pas la concentration et donc la mémorisation. Le cerveau cognitif ne fera donc pas bien son travail. Les apprentissages seront « parasités ».
Avantages : s’il termine une tâche avant d’en effectuer une autre, il éprouve une certaine détente qui favorise alors l’apprentissage.

2- La confiance en soi
Risques : si l’enfant n’a pas suffisament confiance en lui, ou que l’entourage ne le valorise pas assez ou pas du tout [exemples : tu n’es pas fait pour ça, tu n’es pas doué, c’est pas ton truc], sa capacité d’apprentissage ou sa réussite s’en trouve entravées. [Exemple : voici une vidéo repérée chez Super-Julie qui démontre à quel point la perte de confiance en soi est bloquante pour la réussite d’un travail même si l’élève détient les capacités].
Avantages : Plus l’entourage valorise l’enfant, plus l’enfant prend confiance, mieux il apprend.

3- La frustration (ou le principe de plaisir et de réalité)
Risques : un enfant qui n’apprend pas à différer son plaisir (pour être mieux récompensé) n’est pas capable de projeter ou construire une pensée et donc de bien travailler. Le pensée se construit, en effet, dès le plus jeune âge en partie grâce à la frustration. Cette dernière permet au bébé, par exemple, de construire un embryon de pensée au moment du repas quand il associe les bruits dans la cuisine à l’image mentale de son assiette. C’est le début de la pensée.
Avantages : si la frustration est suffisament équilibrée, elle permet d’élaborer la pensée. Et pour réussir dans les études, il faut donc être capable de résister à la frustration.

4- L’expérimentation
Risques : dès le plus jeunes âge, si l’enfant n’a pas assez capitalisé d’expériences sensorielles, positives ou négatives, il aura des difficultés à passer au stade « Hypothético-déductif ». Cela le freinera dans ses apprentissages.
Avantages : Les expériences sensorielles réalisées dans la plus petite enfance constituent le socle sur lequel l’enfant pourra ensuite formuler des hypothèses et résoudre des problèmes [en quelque sorte, cela prépare le bon fonctionnement du cerveau cognitif].

5- La mémoire
Risques : si l’on aide pas un enfant à connaître sa mémoire, il pourrait avoir du mal à mémoriser les apprentissages.
Avantages : selon que l’enfant ait une mémoire plutôt visuelle, auditive, verbale ou kinesthésique (« corporelle »), on insistera sur ce qui marche le mieux. Et on l’aidera à développer les autres formes de mémoire avec des petits exercices [exemple : on associe un apprentissage visuel à un apprentissage kinesthésique en faisant toucher des lettres en bois à un enfant pour apprendre l’alphabet – il les voit et les touche – il fait donc travailler sa mémoire visuelle ET kinesthésique].

6- Le problème des écrans (TV, tablette, console, mobile, ordinateur)
Risques : sur les jeunes enfants, les écrans entravent tous les points précédemment cités (l’expérimentation, la mémorisation, la persévérance, etc.) puisque l’on peut zapper, on limite les expériences sensorielles, on travaille peu les différentes formes de mémoire.
Avantages : à l’inverse, les jeunes enfants qui passent le moins de temps sur les écrans sont plus à l’aise avec les apprentissages et travaillent mieux car ils ont acquis plus d’expériences sensorielles entre autres.

Voilà quelques uns des éléments intéressants notés lors cette conférence. Des règles fondamentales pour la bonne construction affective et scolaire de nos enfants. J’espère que cela vous aura plu autant que moi et que cela vous aura donné quelques clés pour mieux comprendre et accompagner vos petits dans leur développement et leur scolarité.

Et puis, un dernier mot quand même pour vous rassurer. Le but n’est pas de cocher toutes les cases ni d’être un parent parfait, loin de là. Et, il n’est pas question non plus de culpabiliser qui que ce soit parce que vous n’avez pas forcément agit comme si ou comme ça. Je me suis moi-même rendue compte de points que je n’ai pas trouvés importants de stimuler chez mon quatrans comme la motricité dans laquelle il éprouve encore de la gêne. En effet, jamais je n’aurais pensé relier ce problème avec des difficultés ultérieures d’apprentissage. L’idée générale consiste donc plutôt à faire de son mieux et d’essayer toujours de s’améliorer.

Pour information et pour aller plus loin dans les constats de Victoire Dégez, sachez qu’elle est l’auteur du livre : Aimer et guider son enfant – 10 clés pour développer ses talents, paru chez Téqui en 2013.

livre

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout.

Bon courage pour la suite et bon week-end à vous.

< Youpiiii, c’est vendredi ! 😉 >

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