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Depuis quelques temps déjà, j’ai décidé de prendre un peu de distance avec les journaux télévisés, les pages d’infos des réseaux sociaux et tous ces véhicules d’atrocité. Non pas que je sois indifférente, loin de là. Mais justement parce que je suis du genre empathique et que la souffrance des autres, leur peine, leur détresse me pèsent énormément, trop. Et puis, il y a eu ce 14 juillet à Nice. Encore…

Encore des morts.

PFN

Encore des gens qui pleurent accablés de douleur, des personnes sidérées tellement elles sont choquées, d’autres qui n’arrivent pas encore à réaliser, quelques uns, très peu, qui arrivent à faire preuve d’une incroyable résilience et puis tous ceux qui sont submergés de colère et de peur. LA PEUR, celle qui n’a de conséquence que la méfiance et puis au bout de tout… la haine.

LA HAINE. Celle qui engendre la violence à laquelle répondront d’autres violences. Une boucle sans fin. Et sans nul doute le plus court chemin vers notre perte… à se battre les uns contre les autres.

Je sais que certains sont convaincus du contraire, mais pour ma part, je ne crois pas que la violence soit une solution. En fait, je crois que l’Histoire nous l’a plusieurs fois démontrée. Et que dans ses heures les plus sombres, quand des êtres ont brandi les armes pour lutter contre l’oppression ou la barbarie, ce sont les actes de personnes désarmées, pour sauver ou cacher des vies humaines, parfois au péril de leur propre existence, qui ont eu le plus d’influence. Ce sont ces actes d’amour qui nous ont fait grandir et qui nous ont réconcilié avec l’Humanité.

Alors, oui j’en ai assez d’écouter ces magazines d’information pointer du doigt tout ce qu’il y a de plus sombre et de plus mauvais dans l’Homme. J’en ai assez de voir, de lire, d’entendre toute cette propagande sombre, négative et désespérante de peurs. J’en ai marre de voir mes concitoyens et ceux d’autres nations se replier sur eux-mêmes, plein de doutes et de peine, répandre à leur tour leurs craintes, leurs colères et LA HAINE.

J’ai craqué et puis j’ai décidé de réagir. A mon échelle, toute petite, presque invisible, j’ai commencé à CONTREBALANCER. A distiller une énergie positive. Grâce à l’humour et grâce à l’amour.

Alors bien sûr je gronde parfois. Mais je gronde dans un soucis de bienveillance et sans violence. Car je ne crois pas que l’on puisse exercer une quelconque influence positive en accablant, en agressant, en violentant. A court terme peut-être… Mais sur le long terme, les mots et les actes blessants ne font qu’attiser la rancœur, favoriser le repli sur soi et renforcer les convictions… aussi malheureuses soient-elles.

Suis-je naïve de croire encore en l’Humanité ? Peut-être, en effet. Après tout, c’est facile pour moi d’écrire cela. Moi qui suis née en occident, dans le pays des « Droits de l’Homme » où j’ai eu la chance de recevoir une éducation, où je peux encore m’exprimer et vivre librement sans trop craindre pour ma sécurité. Cela dit, je veux croire que c’est le choix que j’ai fait et cela en dépit de toutes les souffrances qui s’abattent dans le monde. Et depuis plus d’un an, dans mon pays maintenant.

Car du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les gens. Je me suis intéressée à eux, à leurs forces et leurs faiblesses, aussi bien aux BONS comme aux MAUVAIS côtés. Je me suis souciée de cet équilibre précaire, entre le bien et le mal qui les animent au fond d’eux. Je me suis inquiétée de cette fragilité de l’être qui peut basculer des plus nobles aspirations aux plus atroces en une fraction de seconde. L’homme, l’humanité n’est ni stable, ni parfaite. Il y a des êtres perdus, abîmés, déchirés, tordus, insensés, désespérés… Toutefois, il y a aussi de belles volontés, de grandes générosités désintéressées, des coeurs remplis d’espoir et d’amour qui ne demandent qu’à aider les autres et partager leurs bontés. Et c’est de cet amour universel que je veux parler. Celui qui n’a pas de frontière, pas d’origine sociale, pas de race, pas de religion, pas d’éducation. Cet amour qui nous rassemble, nous élève et nous permet de continuer la vie.

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Une minute de silence.

Pourrons-nous un jour éradiquer toute cette peur, cette peine, cette violence… cette haine ? En toute honnêteté, et pour vous prouver que je suis quand même assez lucide, je ne crois pas, non. Car elle fait partie de nous, de nos imperfections. Cependant, je suis sûre que nous valons MIEUX que ça. Que nous sommes plus FORTS. Que nous pouvons lui RÉSISTER. Et que nous avons cette capacité de pouvoir évoluer vers quelque chose de plus POSITIF. Alors, je me cramponne à cette certitude et j’essaie de tracer ma route dans ce sens.

Je contrebalance avec bonne humeur et bienveillance.

< « …Et face à tous ceux qui te dévorent, aimer est plus fort que d’être aimé. » Daniel Balavoine. >

Toutes mes pensées les plus sincères à mes compatriotes niçois et toutes les victimes de la barbarie dans ce monde.

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#PrayForHumanity 

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