[PARENTALITÉ] Comment bien préparer son enfant à une intervention chirurgicale

Bonjour à toutes et tous !

Comme promis sur mes réseaux sociaux, je vous livre enfin mon témoignage sur la manière avec laquelle j’ai préparé mon sizans à son opération, le déroulement de son parcours médical, et nos réactions à mon fils, mon mari et moi.

Avant de commencer, et si vous me suivez sur Facebook ou Instagram, vous devez savoir que j’ai choisi de ne pas divulguer le motif de l’opération de mon fils d’une part car cela ne regarde que lui (c’est à lui que revient le droit d’en parler publiquement) et d’autre part car les informations de santé de ce genre sont généralement personnelles et confidentielles. Donc, par avance, merci de votre compréhension.

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Prêt pour le bloc.

1- La préparation de mon enfant 

Il y a un an, le pédiatre de mon fils nous a informés, mon mari et moi, qu’il était possible que notre titi doive subir une « petite intervention chirurgicale de routine » dans un proche avenir. Nous avons alors effectué toutes les démarches à suivre pour valider la nécessité de cette opération jusqu’à mi-novembre 2017 où le « couperet » est finalement tombé : notre petit devra être opéré au plus tôt pour éviter de méchantes complications à l’adolescence et, plus graves encore, à l’âge adulte. SU-PER !

Le chirurgien me propose alors une date d’intervention au début des vacances de Noël 2017. Date que je préfère repousser à janvier 2018 de sorte à pouvoir digérer l’information et bien préparer mon sizans à cette opération. Nous voilà donc avec un délai d’un peu plus d’un mois et demi pour profiter des fêtes, nous documenter, nous rassurer, nous motiver en vue de cette intervention chirurgicale.

Je vous avoue que cela n’a pas du tout été simple pour moi dans la mesure où je n’ai jamais subi d’opération nécessitant une anesthésie générale. Et que l’idée d’y être confrontée, un jour, pour moi-même, me fiche carrément les jetons !

Heureusement, après avoir rencontré et échangé avec l’anesthésiste qui s’occupera de mon mignon, j’ai été informée de l’existence d’un ouvrage très clair et très bien construit à destination des enfants, le fameux « Je vais me faire opérer » de l’association SPARADRAP et la fondation CNP. Guide que l’association a eu la gentillesse de m’offrir.

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Topissime !

Un livret illustré à la manière d’une petite bande-dessinée qui explique tout le déroulement d’une opération chirurgicale aux enfants, à partir du moment où il se réveille chez lui, le matin, jusqu’au moment où il récupère doucement dans sa chambre d’hôpital après être sorti de la salle de réveil. Nous avons donc lu, plusieurs fois, ce guide au sizans en le remettant dans le contexte d’une chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire lorsque l’enfant est opéré très tôt le matin et peut rentrer chez lui l’après-midi et rester sous la surveillance d’un parent pendant plusieurs jours avec tout un protocole de soins à effectuer et/ou de médicaments à prendre, prescrits par le chirurgien et/ou l’anesthésiste, pour atténuer la douleur. Et je dois bien avouer que ce livret a été non seulement efficace pour bien préparer mon enfant à son opération mais aussi pour moi à comprendre et mieux appréhender cet événement.

Je le recommande donc vivement à tous les parents qui doivent prochainement faire opérer leur enfant.

2- Le déroulement de son parcours médical

Quel parcours a suivi mon enfant ?

Rien de plus simple ! Voici les 10 étapes que nous avons suivies  :

  1. Rendez-vous avec le pédiatre de mon fils et premier doute émis sur la nécessité d’une opération.
  2. Vérification avec une échographie.
  3. Validation de l’intervention avec un chirurgien pédiatrique spécialisé dans le problème détecté (chirurgien recommandé par mon pédiatre) et fixation de la date et du lieu de l’opération avec lui.
  4. Rendez-vous préparatoire avec le médecin anesthésiste sur le lieu où l’intervention sera effectuée. Anesthésiste qui prendra en charge l’anesthésie générale de mon fils le jour de l’opération (je précise ce point car il se peut que la personne rencontrée ne soit pas la même que celle qui effectuera l’anesthésie le jour J).
  5. La veille de l’intervention, détente et relecture du livret avec mon enfant. Changement des draps, du pyjama, des serviettes de toilettes avant la douche complète et soigneuse de l’enfant.
  6. Le matin de l’intervention, à nouveau la douche complète et soigneuse de l’enfant avant de l’habiller avec des vêtements parfaitement propres.
  7. Départ pour l’hôpital avec un sac de vêtements confortables et propres, un doudou parfaitement propre, un livre et un cadeau de réconfort post-opératoire.
  8. Admission de l’enfant à l’hôpital.
  9. Préparation de l’enfant : questions de l’infirmière, visite de l’anesthésiste en chambre, déshabillage de l’enfant et mise en place de la blouse, des surchausses et du bonnet stériles.
  10. Départ pour le bloc avec un infirmier « brancardier » (je crois qu’on dit comme ça) et le doudou propre !

3- Nos réactions à mon fils, mon mari et moi :

  • Mon fils de six ans :

En toute sincérité, jusqu’au jour J, il n’a pas arrêté de me dire qu’il ne voulait pas y aller. Mais, avec du recul, je pense qu’il était réticent plutôt à cause de mon stress non dissimulé qu’en raison de ses propres craintes. Et pour cause, lors du rendez-vous avec l’anesthésiste, ce dernier m’a franchement fait flipper quand il m’a annoncé, devant mon titi, qu’il s’agissait d’une intervention « douloureuse » ! Je me rappelle, qu’à ce moment précis, mon cerveau a buggé. J’étais dans mes petits souliers, la tête rentrée dans les épaules. Comme un disque rayé, je n’ai eu de cesse de questionner l’anesthésiste, mon pédiatre et même le chirurgien sur le contexte « ambulatoire » de cette intervention étant donnée qu’elle serait douloureuse… Heureusement, je me suis ressaisie après avoir compris que la douleur associée à ce type d’intervention était « gérable » et qu’aucun établissement hospitalier ne pousserait un patient vers la sortie qui ne soit pas en capacité de partir. Et puis, grâce au livret « Je vais me faire opérer », j’ai appris qu’il était important de dire « la vérité » sur son intervention chirurgicale à son enfant de sorte à ce qu’il n’ait pas de « mauvaise surprise » lors de son admission au bloc (inconnu, peur, stress, refus de coopérer) ou suite à son intervention (douleur, nausées, pleurs ou cris de détresse), au risque de compromettre l’efficacité de toute l’opération.

Heureusement, le jour de l’intervention, mon titi était volontaire et coopérant. Il était rassuré de constater que tout se déroulait comme on l’avait lu dans le livret. Il est parti au bloc sans verser une larme même si j’ai vu dans son regard qu’il était tout à coup moins fier que la minute précédant l’arrivée du brancardier. Je lui ai dit « à tout à l’heure » en lui envoyant un petit baiser. Et, une fois parti,… je me suis effondrée !

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Début de l’attente !

  • mon mari :

Mon mari a beaucoup stressé… Et pour cause, il était dans un pays étranger. Nous avons fait le choix de ne pas le bloquer professionnellement car nous n’étions pas sûrs d’effectuer l’opération à la date indiquée et pensions qu’elle serait sans doute reportée. Pourquoi ? Parce que le titi a attrapé la grippe + forte fièvre peu avant Noël et que cette dernière s’est un peu trop éternisée… pour finalement se retirer définitivement tout juste 3 jours avant le jour J. Dans ce contexte, la date de l’opération a pu être maintenue mais mon mari était déjà en déplacement professionnel. Je l’ai donc tenu informé par sms et par téléphone du déroulé de cette journée.

  • moi :

J’ai donc demandé à ma mère de nous accompagner lors de cette journée. Elle est arrivée, la veille, chez moi puis elle est restée avec nous jusqu’à ce que nous soyons rentrés à la maison dans l’après-midi suivant l’intervention.

Elle m’a beaucoup aidée dans la mesure où pendant le temps de l’opération, elle s’est chargée de nous apporter des cafés, elle m’a réconfortée, elle a dédramatisé, elle m’a parlé de choses plus légères pour me changer les idées…

Ma mère est une personne qui a beaucoup d’humour et qui aime rigoler. Quand une situation stressante se présente, elle a l’art et la manière de trouver les mots justes pour apaiser les tensions et focaliser l’attention sur des petites choses drôles et sans gravité.

  • Je me souviens, par exemple, de cette fois où elle est revenue de la machine à café et m’a raconté avoir croisé le monsieur, qui était avec nous, plus tôt, dans la salle d’attente. Il partait tout penaud pour le bloc, allongé sur son « brancard » avec sa charlotte sur la tête. Et quand il a vu ma mère, avec ses deux gobelets de café, il lui a avoué « qu’il se sentait moins courageux que le petit » sans doute décontenancé d’être surpris dans le plus simple appareil par une femme élégante qui avait retenu son attention. Ça m’avait amusée.
  • Et puis, il y a cette fois, quand mon fils nous a enfin rejoint dans sa chambre, après son réveil, où le chirurgien est venu nous faire le compte-rendu de l’opération. Dès qu’il a franchi le seuil de la porte, je l’ai salué et l’ai tout de suite questionné sur le déroulement de l’intervention ainsi que la douleur que mon titi était en train d’encaisser. C’était sans compter sur l’humeur joyeuse de ma mère qui a repéré que le chirurgien était tout bronzé et qui lui a demandé, d’un ton enjoué, s’il avait passé ses vacances de Noël… à Agadir ! Bref, j’ai rigolé. #MaMère…

Ceci dit, tout juste après le départ de mon titi, j’ai quand même flippé, stressé et même versé ma grosse larme. #Snif

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Ma tête de mère inquiète…

Voilà donc comment j’ai préparé mon enfant à son intervention et comment les événements se sont déroulés.

Quant à mon titi, nous sommes aujourd’hui jeudi soir (soit 3 jours après le jour J), il arrive enfin à se lever et faire quelques pas dans l’appartement. Il me réclame moins les anti-douleurs et il est plutôt de bonne humeur ! Preuve pour moi que le contexte « ambulatoire » de son opération est largement justifié.

Une dernière chose avant de conclure ce billet… Avec du recul, je me rends compte que c’est l’anesthésie générale qui me faisait le plus de soucis. Cet acte médical n’est, en effet, pas sans risque comme vous le savez sûrement (arrêt respiratoire, arrêt cardiaque…). Maintenant que mon mini s’en est remis (il a quand même vomi trois fois le jour J), je réalise qu’il ne s’est jamais figuré « les risques » que l’on connaît (1 décès pour 100 000 selon cette source). Non jamais. Peut-être parce qu’il est très jeune et donc insouciant. Ou peut-être aussi parce que, chez mon enfant, il y a comme un sentiment très fort d’immortalité, d’invincibilité, de continuité, de vie qui ne fait que commencer et qui n’est pas du tout « en danger ». Vous comprenez… Quoi qu’il en soit, il n’a jamais craint de mourir. Il a juste eu peur d’avoir mal parce qu’il a compris que j’avais peur qu’il ait mal. #BimAutocritique ! 😉

Enfin, si votre enfant doit être opéré prochainement, je vous encourage à aller consulter le site de l’association SPARADRAP sur lequel vous pourrez commander le fameux livret « Je vais me faire opérer » . Je vous souhaite beaucoup de courage et vous recommande aussi vivement de solliciter le soutien de vos proches (famille, amis, collègues…). Mine de rien, ça aide beaucoup de se sentir soutenu(e) et de recevoir des ondes positives pour le bon déroulement de l’intervention. #VécuEtApprouvé

Des baisers.

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Ter-mi-né ! OUF !!

J’ai perdu un parent et j’ai continué d’avancer.

Bonjour tout le monde ! Vous allez bien ? Moi, super ! J’avance sur mon livre, sur mes projets de famille and co… Bref, je suis bien occupée MAIS je n’oublie pas de bloguer ! 😉

Aujourd’hui, j’ai eu envie d’aborder un sujet un peu délicat : le deuil d’un père ou d’une mère. Alors pourquoi le deuil ? D’une part, parce que j’aborde le sujet dans le roman que je suis en train d’écrire et d’autre part, parce que je vois souvent plein de clics sur le billet que j’ai rédigé en hommage à mon père parti en 2006. Et aussi, parce que beaucoup d’ami(e)s m’ont souvent demandé ce que l’on ressentait à la perte d’un parent et comment il était possible de surmonter une telle épreuve…

Si cela peut aider certains d’entre vous, je vais donc simplement vous révéler ce que j’ai ressenti face à la perte de mon père et comment j’ai évolué avec l’idée qu’il était définitivement parti.

Mon papa est donc parti, brutalement, un matin du mois de mai 2006. Quand ma belle-mère me l’a annoncé par téléphone, j’étais en état de choc total. D’une part, j’avais compris que je ne pourrai plus jamais lui parler et qu’il ne sera pas présent pour les plus grands moments de ma vie (mon mariage, la naissance de mon enfant…). Et d’autre part, et de manière étrangement contradictoire, j’étais dans le déni. Je n’arrivai pas à y croire. C’était trop dur, c’était quelque chose de complètement inacceptable. J’oscillais donc entre des moments de réflexion ou de prise de recul comme si cette tragédie avait touché une autre moi-même. Puis, à d’autres moment, j’étais submergée de tristesse, en profonde détresse, et je sanglotais bruyamment comme si je ne pouvais plus respirer. Comme si l’on venait de m’arracher une partie de mon être.

Pour y croire et pour comprendre ce qui venait de se passer, je suis donc partie le voir dans sa maison le jour même. Et bien sûr, une fois sur place, j’ai réalisé que sa vie était bel et bien finie. Qu’il était vraiment parti.

Les jours, les semaines et les mois qui ont suivi ont alors été très difficiles. Je m’efforçais d’accepter la vérité tout en me surprenant parfois à réagir ou à penser comme s’il était toujours là. Je crois que j’ai fait beaucoup de résistance avant de terminer mon deuil et de vivre aujourd’hui plus sereinement avec son souvenir.

Et, je me rappelle donc toutes les pensées ainsi que les émotions qui m’ont habitée pendant les premiers mois de deuil. Je me rappelle de tout. Même des commentaires navrants de gens croisés pendant cette période ! Lol ! C’est vous dire à quel point cela marque une emprunte forte… une emprunte que je conserverai probablement toujours. Mais pas grave. C’est la vie.

Alors, à quoi pense-t-on après la perte d’un parent ? Comment guérit-on d’une telle souffrance ?

Et bien, je crois qu’il n’y a pas vraiment de recettes toutes faites. On réagit tous plus ou moins différemment. Tout dépend aussi de la relation que nous avons entretenu avec le parent concerné.

Pour ma part, étant donné que j’étais en excellent terme avec mon père et que je l’adorais, cela a été pire qu’un déchirement. C’est comme si, j’étais un peu morte avec lui. Ralala… rien que de l’écrire je peux presque ressentir, à nouveau, le vide abyssal qui s’était créé au fond de moi. C’était vertigineux et insensé. Et en même temps, tout me paraissait insensé. Tout. Pour la première fois de ma vie, je venais de prendre conscience de la fragilité et de la fugacité de l’existence. Et je m’interrogeais donc sur le sens de la vie.

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Je me rappelle aussi avoir éprouvé la sensation d’avoir perdu « un pillier ». Comme si, désormais, C’était à moi et moi seule de « me » porter ET comme si je devais porter « le flambeau » de ma famille. Comme si, la responsabilité de la sauvegarde de mes gênes, de mon nom de famille, de mes ancêtres, reposait à présent sur mes épaules. Comme si, je prenais le relais.

Et puis, je me souviens également de toutes ces fois, où j’ai croisé des jeunes femmes heureuses en compagnie de leurs pères… Des coups d’épée en plein coeur face à cette terrible affiche de bonheur ! Des moments de la vie, où tu te surprends à changer de trottoir pour ne pas voir… ou pour ne pas leur en vouloir écrasée par la colère et la jalousie que la perte d’un parent te soit arrivé à toi et pas à autrui. C’est dur, hein ! Mais, malgré moi, j’ai pensé cela aussi.

Alors, si vous me suivez depuis un bon moment sur le blog, comme vous avez pu le constater, avec le temps, je m’en suis remise. Donc, bonne nouvelle, on s’en remet. MAIS, on n’oublie jamais. Non. On vit avec le souvenir et, de temps en temps, avec le manque et des petites pertes d’énergie.

Combien de temps cela prend avant d’aller mieux ?

Oooh, il n’y a pas de règle ! Chacun va à son rythme. Il faudra parfois compter des semaines, des mois voire des années. Il arrive aussi, après que le temps ait fait son oeuvre et qu’on aille mieux, que la peine nous revienne en pleine figure de manière complètement inattendue. Comme une gifle ! Je me souviens très bien de ce jour, quelques années en arrière, d’une de mes meilleures amies, qui avait perdu sa maman depuis 10 ans (bien avant que je ne perde mon père) et qui s’était effondrée en larmes dans la métro en entendant un musicien jouer un air de musique que sa mère avait l’habitude de fredonner. Ça m’avait bouleversé. Elle qui souriait toujours tout le temps, qui faisait aller et que je voyais tellement forte… Sa peine, sa blessure, venait de se réveiller. Puis, on a pleuré un bon coup toutes les deux, on a séché nos larmes, je crois que j’ai dit une bêtise, et on a ri.

Parce que les moments présents, ceux que nous vivons en même temps que le deuil que nous traversons, impriment de nouveaux souvenirs dans nos esprits. On ne s’en rend pas compte tout de suite… Mais, ils s’impriment pour de bon. Ils laissent petit à petit la place à des images nouvelles, une continuité, des sentiments positifs, des envies, des projets… Des choses qui nous font avancer et qui nous permettent de mieux supporter l’absence du parent décédé (à défaut de parvenir à l’accepter).

Ah ! Il y a les croyances aussi ! On peut mieux surmonter son deuil selon ses convictions. Croire que l’on va retrouver son parent décédé, une fois notre vie terminée, va forcément beaucoup aider. Ça m’a beaucoup aidée. 😉

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Enfin, pendant le deuil, j’ai noté qu’il arrive qu’on se surprenne soi-même à rire de nouveau, à éprouver de la joie. Bien sûr, rien de mal à tout ça… Mais, parfois, on culpabilise. Il ne faut pas. Il me semble que c’est un peu comme l’instinct de survie, c’est naturel. Et même plutôt bon signe pour la suite. On commence à aller mieux. On va aller mieux ! 🙂

En résumé, voilà ce que j’ai souvent répété à mes ami(e)s qui m’ont interrogée sur le sujet. Voilà ce que j’ai pensé et ressenti lors de mon deuil et que j’ai conservé en mémoire jusqu’ici.

Si ça peut aider…

Si ça peut rassurer…

Je laisse, ici, mon témoignage pour tous ceux qui traversent une épreuve similaire avec un parent ou qui peinent à entrevoir des perspectives à nouveau joyeuses pour la suite.

Gardez espoir. Je vous comprends tellement. ❤

Je vous embrasse.

< « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. » Victor Hugo >

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[BIEN-ÊTRE] Comment j’ai rattrapé la plagiocéphalie de mon titi

Voilà un sujet hyper sensible pour moi. À vrai dire, certaines de mes amies m’ont longtemps demandé pourquoi je n’avais pas encore écrit sur la plagiocéphalie alors que mon fils a été touché par ce phénomène et que son père et moi l’en avons complètement sorti. D’autant plus que pour gagner cette « lutte », il se trouve que je m’étais hyper documentée sur ce syndrome et que j’étais très calée sur le sujet. Alors peut-être que 4 ans après avoir complètement vaincu « la plagio » de mon mini, je ne suis plus tout à fait à jour des pratiques. Mais, les miennes restent toujours d’actualité car :
– elles ont parfaitement fonctionné,
– ce sont peut-être les pratiques les moins coûteuses parmi certaines proposées,
– ce sont des méthodes douces,
– mon fils n’en a conservé aucune séquelle.

Alors, avant de vous donner mes recettes, je vous propose de (re)découvrir ensemble ce qu’est la plagiocéphalie et les différents cas observés aujourd’hui. Je vais tenter de rédiger le plus simplement possible pour que tout le monde comprenne bien de quoi il s’agit. Je vous demanderais donc de bien vouloir excuser la forme du langage employée ainsi que les mots utilisés qui n’ont pas vocation à être publiés dans une revue médicale. 😉

1- La plagiocéphalie, qu’est-ce que c’est ?

La plagiocéphalie dite positionelle (ou posturale) est due soit à une malformation soit à une déformation du crâne liée à un appui prolongé sur la zone déformée. Cette déformation donne alors au crâne un aspect asymétrique.

Il est très important de distinguer la plagiocéphalie de la craniosténose (ou craniosynostose) qui constitue une pathologie avec des conséquences plus « graves » (exemple : le retard mental). Cette dernière est liée à la soudure prématurée d’une ou plusieurs zones du crâne chez l’enfant et engendre donc une déformation crânienne sévère avec des séquelles importantes sur la croissance du cerveau de l’enfant entre autres.

2- Les différentes formes de plagiocéphalie

Je voudrais donc exclure, ici, toutes les formes de craniosténose (oxycéphalie, scaphocéphalie ou dolichocéphalie…) qui impliquent la soudure prématurée de sutures crâniennes et qui nécessitent donc un suivi médical avec un ou plusieurs traitements particuliers (exemple : la neuro-chirurgie).

Parmi les plagiocéphalies positionnelles les plus répandues, on distingue :

  • la plagiocéphalie occipitale,
  • la plagiocéphalie fronto-occipitale,
  • la brachycéphale (ou platycéphalie).

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3- Les conséquences ?

Il y a 5 ans, quand la tête de mon titi a commencé à s’aplatir, il n’existait « pas de littérature scientifique française » sur les conséquences de ce phénomène. il y avait cependant quelques suspicions de séquelles sur le développement « moteur et cognitif » des enfants suite aux témoignages apportés par certains parents. Cependant, malgré les dires de ces parents, aucune étude de causalité entre le phénomène et des séquelles particulières n’avait été menée. Et puis, bien sûr, il y avait quand même des témoignages d’adultes « complexés » et donc malheureux qui circulaient sur le net quant à leur propre déformation crânienne. Des personnes qui avait énormément souffert de moqueries dans leur enfance (par exemple : à l’école) et qui ne parvenaient pas à s’épanouir complètement dans leur vie d’adulte. Des gens qui avaient donc développé un cruel manque de confiance en eux. Et au milieu de ceux-là, quelques uns en proie à une profonde dépression. Ici, un exemple de témoignage récent.

Et puis, il y a eu cet article paru sur le magazine en ligne « Parents » le 2 août 2017 qui m’a tout de suite interpelée. Un article qui indiquait que « ce syndrome est désormais reconnu comme une question de santé publique, puisque “Le Parisien” fait savoir que la Haute Autorité de Santé (HAS) inscrit à son programme de travail l’élaboration de deux documents portant sur la prévention de ce type de déformation, l’un à destination des professionnels de santé, l’autre pour le public. » Un article qui précisait plus loin, ENFIN, les conséquences suivantes :

Car si l’aplatissement du crâne disparaît le plus souvent avec la croissance et lorsque bébé change lui-même de position, la HAS indique qu’elle peut « conduire à des complications mécaniques, sur le plan maxillo-facial ou cervico-brachial, voire cognitives. »

4- Les moyens préventifs aujourd’hui appliqués 

En attendant que les recommandations officielles de la HAS soient publiées, certains praticiens (exemples : ostéopathes) ont d’ores et déjà communiqué sur quelques mesures préventives ainsi que l’assurance maladie.

– Dans les périodes de sommeil :

Tous les praticiens vous diront d’abord qu’il faut maintenir le couchage sur le dos pour éviter la mort subite du nourrisson.

Si une asymétrie du crâne de l’enfant est alors constatée chez l’enfant, essayer de positionner sa tête sur la partie arrondie du crâne.

– Dans les périodes d’éveil :

Essayer de limiter les appuis sur le côté aplati :

  • en alternant ses positions quand on le tient dans les bras (notamment au moment du biberon),
  • en stimulant la rotation de sa tête à l’aide de bruits ou jeux de lumière du côté opposé au plat de sa tête,
  • en le positionnant avec « une câle » dans son parc afin que l’enfant ne repose pas sur le plat ET sous la surveillance du parent (pour éviter qu’il se retourne sur le ventre et s’étouffe sur le matelas).
  • en le mettant quelques minutes sur le ventre tous les jours, sous la surveillance du parent, pour l’aider à développer ses muscles et ainsi lui permettre de diminuer plus vite ses propres appuis sur le plat de son crâne.
  • en le faisant suivre par un ostéopathe, si nécessaire, qui débloquera les muscles de son cou qui l’empêchent de tourner la tête. Quelques petites exercices qui permettront à l’enfant de diminuer, ici aussi, plus rapidement ses appuis sur le plat.

5- Le cas de mon titi 

Quant à mon titi, l’histoire a été pour moi très compliquée et très culpabilisante à vivre aussi.

Mon enfant est né tout à fait normalement. Quand nous avons choisi notre pédiatre officiel, et après notre première ou deuxième consultation, ce dernier m’a fait gentiment remarqué que la tête de mon bébé commençait un peu à s’aplatir à l’arrière et qu’il fallait donc que je le stimule avec des sons et des jeux de lumières pour l’aider à changer sa tête de position. Qu’il fallait éviter qu’il reste toujours calé sur le « petit plat » qui était en train de s’installer. Et je respectais, bien évidemment, très scrupuleusement la consigne de couchage sur le dos.

Quand mon fils a eu 3 mois, le plat s’était aggravé. Les petites mesures entreprises pour stimuler la rotation de sa tête et développer les muscles de son cou n’avaient pas du tout marché. J’étais catastrophée. Je commençais donc à me renseigner partout autour de moi et à me documenter sur Internet pour savoir comment enrayer ça.

Mon titi à l’âge de 2 mois et demi

J’avais alors trouvé le site de l’Association Plagiocéphalie, info et soutien (pour le moment suspendu) avec plein de témoignages et nouvelles recommandations. J’avais pris connaissance de l’existence d’un casque spécial, appelé aussi « orthèse », délivré en France par quelques médecins spécialisés en neuro-chirurgie, mais pas très appréciés (voire carrément décriés) par beaucoup d’autres médecins et pédiatres français. Et j’avais également lu les effets bénéfiques de l’ostéopathie que je n’avais pas testée jusqu’ici.

Me voilà donc partie consulter un excellent ostéopathe de mon quartier (qui jouit d’une très bonne réputation) ainsi que l’un de ces neuro-chirurgiens spécialistes de la question à Lyon (rendez-vous fixé au 4ème mois de mon fils car la liste d’attente est déjà longue…).

Verdict ?

L’ostéopathe : ce dernier découvre quelques petits blocages au niveau du cou et du bassin chez mon enfant et lui débloque tout en quelques séances. Mon fils peut enfin tourner la tête sur le côté et limiter ses appuis à l’arrière du crâne sur la surface aplatie.

Le neuro-chirurgien de Lyon : Mon titi avait bien une brachycéphalie dite modérée (il existe 4 stades : léger, modéré, sévère, très sévère). Selon lui, il était encore trop tôt pour se décider sur le port d’une orthèse (il fallait attendre les 6 mois de l’enfant). Un nouveau rendez-vous allait donc être fixé au 6e mois de mon mini. En attendant, je devais continuer les mesures préventives de stimulation des muscles du cou et d’exercices sur le ventre en journée, toujours sous ma surveillance.

Mon action ?

J’ai tellement culpabilisé et j’étais si choquée que j’ai décidé alors de mettre TOUTES les chances de mon côté pour rattraper ce « plat » et, si possible, éviter l’orthèse !

6- Point sur le port de l’orthèse crânienne

Alors, bien sûr que non je ne suis pas du tout opposée au port de l’orthèse dite passive. Les résultats plus que probants, dont certains parents ont témoigné sur Internet et ailleurs, m’ont convaincue de l’efficacité de cette méthode. Il s’agit, en effet, d’effectuer un moulage de la tête de l’enfant pour réaliser un casque qui comprendra des zones de « vide » pour laisser la place aux parties aplaties du crâne de se développer sans contraintes. Les autres parties « non-aplaties » seront, elles, délimités par la barrière du casque. Il n’y a donc pas ou très très peu d’appuis.

Ce qui m’a refroidi c’est :

  • d’une part, le fait qu’aux 6 mois de mon titi, ce serait l’été et les fortes chaleurs,
  • d’autre part, les effets secondaires du type « démangeaisons » ou « rougeurs » que j’avais découverts en lisant les témoignages de certains parents.

Faire porter une « orthèse » à mon enfant dans ces conditions, alors qu’il avait déjà la peau très réactive, était pour moi inconcevable.

J’ai donc concentré mon attention sur des méthodes alternatives plus douces, d’autant plus que le degré de sévérité de la brachycéphale de mon titi était modéré.

7- Mes méthodes salvatrices

J’ai décidé d’annuler purement et simplement les appuis sur le plat de la tête de mon mini :

  • J’ai acheté un coussin anti-tête plate que j’ai positionné sous la tête de mon petit aussi bien sur sa table à langer, son transat, sa nacelle, son siège-auto, que sa poussette. Bref, partout où mon titi devait reposer sur le plat de sa tête dans les périodes d’éveil !
  • J’ai acheté un cale-bébé pour les périodes de sommeil dans lequel je le positionnais sur un côté puis sur l’autre, en alternant les côtés à chaque phase de sommeil et notamment la nuit. Je tiens à préciser que cette méthode est bien évidemment controversée car il y a un risque de retournement de l’enfant et d’étouffement. Raison pour laquelle je le calais sur le côté mais avec le corps légèrement basculé en arrière.
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  • J’ai installé son lit dans ma chambre pour être à même de le surveiller et/ou de l’entendre s’il éprouvait des difficultés. J’ai donc sacrifié mon sommeil, je vous l’avoue, car j’étais alors continuellement en alerte.
  • J’ai mis en pratique, plusieurs fois par jour, des petites séances de position sur le ventre, sous ma surveillance, pour aider mon enfant à développer ses muscles et se mouvoir plus rapidement. Avec son RGO, je peux vous dire, que ce n’était pas très rigolo.
  • Et j’ai continué les séances d’ostéopathie jusqu’à déblocage complet des muscles de son cou et « posturaux » .

Au bout du 6e mois, comme j’avais récupéré de l’arrondi, mon mari et moi avons décidé d’annuler notre rendez-vous avec le neuro-chirurgien de Lyon au sujet du port du casque. Nous avons fait le « pari » que j’arriverai à bout de cette brachycéphalie.

Mon titi à l’âge de 4 ou 5 mois.

Au bout du 8e mois, la zone arrière-basse du crâne de mon titi avait commencé à bien rebomber.

Au bout du 12e mois, la partie arrière-haute, qui rebombe en dernier, s’était redressée et plus personne ne pouvait se douter que mon mini avait alors eu le crâne aplati.

Mon titi à l’âge de 9 ou 10 mois

J’ai néanmoins poursuivi mes efforts jusqu’au 18e mois de mon petit pour être sûre que le plat ne revienne pas. Car tant que les sutures du crâne ne sont pas définitivement soudées (ce qui se produit entre l’âge de 12 et 18 mois), il y a toujours un risque de ré-aplatissement. Et ce risque est d’autant plus fort quand l’enfant a déjà eu le crâne aplati.

Aujourd’hui, mon fils a 5 ans et demi et tout son crâne est parfaitement remis. Il a un joli arrondi. Personne ne pourrait se douter que mon enfant a pourtant été victime du syndrome de la plagiocéphalie. 😉

Voilà mon expérience de la plagiocéphalie avec mon titi. Voilà comment nous en sommes sortis.

Si vous souhaitez apporter votre témoignage ou si vous voulez partagez vos astuces, allez-y ! Vous êtes les bienvenu(e)s.

Nota bene : à titre d’information, je voudrais vous signaler l’existence de groupes fermés de soutien et d’échanges sur Facebook. À l’époque, j’en faisais partie et cela m’a fait beaucoup de bien et cela m’a beaucoup aidée aussi.

Belle journée à tous,

Des baisers.

Plagiocephalie_12_Humeurdemoutard

[PARENTALITÉ] Question de normalité…

Depuis quelques années déjà, en observant et en écoutant les gens autour de moi, j’ai été surprise de constater à quel point chacun avait une conception tout à fait particulière de la normalité. Et en matière d’éducation, encore plus.

Alors qu’est ce que la normalité ? Ou plutôt devrais-je dire qu’est ce qui est admis ou acceptable et donc respectable pour soi-même et pour les autres ? Parce que c’est de cela que j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Que pouvons-nous faire en tant que parent pour nos enfants qui soit dans nos cordes bien sûr, que nous approuvions et qui soit également approuvé par les autres ? Et bien, après moult réflexions et de nombreuses années d’observation… PAS GRAND CHOSE. Et ben oui.

Pourquoi ? Et bien parce que nous sommes tous différents. Nous avons tous été éduqués différemment et nous portons en nous un patrimoine génétique unique. Il ne suffit pas d’être né dans le même pays, ou dans la même ville pour avoir les mêmes repères. Il ne suffit pas non plus d’être de la même famille et d’avoir quelques gènes en commun pour partager la même vision du monde. Ce serait trop facile, vous pensez bien. Il y a tellement mais tellement de facteurs qui entrent en jeu dans notre manière de voir et de considérer. Dans notre manière d’être et de se positionner. C’est pour cette raison, que je voudrais m’insurger une fois de plus, ici, sur les jugements ou remarques déplacées constatées autour de moi et notamment envers les parents de jeunes enfants.

Pour bien faire, je vais vous raconter une petite anecdote ou deux qui devrait faire l’affaire.

La première date d’hier. J’étais dans le petit train que l’on nomme « tire-bouchon » qui circule entre Auray et Quiberon (ils ont des chapeaux ronds, vive les…). Alors que mon cinquans regardait le paysage défiler par la fenêtre à côté de lui, mon attention fut attirée par un petit garçon, à peine plus jeune que le mien, qui appelait doucement sa mère partie poser quelques sacs devant les portes du train alors qu’il était resté en compagnie de son père. Il semblait un peu perdu, intimidé et un peu inquiet de voir sa maman s’éloigner. Puis, cette dernière est revenue prendre d’autres paquets qu’elle s’est aussitôt empressée d’aller déposer au même endroit que les sacs. À ce moment précis, le train a ralenti car nous approchions de l’arrêt et les passagers ont commencé à se lever dans l’allée pour se préparer à sortir. Le petit garçon, toujours accompagné de son père, a alors réclamé une deuxième fois sa mère. Une dame, qui était assise dans la rangée en face, s’est soudain tournée vers le père et lui a dit d’un ton moqueur « qu’avec ce genre de réaction, qu’est ce que ça sera quand le petit ira l’école » . Et je vous passe les « heins, mais et rolalas » que le titi a dû essuyer. Enfin, le regard de cette dame a croisé le mien. Je l’ai vue me fixer d’un air enjoué comme si elle attendait un soutien quelconque ou un peu de complicité. Et là, j’ai tourné la tête en faisant mine de regarder par la fenêtre d’un air profondément consterné. Et le petit s’en est allé avec son père qui n’a pas pris la peine de relever la remarque déplacée.

Allez, tous ensemble, et pour évacuer un peu la colère qui a dû monter en vous (je vous connais !), répétez après moi : « GOURDASSE » ! Vala. Ça fait du bien, hein !

Tirebouchon_Humeurdemoutard

Bye bye la vilaine !

Maintenant, revenons sur le propos de la dame. J’aimerais bien savoir, selon elle, comment il FAUT qu’un petit SOIT pour aborder l’école ? Hein, comment ? Sans peur, sans crainte, sans timidité, avec une détachement total et d’une grande placidité ? Comme un robot alors ! Ah oui…

Mais le problème c’est que l’enfant est HUMAIN lui. Bah vi.

Et puis, c’est quoi le message ici ? Que les parents ne rassurent pas leur enfant et ne lui donnent pas confiance en lui ? Qu’est ce qu’elle en sait ? Ou alors, peut-être que les parents couvent trop cet enfant et ne lui donnent pas suffisamment d’autonomie ? Mais selon quelle norme ? Hein ?? Et puis où est ce que c’est marqué que nos enfants doivent tous être à même d’appréhender sans sourciller un environnement qu’ils ne connaissent pas ou auquel ils sont peu habitués ?

NULLE PART. Et ben oui. C’est marqué nulle part. Car il s’agit bien d’enfance… La période de l’apprentissage, des expériences et de toutes les possibilités de se tromper, d’avoir peur, d’être intimidé et de progresser.

Youdidit_Humeurdemoutard

Les enfants progressent ! Si, si.

Mon deuxième exemple concerne, cette fois-ci, les parents qui ont si peu d’empathie à l’égard de leurs congénères qu’ils se permettent de faire des réflexions aux autres pères et mères afin de les mettre plus bas que terre. Généralement ceux là sont arrogants, parfois pédants, souvent égocentriques et donc en proie à leurs propres carences éduco-affectives ou en lutte/concurrence avec un membre de leur famille (leurs parents, leur frères et soeurs…). En gros, ils vous accablent pour se valoriser et se positionner en parents exemplaires ou ils règlent leur compte avec leurs propres parents à travers vous. Et là, c’est l’enfer. Parce qu’au lieu de se soutenir mutuellement, de s’aider ou de s’encourager, on se juge, on se critique, on s’écrase (Plaf ! #Bouillie). Et bien sûr, quand vous rencontrez, en plus, des difficultés avec votre enfant et que vous perdez patience, ces parents là (qui ont généralement la vue et l’ouïe plus affûtées que les autres) ne vont pas vous rater. #ambiance… Et si je vous parle, aujourd’hui, de ces parents qui se posent là comme des « justiciers » ou des parents « exemplaires » (comprenez « carencés »), c’est parce que j’en ai bien évidemment rencontrés. Pas beaucoup. Mais assez pour savoir que leurs jugements et leçons déplacés ne vont non seulement aider personne mais vont au contraire enfoncer les autres parents dans leurs difficultés.

Plaf_Humeurdemoutard

Et que je t’en remette une couche !

Ma question à ces parents « justiciers-exemplaires-carencés » est donc la suivante : Croyez-vous vraiment aider les autres à surmonter leurs difficultés quand vous les jugez ou quand vous les accablez de reproches ? Croyez-vous qu’ils aient envie d’appliquer les leçons que vous leur assenez ?

J’Y CROIS PAS UNE SECONDE. En revanche, j’ai bien peur que vous contribuiez à maintenir leurs difficultés et que vous les attisiez même. Mais peut-être que vous vous en fichez… ou que cela vous procure un certain soulagement ! Dans ce là, arrêtez tout de suite de lire ce billet et allez plutôt lire celui-ci.

Minions_Humeurdemoutard

Ou sinon, adoptez un minion.

En conséquence de quoi, à la question de normalité, de ce qui est admis et donc respectable par chacun d’entre nous, j’ai juste envie de rigoler au nez. Parce que la normalité imposée par les uns peut être aussi perçue comme une anormalité par les autres. Parce que nous ne mettons pas forcément tous le curseur au même endroit sur ce que l’on peut faire ou dire pour bien élever nos enfants. Parce que nous ne disposons pas des mêmes possibilités, nous n’avons pas les mêmes repères, nous n’avons pas reçu la même éducation, nous n’avons pas été conçus pareils

En revanche, nous pouvons TOUS faire preuve d’indulgence, de compréhension, de patience, d’entraide et de bienveillance. Et cela même à l’égard d’un enfant qui réclame par deux fois sa mère dans un environnement qu’il ne connaît pas ou de parents qui rencontrent des difficultés avec leurs enfants à un instant T dans un contexte particulier.

Et cette bienveillance là est sûrement plus efficace, plus vertueuse pour notre moral de parent et donc le bien-être de nos enfants que n’importe quelle forme de jugement.

C’était ma réflexion du jour.

Des baisers.

Mereetfils_Humeurdemoutard

J’adore mon cinquans, mais…

… il me fatigue tellement ! Mais tellement !

Par exemple, tout prend du temps avec mon cinquans… TOUT !

Le matin déjà, rhaaa, le matin. Ça commence bien. On est sensé partir à l’école à 8h10. Mais, on ne part jamais avant 8h20…

7h50 – Le père : « Loulou, habille-toi ! »

7h55 – Le père : « Quoi, t’es encore en pyjama ? »

8h00 – Le père : « Allez, HABILLE-TOI ! »

8h05 – Le père : « MAIS BON SANG !! FAUT QUAND MÊME PAS QUATRE PLOMBES POUR METTRE UN SLIP !!! »

8h10 – La mère : « Vous êtes prêts, on y va ? »

8h11 – Le père : « Non, toujours pas ! On va partir sans lui, si ça continue comme ça ! T’as entendu chouchou ? Tu vas rester TOUT SEUL à la maison… !! »

< Rester à la maison => Lueur de satisfaction n°1 dans les yeux de l’enfant >

JAdoreMon5Ans_2_Humeurdemoutard

Chic !

Et voilà, très souvent, ça commence comme ça. Ensuite, vers 8h20, on fonce attraper le bus pour aller à l’école. Et dans le bus, voilà que le cinquans s’applique méthodiquement à ingérer le maximum de germes et de microbes qui traînent…

– La mère :

NAN !! Ne lèche pas la vitre !! Et la barre, NON PLUS !

Et pourtant, je vous jure qu’il a bien mangé son petit-déjeuner et qu’il est normalement rassasié.

Nous voici enfin arrivés à l’école. On court sur le trottoir pour arriver avant la fermeture du grand portail. On se fait un petit bisou et on se dit « à tout à l’heure pour le goûter ».

–   PAUSE COURSES-MÉNAGE-PAPIERS-BOULOT   –

L’heure du goûter est enfin arrivée. C’est la sortie des classes. Je récupère mon titi tout ébouriffé avec son pantalon troué. Chic ! Un trou par jour, BIM !

– La mère : « Et ben ! Ça va pas plaire à ton père, ça ! »

EXCUSE BIDON À CHOIX MULTIPLES du cinquans :

– Le fils : « Mais c’est pas ma faute, c’est… »

  1. le grand qui m’a poussé.
  2. le sol qui a glissé.
  3. l’escalier qui m’a fait tomber.
  4. le pantalon qui s’est suicidé.
  5. les extraterrestres qui l’ont mâchouillé ! (Bah oui, tant qu’à faire…)
JAdoreMon5Ans_1_Humeurdemoutard

Sacrés Trouyotors !

Bref, on se met en chemin pour rentrer et je demande alors au fiston comment s’est passée sa journée d’école.

– Le fils : …

– La mère : « Super programme, dis donc ! »

– Le fils : « Chui-o-ccu-pé-je-mange-mon-goû-ter. »

– La mère : « Rolala, si sa Majesté veut bien me pardonner… »

<Sa Majesté => Lueur de satisfaction n°2 dans les yeux de l’enfant. >

JAdoreMon5Ans_3_Humeurdemoutard

Yeah !

Ensuite, on décompresse. On a alors deux options :

1- S’il fait beau, on passe par le parc où il joue un peu avec ses copains.
Parc qu’on devra ensuite quitter (la mort dans l’âme) pour rentrer APRÈS de multiples négociations avec un titi plus déterminé que jamais à rester enchaîné au toboggan (s’il le faut) tout en criant à qui veut l’entendre qu’on l’assassine !

2- S’il fait moche, on rentre à la maison où il joue dans sa chambre.
Chambre qu’il refusera ensuite de ranger à coups de cris, de larmes et même de menaces de rupture totale et définitive de lien parental…

– Le fils :

CHUI PLUS TON NENFANT !!!

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Le rangement c’est PAS maintenant

Chambre qui restera en bazar toute la soirée et même parfois après le coucher.

Et puis vient l’heure du bain…

– La mère :

Chériiii, viens voir !! Loulou a encore transformé la salle de bain en pisciiiine !!!

< Une piscine => Lueur de satisfaction n°3 dans les yeux de l’enfant. >

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Youpi !

…suivie ensuite du dîner.

19h30 – La mère : « Mange !… »

19h35 – La mère : « Mange !… »

19h40 – La mère : « Mange !… »

19h45 – La mère : « Mange !… »

19h50 – La mère : « Mange !… »

19h55 – Le fils : « J’ai plus faim. J’peux avoir un dessert ? »

Et là, on commence à voir la ligne d’arrivée se dessiner à l’horizon car vient le moment du fameux combo : dents, pipi et verre d’eau.

Une fois le « triple axel » péniblement exécuté, le cinquans va se coucher. Il nous réclame un dernier bisou, bien planqué sous ses draps, histoire de nous faire mariner un chouïa. Généralement, on s’en va une première fois pour ne pas lutter inutilement et perdre ainsi du temps. Le cinquans sort de dessous ses draps et larmoie…

– Le fils :

Ouiiin, Ouiiin, Snif !

Le père et moi y retournons blasés mais pas mécontents d’en finir une bonne fois pour toute avec le coucher ! On se fait un gros câlin, on se souhaite une bonne nuit. Et on se dit « à demain matin quand le petit-déjeuner sera servi ».

Enfin, on souffle, on se pose, on se détend.

On se dit alors qu’il est vraiment épuisant, mais…

qu’on l’ADORE notre cinquans.

Famille_Humeurdemoutard

[DÉVELOPPEMENT PERSONNEL] Comment j’ai réglé leurs comptes à mes carences affectives

Mardi soir, France 5 a diffusé un reportage très intéressant sur « les mamans toxiques » . Je dis « très intéressant » car les témoignages apportés, et les avis de psy délivrés sur les différents cas présentés, n’ont fait que renforcer mes convictions sur la question des maltraitances éducatives et carences affectives.

L’origine du problème se situe quasiment toujours au niveau des propres souffrances et carences du parent « maltraitant » . Il a souffert, il s’est structuré avec de mauvais repères, et a reproduit un modèle d’éducation bancal soit complètement calqué sur son propre vécu ou en opposition totale – ce qui n’est pas forcément mieux d’ailleurs (exemple : donner une éducation trop permissive après avoir été éduqué de manière trop restrictive).

Après, il y a aussi, bien sûr, des parents maltraitants qui n’ont pas forcément été maltraités mais qui deviennent quand même maltraitants parce qu’ils ont subi un choc (exemple : le cas de ceux qui développent « le syndrome de Münchausen par procuration » suite au décès d’un proche après une longue maladie) ou parce qu’ils ont un problème inavouable du type complexe, manque de confiance en soi, fainéantise, immaturité, égoïsme, jalousie…

Mais pour en revenir à nos moutons, c’est ainsi que les souffrances vécues génèrent à leurs tours d’autres souffrances qui viendront elle-mêmes créer de nouvelles souffrances… et ainsi de suite, au fil des générations.

Dans ce billet, je n’ai pas choisi de vous parler « des casseroles de ma famille » (pas encore… mais ça viendra). Je ne vais pas non plus vous parler de mes deux thérapies et de ce que j’en ai compris. Ceci a déjà été abordé ici. Non, je vais plutôt vous donner les recettes de ma « résurrection » personnelle après mon difficile mais ô combien salutaire constat d’échec.

Tout a démarré un an après le décès de mon père. J’avais 31 ans et je venais de me faire plaquer à la suite d’une relation de 3 ans très compliquée. J’ai entamé ma première thérapie à ce moment là, encouragée par un ami qui effectuait lui-même une reconversion professionnelle pour devenir psy. Pour vous résumer la situation, je pensais alors 47 kg, je tenais à peine sur mes jambes, j’étais en détresse totale et je n’avais aucun projet personnel d’avenir… mon sentiment d’illégitimité dans ce monde venait de me rattraper de plein fouet.

Pourquoi me sentais-je illégitime ? Parce que, comme beaucoup d’enfants du divorce, j’avais l’impression d’être de trop (exemple : j’avais l’impression d’être le paquet qu’il fallait prendre en charge pour les vacances). Puis comme mon père avait quitté ma mère, il m’avait aussi un peu quittée, en quelque sorte (Abandonnite aigüe bonjour !). Bref, j’étais une enfant en recherche d’affection, une adolescente un peu trop écorchée vive parfois, mais surtout une gentille fifille un peu trop généreuse qui voulait se faire aimer pour se sentir exister.

Et VLAN ! J’ai eu 31 ans et je me suis effondrée de l’intérieur. Toutes mes stratégies pour combler mes carences affectives et me sentir acceptée venaient lamentablement de se ramasser. J’avais échoué. Mais, heureusement, Zorro est arrivé ! Enfin… j’ai trouvé un très bon psy qui m’a permis de toucher du doigt ce qui n’allait pas bien dans mes fondations. Un super psy qui m’a insufflé l’énergie nécessaire pour trouver mes nouveaux repères et me reconstruire.

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Trouver ses nouveaux repères…

Quelles ont été mes recettes ? Je vais vous les donner en insistant cependant sur le fait que ce sont des recettes qui ont été salutaires pour MON cas. Chaque cas est différent, et chaque personne, qui doit se reconstruire, n’aura pas forcément besoin des mêmes recettes.

Pour ma part, voici ce qui m’a sauvé :

  • J’ai dû lâcher prise sur certaines attentes
    • accepter l’idée que je ne pouvais pas « réparer » mon passé dans mon présent.
    • accepter l’idée que je ne pouvais pas plaire à tout le monde et que ce n’était pas grave du tout !
    •  accepter l’idée de décevoir en disant NON, JE N’AI PAS ENVIE, JE NE SUIS PAS D’ACCORD.
  • J’ai dû modifier certains de mes comportements
    • apprendre à devenir plus égoïste (je donnais trop pour acheter l’affection).
    • apprendre à être bien toute seule (plutôt que mal accompagnée).
    • apprendre à m’affirmer davantage (parce que ma parole compte).
    • apprendre à me mettre en premier (parce que JE compte).
  • J’ai dû poser des limites à certains de mes proches
    • concernant mon père décédé, je lui ai dit à haute voix dans un lieu de recueillement (mais on peut aussi écrire une lettre à son parent décédé et la brûler ensuite dans un feu de joie) tout ce que je lui reprochais et tout ce que j’aurais aimé partager avec lui qui m’a tellement manqué.
  • J’ai enfin dû expérimenter de nouvelles façons de faire ou dire les choses pour me positionner et savoir enfin ce qui me convenait et me donnait la force de rester droite sur mes deux jambes, apaisée et confiante.

Cela n’a pas toujours été facile à faire… Mais j’ai conservé mon cap et cela a fonctionné.

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I believe I can fly…

Beaucoup de colères en moi se sont envolées. Beaucoup de manques à combler ont cessé d’être mes priorités. J’ai appris à me défendre et me protéger seule des souffrances/maltraitances des autres. J’ai appris à trouver cela normal et à ne plus culpabiliser par crainte de décevoir et d’être ensuite rejetée.

J’ai appris à dire les choses (parfois de façon un peu trop radicale je l’admets) mais toujours de manière efficace et avec la conviction d’avoir dis la vérité et quelque chose de juste ou de justifié !

Un tri naturel s’est opéré parmi les personnes que je fréquentais. Seuls mes véritables ami(e)s de coeur sont resté(e)s et ceux/celles qui n’étaient là que par intérêt sont parti(e)s. Et puis, j’ai fermé la porte à quelques autres aussi parce que trop différent(e)s de moi et enfermé(e)s dans un mode relationnel qui ne me correspond pas.

J’ai fait des projets. J’en ai réalisés quelques uns. J’ai rencontré mon mari et nous avons créé une famille.

ET j’ai appris à m’occuper de MOI et moins des autres.

A ce titre d’ailleurs, je me rappelle avoir rencontré, il y a quelques années, une jeune femme qui se « vantait » de ne pas avoir le temps de consulter un psy pour elle parce qu’elle devait s’occuper de son jeune frère (adulte quand même) qui avait des problèmes. Je lui avais alors répondu quelque chose d’assez peu compatissant, mais que j’estimais JUSTE, qui lui avait fait l’effet d’une gifle (oups !). Quelque chose qui lui avait permis de prendre du recul et de se focaliser sur sa propre vie, ses propres difficultés. Je lui avais dit qu’il était plus facile de s’occuper des problèmes des autres que de régler les nôtres :

– d’abord parce que s’occuper de l’autre était bien souvent utilisé comme un alibi pour ne pas s’occuper de soi.

– Ensuite, qu’en faisant cela, on dédaignait inconsciemment la capacité de l’autre à s’en sortir seul.

– Enfin, qu’on empêchait l’autre de découvrir et déployer ses propres ressources pour résoudre ses problèmes et s’en sortir « grandi ».

Et bien croyez moi ou pas, depuis, pas mal de choses se sont débloquées dans sa vie. Elle est devenue maman après de longues années de relations mouvementées mais désormais apaisées avec son compagnon (Gniiii !) #HappyBeginning.

🙂

Voilà comment j’ai réglé leurs comptes à mes carences affectives. Voilà comment j’ai réussi à prendre mes distances vis-à-vis d’un proche particulièrement tourmenté et malheureusement maltraitant :

  • D’une part, parce que je ne suis pas responsable de ses tourments et ses souffrances,
  • ensuite parce que rien ne justifie le fait que mon enfant ou moi servions de défouloir,
  • et enfin parce que « rester » reviendrais à cautionner et donc encourager ses comportements déplacés.

J’ai terminé.

Voilà mes recettes, si ça peut vous aider…

Et si vous aussi, vous vous êtes reconstruit(e)s, dîtes-moi tout ! Allez-y. On échange ensemble. On s’entraide aussi.

A vos claviers.

Des baisers.

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[PARENTALITÉ] Flashback sur mon séjour à la maternité

5 ans après… Lol ! Mieux vaut tard que jamais hein !

J’ai accouché dans un établissement tout neuf, tout joli, du 14e arrondissement de Paris. Et je me souviens de tout comme si c’était hier… Et pour cause, rien ne s’est passé comme je l’avais imaginé. Je voudrais donc simplement apporter mon témoignage, ici, pour vous dire à quel point on n’est jamais vraiment bien préparée à devenir mère et comment la relation avec les sages-femmes et le pédiatre, en post partum, vont influencer notre bien-être, nos premiers pas de jeune maman hésitants, fragiles et tellement peu fiers.

J’ai donc accouché une nuit, soutenue par une sage-femme formidable, une infirmière super et un futur papa soutenant, bref extra. Mon accouchement s’est globalement bien déroulé après plus de 24h de faux travail (presque 48h en réalité), une nuit en pré-partum sous médication pour espacer les contractions, trois poses de perfusion ratées qui m’ont bien fait jongler et pour finir une péridurale i-dé-ale qui m’a soulagée et m’a permis de mettre au monde mon bébé, après un petit coup de bistouri, sans trop de difficultés.

Et puis, j’ai été transférée dans une chambre de la maternité avec mon titi joli tout fripé et bien endormi. C’était la première et seule bonne nuit que j’allais passer dans cet établissement. Une nuit dont les bienfaits allaient s’estomper rapidement. Hélas…

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A vrai dire, je ne sais pas très bien par où commencer… Il y a eu ma lactation qui a mis plusieurs jours à démarrer, mon titi qui perdait du poids, moi qui ne dormait pas à cause de ses pleurs de douleurs qui me fendaient le coeur, et le va-et-vient incessant des sages-femmes, des aide-soignantes, des auxiliaires de puériculture pas toujours coordonnées et pas tellement à l’écoute de mes difficultés. Et pour finir la rencontre avec le pédiatre de la maternité qui a vite fait de m’achever.

Vous savez ce genre de médecin blasé qui manipule à la chaîne les bébés en ne s’adressant qu’au personnel de l’hôpital, méprisant les questions des primipares comme si elles le faisaient suer. Bingo ! Bah, j’avais touché le gros lot ! Voilà donc qu’il osculte mon bébé et me lâche sans même me regarder « ah, il y a un problème ». Aussitôt, je lui demande de préciser le problème constaté. Ce à quoi, il me répond « on verra ! » avec ce geste incroyablement déplacé de la main levée pour m’empêcher de parler. Puis, il s’en est allé poursuivre sa ronde de bébés à osculter.

Et je suis donc restée là, plantée, avec ce « problème » inconnu concernant mon bébé, à la fois perdue et totalement désemparée. Autant vous dire qu’une fois revenue à ma chambre, j’ai complètement craqué.

Peu de temps après, mon mari est arrivé, une sage-femme peu compatissante s’est présentée et j’ai tout déballé. Je n’en revenais pas, qu’en matière de communication, ce pédiatre soit un zéro pointé. Je n’en revenais pas de tout ce manque d’humanité dans un établissement sensé accueillir la vie et prendre soin des jeunes mamans physiquement et moralement épuisées. Bon sang, j’étais vraiment choquée et dans l’ignorance totale de ce qu’avait mon bébé.

Et ce n’est que le lendemain matin lors du bain, qu’une auxiliaire me fit remarquer que mon bébé avait les lèvres légèrement bleutées. Ce que le pédiatre qualifia aussitôt de simple trouble digestif de type RGO ! Étant donné le joyeux bordel qui régnait à ce moment dans mon cerveau, j’ai cru que j’allais fumer ce rigolo. Mais, non. J’ai encaissé et suis retournée pleurer dans ma chambre comme une madeleine, avec mes hormones à la traîne. J’étais soulagée mais qu’est ce que j’avais flippé !

Grâce à quelques biberons salvateurs, mon titi a ensuite repris du poids et j’ai pu rentrer chez moi. Ma lactation a démarré à ce moment là (comme quoi !). Et j’ai mis plus d’un mois à me remettre de tout ça, à trouver mes repères pour apprendre mon nouveau rôle de mère.

Voilà le compte-rendu de mon séjour à la maternité. Ça fait rêver hein ! Lol !

Plus sérieusement, j’ai énormément apprécié la manière dont a été géré mon accouchement. Mais la suite a été franchement catastrophique. Aussi, je me suis souvent interrogée pour savoir si j’étais mal tombée ou si ce manque d’humanité ou d’intérêt pour le bien être des mamans était fréquent…

Pour vous, ça s’est passé comment ?

En tous les cas, ça m’a fait du bien de me délester de ce poids. J’espère que vous ne m’en voudrez pas. Je sais que les maternités parfaites n’existent pas mais quand même, là, j’ai trouvé qu’il y avait un sérieux problème…

« N’est ce pas Monsieur LE pédiatre, vous vous rappelez… UN PROBLÈME !!! »

😉

Belle soirée à tous,

Des baisers

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