[PARENTALITÉ] Question de normalité…

Depuis quelques années déjà, en observant et en écoutant les gens autour de moi, j’ai été surprise de constater à quel point chacun avait une conception tout à fait particulière de la normalité. Et en matière d’éducation, encore plus.

Alors qu’est ce que la normalité ? Ou plutôt devrais-je dire qu’est ce qui est admis ou acceptable et donc respectable pour soi-même et pour les autres ? Parce que c’est de cela que j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Que pouvons-nous faire en tant que parent pour nos enfants qui soit dans nos cordes bien sûr, que nous approuvions et qui soit également approuvé par les autres ? Et bien, après moult réflexions et de nombreuses années d’observation… PAS GRAND CHOSE. Et ben oui.

Pourquoi ? Et bien parce que nous sommes tous différents. Nous avons tous été éduqués différemment et nous portons en nous un patrimoine génétique unique. Il ne suffit pas d’être né dans le même pays, ou dans la même ville pour avoir les mêmes repères. Il ne suffit pas non plus d’être de la même famille et d’avoir quelques gènes en commun pour partager la même vision du monde. Ce serait trop facile, vous pensez bien. Il y a tellement mais tellement de facteurs qui entrent en jeu dans notre manière de voir et de considérer. Dans notre manière d’être et de se positionner. C’est pour cette raison, que je voudrais m’insurger une fois de plus, ici, sur les jugements ou remarques déplacées constatées autour de moi et notamment envers les parents de jeunes enfants.

Pour bien faire, je vais vous raconter une petite anecdote ou deux qui devrait faire l’affaire.

La première date d’hier. J’étais dans le petit train que l’on nomme « tire-bouchon » qui circule entre Auray et Quiberon (ils ont des chapeaux ronds, vive les…). Alors que mon cinquans regardait le paysage défiler par la fenêtre à côté de lui, mon attention fut attirée par un petit garçon, à peine plus jeune que le mien, qui appelait doucement sa mère partie poser quelques sacs devant les portes du train alors qu’il était resté en compagnie de son père. Il semblait un peu perdu, intimidé et un peu inquiet de voir sa maman s’éloigner. Puis, cette dernière est revenue prendre d’autres paquets qu’elle s’est aussitôt empressée d’aller déposer au même endroit que les sacs. À ce moment précis, le train a ralenti car nous approchions de l’arrêt et les passagers ont commencé à se lever dans l’allée pour se préparer à sortir. Le petit garçon, toujours accompagné de son père, a alors réclamé une deuxième fois sa mère. Une dame, qui était assise dans la rangée en face, s’est soudain tournée vers le père et lui a dit d’un ton moqueur « qu’avec ce genre de réaction, qu’est ce que ça sera quand le petit ira l’école » . Et je vous passe les « heins, mais et rolalas » que le titi a dû essuyer. Enfin, le regard de cette dame a croisé le mien. Je l’ai vue me fixer d’un air enjoué comme si elle attendait un soutien quelconque ou un peu de complicité. Et là, j’ai tourné la tête en faisant mine de regarder par la fenêtre d’un air profondément consterné. Et le petit s’en est allé avec son père qui n’a pas pris la peine de relever la remarque déplacée.

Allez, tous ensemble, et pour évacuer un peu la colère qui a dû monter en vous (je vous connais !), répétez après moi : « GOURDASSE » ! Vala. Ça fait du bien, hein !

Tirebouchon_Humeurdemoutard

Bye bye la vilaine !

Maintenant, revenons sur le propos de la dame. J’aimerais bien savoir, selon elle, comment il FAUT qu’un petit SOIT pour aborder l’école ? Hein, comment ? Sans peur, sans crainte, sans timidité, avec une détachement total et d’une grande placidité ? Comme un robot alors ! Ah oui…

Mais le problème c’est que l’enfant est HUMAIN lui. Bah vi.

Et puis, c’est quoi le message ici ? Que les parents ne rassurent pas leur enfant et ne lui donnent pas confiance en lui ? Qu’est ce qu’elle en sait ? Ou alors, peut-être que les parents couvent trop cet enfant et ne lui donnent pas suffisamment d’autonomie ? Mais selon quelle norme ? Hein ?? Et puis où est ce que c’est marqué que nos enfants doivent tous être à même d’appréhender sans sourciller un environnement qu’ils ne connaissent pas ou auquel ils sont peu habitués ?

NULLE PART. Et ben oui. C’est marqué nulle part. Car il s’agit bien d’enfance… La période de l’apprentissage, des expériences et de toutes les possibilités de se tromper, d’avoir peur, d’être intimidé et de progresser.

Youdidit_Humeurdemoutard

Les enfants progressent ! Si, si.

Mon deuxième exemple concerne, cette fois-ci, les parents qui ont si peu d’empathie à l’égard de leurs congénères qu’ils se permettent de faire des réflexions aux autres pères et mères afin de les mettre plus bas que terre. Généralement ceux là sont arrogants, parfois pédants, souvent égocentriques et donc en proie à leurs propres carences éduco-affectives ou en lutte/concurrence avec un membre de leur famille (leurs parents, leur frères et soeurs…). En gros, ils vous accablent pour se valoriser et se positionner en parents exemplaires ou ils règlent leur compte avec leurs propres parents à travers vous. Et là, c’est l’enfer. Parce qu’au lieu de se soutenir mutuellement, de s’aider ou de s’encourager, on se juge, on se critique, on s’écrase (Plaf ! #Bouillie). Et bien sûr, quand vous rencontrez, en plus, des difficultés avec votre enfant et que vous perdez patience, ces parents là (qui ont généralement la vue et l’ouïe plus affûtées que les autres) ne vont pas vous rater. #ambiance… Et si je vous parle, aujourd’hui, de ces parents qui se posent là comme des « justiciers » ou des parents « exemplaires » (comprenez « carencés »), c’est parce que j’en ai bien évidemment rencontrés. Pas beaucoup. Mais assez pour savoir que leurs jugements et leçons déplacés ne vont non seulement aider personne mais vont au contraire enfoncer les autres parents dans leurs difficultés.

Plaf_Humeurdemoutard

Et que je t’en remette une couche !

Ma question à ces parents « justiciers-exemplaires-carencés » est donc la suivante : Croyez-vous vraiment aider les autres à surmonter leurs difficultés quand vous les jugez ou quand vous les accablez de reproches ? Croyez-vous qu’ils aient envie d’appliquer les leçons que vous leur assenez ?

J’Y CROIS PAS UNE SECONDE. En revanche, j’ai bien peur que vous contribuiez à maintenir leurs difficultés et que vous les attisiez même. Mais peut-être que vous vous en fichez… ou que cela vous procure un certain soulagement ! Dans ce là, arrêtez tout de suite de lire ce billet et allez plutôt lire celui-ci.

Minions_Humeurdemoutard

Ou sinon, adoptez un minion.

En conséquence de quoi, à la question de normalité, de ce qui est admis et donc respectable par chacun d’entre nous, j’ai juste envie de rigoler au nez. Parce que la normalité imposée par les uns peut être aussi perçue comme une anormalité par les autres. Parce que nous ne mettons pas forcément tous le curseur au même endroit sur ce que l’on peut faire ou dire pour bien élever nos enfants. Parce que nous ne disposons pas des mêmes possibilités, nous n’avons pas les mêmes repères, nous n’avons pas reçu la même éducation, nous n’avons pas été conçus pareils

En revanche, nous pouvons TOUS faire preuve d’indulgence, de compréhension, de patience, d’entraide et de bienveillance. Et cela même à l’égard d’un enfant qui réclame par deux fois sa mère dans un environnement qu’il ne connaît pas ou de parents qui rencontrent des difficultés avec leurs enfants à un instant T dans un contexte particulier.

Et cette bienveillance là est sûrement plus efficace, plus vertueuse pour notre moral de parent et donc le bien-être de nos enfants que n’importe quelle forme de jugement.

C’était ma réflexion du jour.

Des baisers.

Mereetfils_Humeurdemoutard

J’adore mon cinquans, mais…

… il me fatigue tellement ! Mais tellement !

Par exemple, tout prend du temps avec mon cinquans… TOUT !

Le matin déjà, rhaaa, le matin. Ça commence bien. On est sensé partir à l’école à 8h10. Mais, on ne part jamais avant 8h20…

7h50 – Le père : « Loulou, habille-toi ! »

7h55 – Le père : « Quoi, t’es encore en pyjama ? »

8h00 – Le père : « Allez, HABILLE-TOI ! »

8h05 – Le père : « MAIS BON SANG !! FAUT QUAND MÊME PAS QUATRE PLOMBES POUR METTRE UN SLIP !!! »

8h10 – La mère : « Vous êtes prêts, on y va ? »

8h11 – Le père : « Non, toujours pas ! On va partir sans lui, si ça continue comme ça ! T’as entendu chouchou ? Tu vas rester TOUT SEUL à la maison… !! »

< Rester à la maison => Lueur de satisfaction n°1 dans les yeux de l’enfant >

JAdoreMon5Ans_2_Humeurdemoutard

Chic !

Et voilà, très souvent, ça commence comme ça. Ensuite, vers 8h20, on fonce attraper le bus pour aller à l’école. Et dans le bus, voilà que le cinquans s’applique méthodiquement à ingérer le maximum de germes et de microbes qui traînent…

– La mère :

NAN !! Ne lèche pas la vitre !! Et la barre, NON PLUS !

Et pourtant, je vous jure qu’il a bien mangé son petit-déjeuner et qu’il est normalement rassasié.

Nous voici enfin arrivés à l’école. On court sur le trottoir pour arriver avant la fermeture du grand portail. On se fait un petit bisou et on se dit « à tout à l’heure pour le goûter ».

–   PAUSE COURSES-MÉNAGE-PAPIERS-BOULOT   –

L’heure du goûter est enfin arrivée. C’est la sortie des classes. Je récupère mon titi tout ébouriffé avec son pantalon troué. Chic ! Un trou par jour, BIM !

– La mère : « Et ben ! Ça va pas plaire à ton père, ça ! »

EXCUSE BIDON À CHOIX MULTIPLES du cinquans :

– Le fils : « Mais c’est pas ma faute, c’est… »

  1. le grand qui m’a poussé.
  2. le sol qui a glissé.
  3. l’escalier qui m’a fait tomber.
  4. le pantalon qui s’est suicidé.
  5. les extraterrestres qui l’ont mâchouillé ! (Bah oui, tant qu’à faire…)
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Sacrés Trouyotors !

Bref, on se met en chemin pour rentrer et je demande alors au fiston comment s’est passée sa journée d’école.

– Le fils : …

– La mère : « Super programme, dis donc ! »

– Le fils : « Chui-o-ccu-pé-je-mange-mon-goû-ter. »

– La mère : « Rolala, si sa Majesté veut bien me pardonner… »

<Sa Majesté => Lueur de satisfaction n°2 dans les yeux de l’enfant. >

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Yeah !

Ensuite, on décompresse. On a alors deux options :

1- S’il fait beau, on passe par le parc où il joue un peu avec ses copains.
Parc qu’on devra ensuite quitter (la mort dans l’âme) pour rentrer APRÈS de multiples négociations avec un titi plus déterminé que jamais à rester enchaîné au toboggan (s’il le faut) tout en criant à qui veut l’entendre qu’on l’assassine !

2- S’il fait moche, on rentre à la maison où il joue dans sa chambre.
Chambre qu’il refusera ensuite de ranger à coups de cris, de larmes et même de menaces de rupture totale et définitive de lien parental…

– Le fils :

CHUI PLUS TON NENFANT !!!

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Le rangement c’est PAS maintenant

Chambre qui restera en bazar toute la soirée et même parfois après le coucher.

Et puis vient l’heure du bain…

– La mère :

Chériiii, viens voir !! Loulou a encore transformé la salle de bain en pisciiiine !!!

< Une piscine => Lueur de satisfaction n°3 dans les yeux de l’enfant. >

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Youpi !

…suivie ensuite du dîner.

19h30 – La mère : « Mange !… »

19h35 – La mère : « Mange !… »

19h40 – La mère : « Mange !… »

19h45 – La mère : « Mange !… »

19h50 – La mère : « Mange !… »

19h55 – Le fils : « J’ai plus faim. J’peux avoir un dessert ? »

Et là, on commence à voir la ligne d’arrivée se dessiner à l’horizon car vient le moment du fameux combo : dents, pipi et verre d’eau.

Une fois le « triple axel » péniblement exécuté, le cinquans va se coucher. Il nous réclame un dernier bisou, bien planqué sous ses draps, histoire de nous faire mariner un chouïa. Généralement, on s’en va une première fois pour ne pas lutter inutilement et perdre ainsi du temps. Le cinquans sort de dessous ses draps et larmoie…

– Le fils :

Ouiiin, Ouiiin, Snif !

Le père et moi y retournons blasés mais pas mécontents d’en finir une bonne fois pour toute avec le coucher ! On se fait un gros câlin, on se souhaite une bonne nuit. Et on se dit « à demain matin quand le petit-déjeuner sera servi ».

Enfin, on souffle, on se pose, on se détend.

On se dit alors qu’il est vraiment épuisant, mais…

qu’on l’ADORE notre cinquans.

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[DÉVELOPPEMENT PERSONNEL] Comment j’ai réglé leurs comptes à mes carences affectives

Mardi soir, France 5 a diffusé un reportage très intéressant sur « les mamans toxiques » . Je dis « très intéressant » car les témoignages apportés, et les avis de psy délivrés sur les différents cas présentés, n’ont fait que renforcer mes convictions sur la question des maltraitances éducatives et carences affectives.

L’origine du problème se situe quasiment toujours au niveau des propres souffrances et carences du parent « maltraitant » . Il a souffert, il s’est structuré avec de mauvais repères, et a reproduit un modèle d’éducation bancal soit complètement calqué sur son propre vécu ou en opposition totale – ce qui n’est pas forcément mieux d’ailleurs (exemple : donner une éducation trop permissive après avoir été éduqué de manière trop restrictive).

Après, il y a aussi, bien sûr, des parents maltraitants qui n’ont pas forcément été maltraités mais qui deviennent quand même maltraitants parce qu’ils ont subi un choc (exemple : le cas de ceux qui développent « le syndrome de Münchausen par procuration » suite au décès d’un proche après une longue maladie) ou parce qu’ils ont un problème inavouable du type complexe, manque de confiance en soi, fainéantise, immaturité, égoïsme, jalousie…

Mais pour en revenir à nos moutons, c’est ainsi que les souffrances vécues génèrent à leurs tours d’autres souffrances qui viendront elle-mêmes créer de nouvelles souffrances… et ainsi de suite, au fil des générations.

Dans ce billet, je n’ai pas choisi de vous parler « des casseroles de ma famille » (pas encore… mais ça viendra). Je ne vais pas non plus vous parler de mes deux thérapies et de ce que j’en ai compris. Ceci a déjà été abordé ici. Non, je vais plutôt vous donner les recettes de ma « résurrection » personnelle après mon difficile mais ô combien salutaire constat d’échec.

Tout a démarré un an après le décès de mon père. J’avais 31 ans et je venais de me faire plaquer à la suite d’une relation de 3 ans très compliquée. J’ai entamé ma première thérapie à ce moment là, encouragée par un ami qui effectuait lui-même une reconversion professionnelle pour devenir psy. Pour vous résumer la situation, je pensais alors 47 kg, je tenais à peine sur mes jambes, j’étais en détresse totale et je n’avais aucun projet personnel d’avenir… mon sentiment d’illégitimité dans ce monde venait de me rattraper de plein fouet.

Pourquoi me sentais-je illégitime ? Parce que, comme beaucoup d’enfants du divorce, j’avais l’impression d’être de trop (exemple : j’avais l’impression d’être le paquet qu’il fallait prendre en charge pour les vacances). Puis comme mon père avait quitté ma mère, il m’avait aussi un peu quittée, en quelque sorte (Abandonnite aigüe bonjour !). Bref, j’étais une enfant en recherche d’affection, une adolescente un peu trop écorchée vive parfois, mais surtout une gentille fifille un peu trop généreuse qui voulait se faire aimer pour se sentir exister.

Et VLAN ! J’ai eu 31 ans et je me suis effondrée de l’intérieur. Toutes mes stratégies pour combler mes carences affectives et me sentir acceptée venaient lamentablement de se ramasser. J’avais échoué. Mais, heureusement, Zorro est arrivé ! Enfin… j’ai trouvé un très bon psy qui m’a permis de toucher du doigt ce qui n’allait pas bien dans mes fondations. Un super psy qui m’a insufflé l’énergie nécessaire pour trouver mes nouveaux repères et me reconstruire.

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Trouver ses nouveaux repères…

Quelles ont été mes recettes ? Je vais vous les donner en insistant cependant sur le fait que ce sont des recettes qui ont été salutaires pour MON cas. Chaque cas est différent, et chaque personne, qui doit se reconstruire, n’aura pas forcément besoin des mêmes recettes.

Pour ma part, voici ce qui m’a sauvé :

  • J’ai dû lâcher prise sur certaines attentes
    • accepter l’idée que je ne pouvais pas « réparer » mon passé dans mon présent.
    • accepter l’idée que je ne pouvais pas plaire à tout le monde et que ce n’était pas grave du tout !
    •  accepter l’idée de décevoir en disant NON, JE N’AI PAS ENVIE, JE NE SUIS PAS D’ACCORD.
  • J’ai dû modifier certains de mes comportements
    • apprendre à devenir plus égoïste (je donnais trop pour acheter l’affection).
    • apprendre à être bien toute seule (plutôt que mal accompagnée).
    • apprendre à m’affirmer davantage (parce que ma parole compte).
    • apprendre à me mettre en premier (parce que JE compte).
  • J’ai dû poser des limites à certains de mes proches
    • concernant mon père décédé, je lui ai dit à haute voix dans un lieu de recueillement (mais on peut aussi écrire une lettre à son parent décédé et la brûler ensuite dans un feu de joie) tout ce que je lui reprochais et tout ce que j’aurais aimé partager avec lui qui m’a tellement manqué.
  • J’ai enfin dû expérimenter de nouvelles façons de faire ou dire les choses pour me positionner et savoir enfin ce qui me convenait et me donnait la force de rester droite sur mes deux jambes, apaisée et confiante.

Cela n’a pas toujours été facile à faire… Mais j’ai conservé mon cap et cela a fonctionné.

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I believe I can fly…

Beaucoup de colères en moi se sont envolées. Beaucoup de manques à combler ont cessé d’être mes priorités. J’ai appris à me défendre et me protéger seule des souffrances/maltraitances des autres. J’ai appris à trouver cela normal et à ne plus culpabiliser par crainte de décevoir et d’être ensuite rejetée.

J’ai appris à dire les choses (parfois de façon un peu trop radicale je l’admets) mais toujours de manière efficace et avec la conviction d’avoir dis la vérité et quelque chose de juste ou de justifié !

Un tri naturel s’est opéré parmi les personnes que je fréquentais. Seuls mes véritables ami(e)s de coeur sont resté(e)s et ceux/celles qui n’étaient là que par intérêt sont parti(e)s. Et puis, j’ai fermé la porte à quelques autres aussi parce que trop différent(e)s de moi et enfermé(e)s dans un mode relationnel qui ne me correspond pas.

J’ai fait des projets. J’en ai réalisés quelques uns. J’ai rencontré mon mari et nous avons créé une famille.

ET j’ai appris à m’occuper de MOI et moins des autres.

A ce titre d’ailleurs, je me rappelle avoir rencontré, il y a quelques années, une jeune femme qui se « vantait » de ne pas avoir le temps de consulter un psy pour elle parce qu’elle devait s’occuper de son jeune frère (adulte quand même) qui avait des problèmes. Je lui avais alors répondu quelque chose d’assez peu compatissant, mais que j’estimais JUSTE, qui lui avait fait l’effet d’une gifle (oups !). Quelque chose qui lui avait permis de prendre du recul et de se focaliser sur sa propre vie, ses propres difficultés. Je lui avais dit qu’il était plus facile de s’occuper des problèmes des autres que de régler les nôtres :

– d’abord parce que s’occuper de l’autre était bien souvent utilisé comme un alibi pour ne pas s’occuper de soi.

– Ensuite, qu’en faisant cela, on dédaignait inconsciemment la capacité de l’autre à s’en sortir seul.

– Enfin, qu’on empêchait l’autre de découvrir et déployer ses propres ressources pour résoudre ses problèmes et s’en sortir « grandi ».

Et bien croyez moi ou pas, depuis, pas mal de choses se sont débloquées dans sa vie. Elle est devenue maman après de longues années de relations mouvementées mais désormais apaisées avec son compagnon (Gniiii !) #HappyBeginning.

🙂

Voilà comment j’ai réglé leurs comptes à mes carences affectives. Voilà comment j’ai réussi à prendre mes distances vis-à-vis d’un proche particulièrement tourmenté et malheureusement maltraitant :

  • D’une part, parce que je ne suis pas responsable de ses tourments et ses souffrances,
  • ensuite parce que rien ne justifie le fait que mon enfant ou moi servions de défouloir,
  • et enfin parce que « rester » reviendrais à cautionner et donc encourager ses comportements déplacés.

J’ai terminé.

Voilà mes recettes, si ça peut vous aider…

Et si vous aussi, vous vous êtes reconstruit(e)s, dîtes-moi tout ! Allez-y. On échange ensemble. On s’entraide aussi.

A vos claviers.

Des baisers.

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[PARENTALITÉ] Flashback sur mon séjour à la maternité

5 ans après… Lol ! Mieux vaut tard que jamais hein !

J’ai accouché dans un établissement tout neuf, tout joli, du 14e arrondissement de Paris. Et je me souviens de tout comme si c’était hier… Et pour cause, rien ne s’est passé comme je l’avais imaginé. Je voudrais donc simplement apporter mon témoignage, ici, pour vous dire à quel point on n’est jamais vraiment bien préparée à devenir mère et comment la relation avec les sages-femmes et le pédiatre, en post partum, vont influencer notre bien-être, nos premiers pas de jeune maman hésitants, fragiles et tellement peu fiers.

J’ai donc accouché une nuit, soutenue par une sage-femme formidable, une infirmière super et un futur papa soutenant, bref extra. Mon accouchement s’est globalement bien déroulé après plus de 24h de faux travail (presque 48h en réalité), une nuit en pré-partum sous médication pour espacer les contractions, trois poses de perfusion ratées qui m’ont bien fait jongler et pour finir une péridurale i-dé-ale qui m’a soulagée et m’a permis de mettre au monde mon bébé, après un petit coup de bistouri, sans trop de difficultés.

Et puis, j’ai été transférée dans une chambre de la maternité avec mon titi joli tout fripé et bien endormi. C’était la première et seule bonne nuit que j’allais passer dans cet établissement. Une nuit dont les bienfaits allaient s’estomper rapidement. Hélas…

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A vrai dire, je ne sais pas très bien par où commencer… Il y a eu ma lactation qui a mis plusieurs jours à démarrer, mon titi qui perdait du poids, moi qui ne dormait pas à cause de ses pleurs de douleurs qui me fendaient le coeur, et le va-et-vient incessant des sages-femmes, des aide-soignantes, des auxiliaires de puériculture pas toujours coordonnées et pas tellement à l’écoute de mes difficultés. Et pour finir la rencontre avec le pédiatre de la maternité qui a vite fait de m’achever.

Vous savez ce genre de médecin blasé qui manipule à la chaîne les bébés en ne s’adressant qu’au personnel de l’hôpital, méprisant les questions des primipares comme si elles le faisaient suer. Bingo ! Bah, j’avais touché le gros lot ! Voilà donc qu’il osculte mon bébé et me lâche sans même me regarder « ah, il y a un problème ». Aussitôt, je lui demande de préciser le problème constaté. Ce à quoi, il me répond « on verra ! » avec ce geste incroyablement déplacé de la main levée pour m’empêcher de parler. Puis, il s’en est allé poursuivre sa ronde de bébés à osculter.

Et je suis donc restée là, plantée, avec ce « problème » inconnu concernant mon bébé, à la fois perdue et totalement désemparée. Autant vous dire qu’une fois revenue à ma chambre, j’ai complètement craqué.

Peu de temps après, mon mari est arrivé, une sage-femme peu compatissante s’est présentée et j’ai tout déballé. Je n’en revenais pas, qu’en matière de communication, ce pédiatre soit un zéro pointé. Je n’en revenais pas de tout ce manque d’humanité dans un établissement sensé accueillir la vie et prendre soin des jeunes mamans physiquement et moralement épuisées. Bon sang, j’étais vraiment choquée et dans l’ignorance totale de ce qu’avait mon bébé.

Et ce n’est que le lendemain matin lors du bain, qu’une auxiliaire me fit remarquer que mon bébé avait les lèvres légèrement bleutées. Ce que le pédiatre qualifia aussitôt de simple trouble digestif de type RGO ! Étant donné le joyeux bordel qui régnait à ce moment dans mon cerveau, j’ai cru que j’allais fumer ce rigolo. Mais, non. J’ai encaissé et suis retournée pleurer dans ma chambre comme une madeleine, avec mes hormones à la traîne. J’étais soulagée mais qu’est ce que j’avais flippé !

Grâce à quelques biberons salvateurs, mon titi a ensuite repris du poids et j’ai pu rentrer chez moi. Ma lactation a démarré à ce moment là (comme quoi !). Et j’ai mis plus d’un mois à me remettre de tout ça, à trouver mes repères pour apprendre mon nouveau rôle de mère.

Voilà le compte-rendu de mon séjour à la maternité. Ça fait rêver hein ! Lol !

Plus sérieusement, j’ai énormément apprécié la manière dont a été géré mon accouchement. Mais la suite a été franchement catastrophique. Aussi, je me suis souvent interrogée pour savoir si j’étais mal tombée ou si ce manque d’humanité ou d’intérêt pour le bien être des mamans était fréquent…

Pour vous, ça s’est passé comment ?

En tous les cas, ça m’a fait du bien de me délester de ce poids. J’espère que vous ne m’en voudrez pas. Je sais que les maternités parfaites n’existent pas mais quand même, là, j’ai trouvé qu’il y avait un sérieux problème…

« N’est ce pas Monsieur LE pédiatre, vous vous rappelez… UN PROBLÈME !!! »

😉

Belle soirée à tous,

Des baisers

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