J’ai perdu un parent et j’ai continué d’avancer.

Bonjour tout le monde ! Vous allez bien ? Moi, super ! J’avance sur mon livre, sur mes projets de famille and co… Bref, je suis bien occupée MAIS je n’oublie pas de bloguer ! 😉

Aujourd’hui, j’ai eu envie d’aborder un sujet un peu délicat : le deuil d’un père ou d’une mère. Alors pourquoi le deuil ? D’une part, parce que j’aborde le sujet dans le roman que je suis en train d’écrire et d’autre part, parce que je vois souvent plein de clics sur le billet que j’ai rédigé en hommage à mon père parti en 2006. Et aussi, parce que beaucoup d’ami(e)s m’ont souvent demandé ce que l’on ressentait à la perte d’un parent et comment il était possible de surmonter une telle épreuve…

Si cela peut aider certains d’entre vous, je vais donc simplement vous révéler ce que j’ai ressenti face à la perte de mon père et comment j’ai évolué avec l’idée qu’il était définitivement parti.

Mon papa est donc parti, brutalement, un matin du mois de mai 2006. Quand ma belle-mère me l’a annoncé par téléphone, j’étais en état de choc total. D’une part, j’avais compris que je ne pourrai plus jamais lui parler et qu’il ne sera pas présent pour les plus grands moments de ma vie (mon mariage, la naissance de mon enfant…). Et d’autre part, et de manière étrangement contradictoire, j’étais dans le déni. Je n’arrivai pas à y croire. C’était trop dur, c’était quelque chose de complètement inacceptable. J’oscillais donc entre des moments de réflexion ou de prise de recul comme si cette tragédie avait touché une autre moi-même. Puis, à d’autres moment, j’étais submergée de tristesse, en profonde détresse, et je sanglotais bruyamment comme si je ne pouvais plus respirer. Comme si l’on venait de m’arracher une partie de mon être.

Pour y croire et pour comprendre ce qui venait de se passer, je suis donc partie le voir dans sa maison le jour même. Et bien sûr, une fois sur place, j’ai réalisé que sa vie était bel et bien finie. Qu’il était vraiment parti.

Les jours, les semaines et les mois qui ont suivi ont alors été très difficiles. Je m’efforçais d’accepter la vérité tout en me surprenant parfois à réagir ou à penser comme s’il était toujours là. Je crois que j’ai fait beaucoup de résistance avant de terminer mon deuil et de vivre aujourd’hui plus sereinement avec son souvenir.

Et, je me rappelle donc toutes les pensées ainsi que les émotions qui m’ont habitée pendant les premiers mois de deuil. Je me rappelle de tout. Même des commentaires navrants de gens croisés pendant cette période ! Lol ! C’est vous dire à quel point cela marque une emprunte forte… une emprunte que je conserverai probablement toujours. Mais pas grave. C’est la vie.

Alors, à quoi pense-t-on après la perte d’un parent ? Comment guérit-on d’une telle souffrance ?

Et bien, je crois qu’il n’y a pas vraiment de recettes toutes faites. On réagit tous plus ou moins différemment. Tout dépend aussi de la relation que nous avons entretenu avec le parent concerné.

Pour ma part, étant donné que j’étais en excellent terme avec mon père et que je l’adorais, cela a été pire qu’un déchirement. C’est comme si, j’étais un peu morte avec lui. Ralala… rien que de l’écrire je peux presque ressentir, à nouveau, le vide abyssal qui s’était créé au fond de moi. C’était vertigineux et insensé. Et en même temps, tout me paraissait insensé. Tout. Pour la première fois de ma vie, je venais de prendre conscience de la fragilité et de la fugacité de l’existence. Et je m’interrogeais donc sur le sens de la vie.

Fleurfragile_Humeurdemoutard

Je me rappelle aussi avoir éprouvé la sensation d’avoir perdu « un pillier ». Comme si, désormais, C’était à moi et moi seule de « me » porter ET comme si je devais porter « le flambeau » de ma famille. Comme si, la responsabilité de la sauvegarde de mes gênes, de mon nom de famille, de mes ancêtres, reposait à présent sur mes épaules. Comme si, je prenais le relais.

Et puis, je me souviens également de toutes ces fois, où j’ai croisé des jeunes femmes heureuses en compagnie de leurs pères… Des coups d’épée en plein coeur face à cette terrible affiche de bonheur ! Des moments de la vie, où tu te surprends à changer de trottoir pour ne pas voir… ou pour ne pas leur en vouloir écrasée par la colère et la jalousie que la perte d’un parent te soit arrivé à toi et pas à autrui. C’est dur, hein ! Mais, malgré moi, j’ai pensé cela aussi.

Alors, si vous me suivez depuis un bon moment sur le blog, comme vous avez pu le constater, avec le temps, je m’en suis remise. Donc, bonne nouvelle, on s’en remet. MAIS, on n’oublie jamais. Non. On vit avec le souvenir et, de temps en temps, avec le manque et des petites pertes d’énergie.

Combien de temps cela prend avant d’aller mieux ?

Oooh, il n’y a pas de règle ! Chacun va à son rythme. Il faudra parfois compter des semaines, des mois voire des années. Il arrive aussi, après que le temps ait fait son oeuvre et qu’on aille mieux, que la peine nous revienne en pleine figure de manière complètement inattendue. Comme une gifle ! Je me souviens très bien de ce jour, quelques années en arrière, d’une de mes meilleures amies, qui avait perdu sa maman depuis 10 ans (bien avant que je ne perde mon père) et qui s’était effondrée en larmes dans la métro en entendant un musicien jouer un air de musique que sa mère avait l’habitude de fredonner. Ça m’avait bouleversé. Elle qui souriait toujours tout le temps, qui faisait aller et que je voyais tellement forte… Sa peine, sa blessure, venait de se réveiller. Puis, on a pleuré un bon coup toutes les deux, on a séché nos larmes, je crois que j’ai dit une bêtise, et on a ri.

Parce que les moments présents, ceux que nous vivons en même temps que le deuil que nous traversons, impriment de nouveaux souvenirs dans nos esprits. On ne s’en rend pas compte tout de suite… Mais, ils s’impriment pour de bon. Ils laissent petit à petit la place à des images nouvelles, une continuité, des sentiments positifs, des envies, des projets… Des choses qui nous font avancer et qui nous permettent de mieux supporter l’absence du parent décédé (à défaut de parvenir à l’accepter).

Ah ! Il y a les croyances aussi ! On peut mieux surmonter son deuil selon ses convictions. Croire que l’on va retrouver son parent décédé, une fois notre vie terminée, va forcément beaucoup aider. Ça m’a beaucoup aidée. 😉

SaintMarie_Humeurdemoutard

Enfin, pendant le deuil, j’ai noté qu’il arrive qu’on se surprenne soi-même à rire de nouveau, à éprouver de la joie. Bien sûr, rien de mal à tout ça… Mais, parfois, on culpabilise. Il ne faut pas. Il me semble que c’est un peu comme l’instinct de survie, c’est naturel. Et même plutôt bon signe pour la suite. On commence à aller mieux. On va aller mieux ! 🙂

En résumé, voilà ce que j’ai souvent répété à mes ami(e)s qui m’ont interrogée sur le sujet. Voilà ce que j’ai pensé et ressenti lors de mon deuil et que j’ai conservé en mémoire jusqu’ici.

Si ça peut aider…

Si ça peut rassurer…

Je laisse, ici, mon témoignage pour tous ceux qui traversent une épreuve similaire avec un parent ou qui peinent à entrevoir des perspectives à nouveau joyeuses pour la suite.

Gardez espoir. Je vous comprends tellement. ❤

Je vous embrasse.

< « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. » Victor Hugo >

Leverdesoleil_Humeurdemoutard

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Somewhere over the rainbow…

Hello tout le monde ! Ça va bien chez vous ? Parce qu’ici, ça va super ! On a des projets et ça nous ouvre des perspectives positives pour l’avenir. Alors, on est heu-reux.

Parce que franchement, à 40 ans passés, j’ai envie de plus tranquillité et de sérénité. Et qu’il faut bien le reconnaître, l’année 2016-2017 qui vient de s’écouler a été source de grand stress, de contrariétés et de déconvenues pour moi et mon entourage aussi. Alors basta, ça suffit. Avec mon mari, on a tout jeté par terre et on a fait le tri. On a passé en revue nos acquis, le résultat de nos efforts, nos attentes et nos envies et nous avons fait le grand ménage pour nous repositionner et nous décider sur ce que nous souhaitons garder et sur ce que nous étions prêts à lâcher. Ça y est, la feuille de route est tracée, nos objectifs sont fixés. Le vent du changement commence à souffler. Dans 10 mois, si tout se déroule bien et comme nous l’avons prévu, nous atteindrons notre but.

Alors non, je ne vais pas vous dévoiler tout tout de suite, sinon ce ne serait pas drôle. Mais, vous comprendrez sûrement, au fur et à mesure du temps qui va s’écouler pendant ces 10 mois, en quoi consiste notre grand changement, notre grand projet. #suspense

Ah ! Et puis, j’ai commencé à écrire un livre ! Mais oui. Ou plutôt, je vais tenter ma chance en tant qu’auteure et puis on verra bien ce que ça donne. 😉

Quant au titi, bientôt six ans, il est ravi de sa rentrée scolaire. Tout s’est très bien passé ! Il a une maîtresse de CP exceptionnelle, il a retrouvé ses amis et tout ce qui me cassait les pieds, et qui me détournait des besoins de mon mini, bah c’est fini. Je vais enfin pouvoir me focaliser à nouveau sur lui.

Ecolier_Humeurdemoutard

Somewhere over the rainbow… disait la chanson. Pour ma famille et moi, c’est tout à fait ça. L’autoroute est libre et le ciel est bleu. En avant toute sur ce chemin de 10 mois pour réaliser ENFIN notre voeu.

À suivre…

Bon week-end à tous,

Des baisers.

HappyMother_Humeurdemoutard

Lettre à mon grand-père

Mon très cher grand-père,

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris que tu étais parti. Mais, c’est aussi avec une très grande confiance et sérénité que je sais que tu as désormais retrouvé tes parents, ta sœur, ton chien Charlie, ton chat Socrate et tous ceux qui font partie de ta famille, au Paradis.

Alors, si tu pouvais juste attendre sur le seuil, encore un peu, avant de se dire Adieu, je voudrais te dire MERCI.

Merci d’avoir pris soin de moi quand j’étais enfant,

Merci d’avoir été comme un deuxième papa alors que le mien n’était pas souvent là,

Merci pour les belles histoires du soir,

Merci de m’avoir aidée dans mes devoirs tout au long de ma scolarité,

Merci d’avoir partagé avec moi une partie de ton savoir,

Merci de m’avoir appris à pêcher et de ressentir ce sentiment de fierté quand on fait une belle prise,

Merci pour les belles balades sur le Loing en canoë l’été avec les cousins,

Merci pour les petits tours à vélo le soir après dîner jusqu’à la bosse de St Mammès,

Merci pour les grandes promenades vivifiantes en forêt de Fontainebleau,

Merci de m’avoir montré comment repérer les bons champignons, les ceps ou les bolets,

Merci pour toutes les magnifiques vacances que nous avons partagées ensemble avec grand-mère, ici à Moret, en Bretagne et même en Corse !

Merci pour tes encouragements si importants aussi bien sur le plan personnel que professionnel,

Merci de m’avoir donné le bras en remplacement de mon papa, parti trop tôt, le jour de mon mariage,

Merci pour ton soutien et ton réconfort dans les moments difficiles,

Merci pour ta grande sagesse et de m’avoir transmis tout plein de belles valeurs, des valeurs essentielles,

Et puis MERCI de tout mon cœur pour TOUTES ces choses qui ont fait de toi un merveilleux grand-père, patient, généreux, présent et aimant.

On dit souvent que lorsqu’une flamme s’éteint dans ce monde, une autre s’allume quelque part. La tienne me manquera énormément sois en sûr. Mais aussi et surtout elle aura été une des plus BELLES et plus PRÉCIEUSES sources d’inspiration pour moi, dans ma vie, pour tes proches, et pour tous ceux qui auront eu le plaisir et la joie de te connaître ici bas.

Va en paix mon grand-père chéri, mon étoile.

Ta petite-fille.

(Texte lu à l’église Notre Dame de Moret en ce jour du 2 juin 2017)

GrandPere_Humeurdemoutard

Mazette ! 41 printemps…

Dingue !!! J’ai 41 ans.

Et l’année prochaine ça va être pire, et l’année suivante encore piiire…

Bon sang, MOI, j’ai 41 ans !!

Bon, et bien je si devais formuler un seul voeu là, tout de suite, maintenant, ce serait d’arrêter le temps. Voilà. Comme ça, pas d’histoire, on en reste là et puis voilà.

41 ans. Arf !

Remarquez, y a des avantages à avoir dépassé la quarantaine… Mon mari, par exemple, n’a même pas encore atteint la barre des 40 ! Alors, je me plais à lui rappeler que c’est moi LA Chef parce que lui c’est un p’tit jeune ! Bon, en fait, il n’est pas tellement d’accord et braille un peu quand je lui fais remarquer mais… c’est bien MOA la plus âgée ! Alors le p’tit mari chéri, il peut toujours s’égosiller, ça changera pas la donne. Na !

Et puis, quand on a dépassé la quarantaine, et qu’on les fait à peine, on peut aussi brouiller les codes ! Bah oui… Pour certains besoins, on peut se faire passer plus jeune qu’il n’y paraît et pour d’autres, on peut faire plus « madame » ! #WhoRunTheWorld… 😉

Donc c’est pas si terrible, en fait ! Ça roule pas mal même.

Et donc j’ai eu tout ce qu’il me fallait pour passer une excellente journée !

Mon gâteau préféré…

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Un magnifique dessin réalisé par mon cinquans me représentant à ma fête d’anniversaire dans ma plus parfaite réalité (Vous noterez, qu’il y a des cadeaux, des fleurs, des papillons et UN ami !! Ouf, au moins un ! Lol !) …

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Des mots tout doux de mon mari…

Je t’aime ma chérie d’amour…

#Raou !! ❤

Des moments rien qu’à nous, en famille, et puis c’est tout.

Allez, une dernière fois pour la route :

HAPPY ME !!!

(Auto-satisfaction oblige…)

Des baisers à tous ! Et un immense MERCI pour tous vos bons souhaits ! ❤

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Ce tout petit supplément d’âme…

Pardon si je suis moins présente sur le blog ces derniers temps. Mais il y a des moments dans la vie où certaines choses prennent plus de place que d’autres et sur lesquelles on focalise alors plus d’énergie. Cela a été le cas pour moi ces dernières semaines.

Je ne vous l’ai peut-être pas dit assez clairement, mais cette année, j’ai voulu m’impliquer un peu plus dans l’école de mon enfant et j’ai donc assumé la responsabilité de « parent correspondant ».  Une fonction qui m’a apporté et m’apporte encore beaucoup de satisfaction (heureusement hein !) mais une charge aussi vis-à-vis des contrariétés, craintes, frustrations et incompréhensions que j’ai dû essuyer plus particulièrement en début d’année scolaire. J’avoue que cela m’a bousculée et pas mal fatiguée. Sincèrement, je n’y étais pas du tout préparée. Mais j’ai tenu bon et j’essaie encore aujourd’hui de rester positive parce que j’adore l’école de mon enfant. J’adhère complètement à ses engagements, son fonctionnement et la bienveillance de tous les professionnels et parents qui travaillent et s’investissent dans cette école. De plus, mon enfant s’y épanouit pleinement. Et pour moi, c’est plus que rassurant, c’est essentiel.

Et alors que les tensions sont retombées, que la confiance et la tranquillité se sont peu à peu installées, j’ai fait la connaissance de parents que je n’avais pas eu le temps ou la possibilité de « voir » auparavant. Tous ceux, cachés derrière le rideau de pluie qui me bouchait la vue, qui font eux aussi partie de notre communauté de parents mais qui ont traversé d’autres averses que les miennes, de véritables tempêtes. Et qui continuent de se battre encore contre l’adversité, des épreuves très difficiles à surmonter.

Il y a cette maman qui a perdu son mari et qui peine à s’en sortir avec ses quatre enfants. Cette maman que beaucoup de parents, ainsi que l’école, soutiennent pour aller de l’avant. Il y a des parents qui luttent contre la maladie et parfois secrètement. Et autour de ces parents en grande difficulté, il y a de belles énergies, généreuses, joyeuses et désintéressées qui font ce qu’elles peuvent pour apporter un peu d’aide, un peu de douceur, un peu de lumière dans tous ces coeurs éprouvés ou dans leurs chaumières. Je les vois faire et je les trouve vraiment extraordinaires.

Pourquoi extraordinaires ? Parce qu’il y a beaucoup d’abnégation derrière ces dons de soi. Ce qui sous-entend que ces personnes, qui ont aussi leur vie et leurs soucis, vont mettre leurs problèmes de côté pour donner le meilleur d’elles-mêmes. Et ça, ce n’est pas chose aisée. Non, c’est même difficile de regarder quelqu’un souffrir à côté de vous tout en sachant que vous ne pouvez pas réparer « l’objet » qui cause tant de souffrances à cette personne. C’est dur de trouver les bons mots, les mots justes qui vont lui apporter un peu d’apaisement ou de réconfort. Il faut énormément d’amour pour son prochain et d’énergie pour soutenir quelqu’un en grande souffrance sans y laisser quelques plumes. Parce que cela nous touche. Parce que cela nous change aussi profondément parfois.

Et bien, je dois vous dire que même si cela est difficile et que cela demande beaucoup, voire immensément d’énergie, c’est une incroyable leçon de vie. Ça nous fait grandir. Et quand je dis grandir, je ne veux pas parler de maturité mais d’âme.

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Vous savez, « ce petit supplément d’âme » qui vous remplit et qui rejaillit ensuite tout naturellement autour de vous. Ce petit rien qui fait tout.

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Alors, j’ai donné aussi. Et c’est donc la raison pour laquelle j’ai été peu active ici.

Mais voici que les vacances arrivent à grands pas. Le moment de recharger les batteries est bientôt là. Comme à chaque fois, je compte sur les bienfaits de la nature pour reprendre des forces et revenir en pleine forme. Et puis, je vais bientôt fêter mes 41 printemps. Mais oui, déjà.

A très vite donc pour de nouvelles aventures ainsi que des photos pleines de soleil, de ciel bleu et de verdures. 😉

Belle fin de journée à tous. Portez vous bien.

Des baisers.

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[DÉVELOPPEMENT PERSONNEL] Comment j’ai réglé leurs comptes à mes carences affectives

Mardi soir, France 5 a diffusé un reportage très intéressant sur « les mamans toxiques » . Je dis « très intéressant » car les témoignages apportés, et les avis de psy délivrés sur les différents cas présentés, n’ont fait que renforcer mes convictions sur la question des maltraitances éducatives et carences affectives.

L’origine du problème se situe quasiment toujours au niveau des propres souffrances et carences du parent « maltraitant » . Il a souffert, il s’est structuré avec de mauvais repères, et a reproduit un modèle d’éducation bancal soit complètement calqué sur son propre vécu ou en opposition totale – ce qui n’est pas forcément mieux d’ailleurs (exemple : donner une éducation trop permissive après avoir été éduqué de manière trop restrictive).

Après, il y a aussi, bien sûr, des parents maltraitants qui n’ont pas forcément été maltraités mais qui deviennent quand même maltraitants parce qu’ils ont subi un choc (exemple : le cas de ceux qui développent « le syndrome de Münchausen par procuration » suite au décès d’un proche après une longue maladie) ou parce qu’ils ont un problème inavouable du type complexe, manque de confiance en soi, fainéantise, immaturité, égoïsme, jalousie…

Mais pour en revenir à nos moutons, c’est ainsi que les souffrances vécues génèrent à leurs tours d’autres souffrances qui viendront elle-mêmes créer de nouvelles souffrances… et ainsi de suite, au fil des générations.

Dans ce billet, je n’ai pas choisi de vous parler « des casseroles de ma famille » (pas encore… mais ça viendra). Je ne vais pas non plus vous parler de mes deux thérapies et de ce que j’en ai compris. Ceci a déjà été abordé ici. Non, je vais plutôt vous donner les recettes de ma « résurrection » personnelle après mon difficile mais ô combien salutaire constat d’échec.

Tout a démarré un an après le décès de mon père. J’avais 31 ans et je venais de me faire plaquer à la suite d’une relation de 3 ans très compliquée. J’ai entamé ma première thérapie à ce moment là, encouragée par un ami qui effectuait lui-même une reconversion professionnelle pour devenir psy. Pour vous résumer la situation, je pensais alors 47 kg, je tenais à peine sur mes jambes, j’étais en détresse totale et je n’avais aucun projet personnel d’avenir… mon sentiment d’illégitimité dans ce monde venait de me rattraper de plein fouet.

Pourquoi me sentais-je illégitime ? Parce que, comme beaucoup d’enfants du divorce, j’avais l’impression d’être de trop (exemple : j’avais l’impression d’être le paquet qu’il fallait prendre en charge pour les vacances). Puis comme mon père avait quitté ma mère, il m’avait aussi un peu quittée, en quelque sorte (Abandonnite aigüe bonjour !). Bref, j’étais une enfant en recherche d’affection, une adolescente un peu trop écorchée vive parfois, mais surtout une gentille fifille un peu trop généreuse qui voulait se faire aimer pour se sentir exister.

Et VLAN ! J’ai eu 31 ans et je me suis effondrée de l’intérieur. Toutes mes stratégies pour combler mes carences affectives et me sentir acceptée venaient lamentablement de se ramasser. J’avais échoué. Mais, heureusement, Zorro est arrivé ! Enfin… j’ai trouvé un très bon psy qui m’a permis de toucher du doigt ce qui n’allait pas bien dans mes fondations. Un super psy qui m’a insufflé l’énergie nécessaire pour trouver mes nouveaux repères et me reconstruire.

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Trouver ses nouveaux repères…

Quelles ont été mes recettes ? Je vais vous les donner en insistant cependant sur le fait que ce sont des recettes qui ont été salutaires pour MON cas. Chaque cas est différent, et chaque personne, qui doit se reconstruire, n’aura pas forcément besoin des mêmes recettes.

Pour ma part, voici ce qui m’a sauvé :

  • J’ai dû lâcher prise sur certaines attentes
    • accepter l’idée que je ne pouvais pas « réparer » mon passé dans mon présent.
    • accepter l’idée que je ne pouvais pas plaire à tout le monde et que ce n’était pas grave du tout !
    •  accepter l’idée de décevoir en disant NON, JE N’AI PAS ENVIE, JE NE SUIS PAS D’ACCORD.
  • J’ai dû modifier certains de mes comportements
    • apprendre à devenir plus égoïste (je donnais trop pour acheter l’affection).
    • apprendre à être bien toute seule (plutôt que mal accompagnée).
    • apprendre à m’affirmer davantage (parce que ma parole compte).
    • apprendre à me mettre en premier (parce que JE compte).
  • J’ai dû poser des limites à certains de mes proches
    • concernant mon père décédé, je lui ai dit à haute voix dans un lieu de recueillement (mais on peut aussi écrire une lettre à son parent décédé et la brûler ensuite dans un feu de joie) tout ce que je lui reprochais et tout ce que j’aurais aimé partager avec lui qui m’a tellement manqué.
  • J’ai enfin dû expérimenter de nouvelles façons de faire ou dire les choses pour me positionner et savoir enfin ce qui me convenait et me donnait la force de rester droite sur mes deux jambes, apaisée et confiante.

Cela n’a pas toujours été facile à faire… Mais j’ai conservé mon cap et cela a fonctionné.

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I believe I can fly…

Beaucoup de colères en moi se sont envolées. Beaucoup de manques à combler ont cessé d’être mes priorités. J’ai appris à me défendre et me protéger seule des souffrances/maltraitances des autres. J’ai appris à trouver cela normal et à ne plus culpabiliser par crainte de décevoir et d’être ensuite rejetée.

J’ai appris à dire les choses (parfois de façon un peu trop radicale je l’admets) mais toujours de manière efficace et avec la conviction d’avoir dis la vérité et quelque chose de juste ou de justifié !

Un tri naturel s’est opéré parmi les personnes que je fréquentais. Seuls mes véritables ami(e)s de coeur sont resté(e)s et ceux/celles qui n’étaient là que par intérêt sont parti(e)s. Et puis, j’ai fermé la porte à quelques autres aussi parce que trop différent(e)s de moi et enfermé(e)s dans un mode relationnel qui ne me correspond pas.

J’ai fait des projets. J’en ai réalisés quelques uns. J’ai rencontré mon mari et nous avons créé une famille.

ET j’ai appris à m’occuper de MOI et moins des autres.

A ce titre d’ailleurs, je me rappelle avoir rencontré, il y a quelques années, une jeune femme qui se « vantait » de ne pas avoir le temps de consulter un psy pour elle parce qu’elle devait s’occuper de son jeune frère (adulte quand même) qui avait des problèmes. Je lui avais alors répondu quelque chose d’assez peu compatissant, mais que j’estimais JUSTE, qui lui avait fait l’effet d’une gifle (oups !). Quelque chose qui lui avait permis de prendre du recul et de se focaliser sur sa propre vie, ses propres difficultés. Je lui avais dit qu’il était plus facile de s’occuper des problèmes des autres que de régler les nôtres :

– d’abord parce que s’occuper de l’autre était bien souvent utilisé comme un alibi pour ne pas s’occuper de soi.

– Ensuite, qu’en faisant cela, on dédaignait inconsciemment la capacité de l’autre à s’en sortir seul.

– Enfin, qu’on empêchait l’autre de découvrir et déployer ses propres ressources pour résoudre ses problèmes et s’en sortir « grandi ».

Et bien croyez moi ou pas, depuis, pas mal de choses se sont débloquées dans sa vie. Elle est devenue maman après de longues années de relations mouvementées mais désormais apaisées avec son compagnon (Gniiii !) #HappyBeginning.

🙂

Voilà comment j’ai réglé leurs comptes à mes carences affectives. Voilà comment j’ai réussi à prendre mes distances vis-à-vis d’un proche particulièrement tourmenté et malheureusement maltraitant :

  • D’une part, parce que je ne suis pas responsable de ses tourments et ses souffrances,
  • ensuite parce que rien ne justifie le fait que mon enfant ou moi servions de défouloir,
  • et enfin parce que « rester » reviendrais à cautionner et donc encourager ses comportements déplacés.

J’ai terminé.

Voilà mes recettes, si ça peut vous aider…

Et si vous aussi, vous vous êtes reconstruit(e)s, dîtes-moi tout ! Allez-y. On échange ensemble. On s’entraide aussi.

A vos claviers.

Des baisers.

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Après la pluie…

…Le beau temps !

Bonsoir à tous,

Et voilà, je me rétablis doucement mais sûrement. J’ai encore un peu de bronchite mais je tiens bon.

Et puis, j’ai viré tous les petits soucis de ma vie ! J’ai fait un peu de ménage et du tri aussi. J’ai pris de la distance et remonté quelques barricades le temps de reprendre mon souffle et de l’énergie. Et hop ! Au diable les problèmes et les contrariétés qui ne sont pas miennes !

C’est facile finalement de remettre du soleil dans sa vie. Avec un peu de recul et beaucoup de détermination, on voit mieux et on se sent mieux. On aperçoit un petit bout de ciel bleu et cela nous rend tout de suite plus heureux.

Aujourd’hui, j’ai regardé mon petit bout de vie. Mon fils de 5 ans chéri. J’ai écouté toutes ces remarques rigolotes et ces interrogations farfelues. J’ai ri avec lui. Et mon mari aussi. Nous nous sommes baladés. Nous avons savouré ces instants précieux passés tous les trois ensemble. Nous avons passé une belle journée, sereine et apaisée.

Je fais court ce soir, mais je voulais vous donner des nouvelles suite à mon billet intitulé « L’essentiel ». J’ai finalement accepté d’assumer jusqu’au bout une tâche que l’on m’avait confiée depuis septembre et qui menaçait de mal tourner. Tout est arrangé et la confiance a été restaurée. Je suis contente d’avoir pu rétablir la vérité. Je fais aller désormais avec le même enthousiasme qui me caractérise, un engagement sincère et une volonté de bien faire. Je terminerai donc ce que j’ai commencé, à ma manière. Comme le montre mon fils, sur la photo tout en bas, je peux avancer, le bonhomme est vert ! 😉

Après ces bons mots, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne nuit.

A très bientôt,

Des baisers.

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