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Arf ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas poussé un coup de gueule sur le blog. Mais là, notre dernière mésaventure m’a tellement « énervée » [du genre où j’ai failli sortir les crocs et mordre le sale type qui a osé activer le bouton « danger » dans mon cerveau de mère louve] qu’il faut vraiment que je vous la raconte.

Cela s’est passé un soir de cette semaine dans la navette qui nous rapprochait de notre domicile. Mon quatrans, comme à son habitude, était à genou sur son siège pour mieux observer la rue par la fenêtre du véhicule. Un « type » imbibé d’alcool [du genre, « je ne pue pas, non. J’exhale une insupportable odeur de fruits pourris et fermentés particulièrement relevée], est alors rentré dans la navette et s’est assis juste derrière mon fils. Outre ses commentaires navrants sur la manière dont était assis mon petit [« s’il tombe, faudra pas venir chialer qu’il se retrouve à l’hosto »], qui me faisaient plus de peine pour lui que pour moi [« coucou les jugements débiles et prétextes faciles pour s’en prendre aux autres… au lieu de faire face à ses propres défaillances…], je n’ai pas supporté qu’il pose la main sur mon enfant.

Et que je te tapote la tête, et que j’essaie de t’attraper les mains, et « top là gamin ! »… Je lui ai demandé « d’arrêter de toucher mon enfant ». Et j’ai dit à mon fils de ne pas répondre aux sollicitations de cet individu. Mais le type ne m’écoutait pas, il surparlait, avec cette épouvantable haleine imprégnée d’alcool, à mon petit garçon comme si plus rien n’existait autour de cette « relation ».

Il me restait une station quand ce sale type a commencé à caresser la tête du fiston. Tout s’est passé très vite en réalité. Mais dans mon esprit, je me souviens de chaque seconde comme si elles avaient duré une éternité. J’ai senti mon coeur s’accélérer, mes membres se glacer, mon cerveau s’échauffer, mes dents se serrer…. J’ai failli HURLER sur ce cinglé pour qu’il arrête immédiatement ses agissements.

Je ne supporte pas qu’on touche à mon petit loup. Je ne veux pas qu’on lui caresse ou touche la tête, les cheveux ou le bonnet comme un gentil petit toutou. Un enfant est UNE PERSONNE. Est ce que moi, j’ai touché la tête de ce type pour lui dire « Alors bonhomme, faudrait penser à te seuvrer sérieusement ! » – NAN !

Les enfants ne sont pas les doudous des grands. Ils ne sont pas obligés de faire des bisous à tout le monde [aux étrangers, aux amis, aux oncles et tantes et même aux grands-parents]. Leurs corps n’est pas en libre accès. Certains me diront que « ce n’est pas grave », que « ce n’est pas méchant », qu’eux-mêmes ont été forcés de faire des bisous étant enfant ou qu’ils ont reçu une gentille tape sur la tête et « qu’ils n’en sont pas moins bien portants ». Erreur. Il y a quelques temps, j’ai lu un article d’une journaliste du Guardian, Annalisa Barbieri, sur le sujet. Cette dernière appuyait sa réflexion sur l’analyse de Lucy Emmerson coordinatrice du Sex Education Forum qui souligne les risques et dérives de la « culture du consentement » en dénonçant justement ces « petites choses sans gravité ». Ces « petits riens » qui ont malheureusement constitué la porte ouverte à des gestes pas forcément agressifs mais véritablement déplacés, voire beaucoup plus graves, d’adultes envers des jeunes gens. Des enfants qui n’avaient pas compris où se situent les limites, qui n’avaient pas appris à refuser le contact intime avec une tierce personne.

Quelles sont alors les bonnes pratiques ? Comment protéger nos enfants des dérives ? Voici un lien vers un site qui explique de manière très simple et très claire comment faire.

Et pour en revenir à ce « sale type », je voudrais juste vous rassurer en vous promettant [comme à moi-même], si je le revois, qu’il n’y aura pas de prochaine fois. Je sortirai les crocs bien avant ! Comprendre « lui HURLER dessus », hein ! Je ne suis ni un vampire, ni un loup garou… Pire, je suis une MAMAN. 😉

< « If we can’t manage to create a culture of consent for everyday physical contact, it will surely be a tall order for sexual situations. » Lucy Emmerson >

(NDLR : Ce qui revient à dire que si nous ne donnons pas les moyens à nos enfants d’exprimer leur désaccord pour des contacts physiques du quotidien, cela leur sera sûrement plus difficile quand il sera question « d’agressions sexuelles ».)

Mon mini dans le bus à Paris

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