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Quand je lis les blogs de mes consoeurs ou que je discute avec mes amies, je suis toujours épatée de découvrir leurs vies, leurs histoires. Je suis admirative du chemin qu’elles ont parcouru. Des femmes qui semblent fragiles mais qui sont tellement fortes, des mères inquiètes mais résistantes, des personnes en colère puis apaisées… qui ont toutes un point commun : elles traversent les épreuves du temps le mors aux dents. Elles s’accrochent, elles se relèvent et elles avancent courageusement. Des femmes, des mères, des personnes mais aussi et surtout des Battant(e)s.

Ne vous méprenez pas, derrière chaque blogueuse, il y a quelque part un petit oiseau blessé. Quand bien même, vous voyez leurs sourires, leurs visages radieux sur les photos publiées, quand vous entendez leurs rires sur leurs vidéos, quand elles vous livrent leurs instants de bonheur, de joie ou tout ce qui leur fait plaisir, il y a presque toujours un nuage gris peu ou bien enfoui. Vous-même devez vous sentir concerné(e). Parfois, ces personnes vous le confient, et parfois pas. Certaines y arrivent et d’autres pas.

Pour ma part, être blogueuse c’est partager sans pour autant tout dévoiler. C’est taper sur votre épaule et tenter de vous faire rigoler. C’est soulager, dédramatiser, marquer une pause autour d’un billet léger. C’est faire sourire, mais ça vous le savez vous qui me suivez.

Mais c’est aussi porter mes doutes, mes peines, mes contrariétés, mes épreuves en essayant de ne pas les montrer. Par pudeur peut-être ou par crainte de vous « ennuyer ». Alors je porte mes difficultés et je les mets de côté.

Puis, il y a des moments où la douleur est tellement présente que le sourire s’efface. On a moins d’énergie à faire rire. La bonne humeur n’est plus au rendez-vous.

Aujourd’hui, j’ai dit adieu à la soeur de mon père. Cela a été très difficile car c’est une personne qui est directement rattachée au souvenir de mon père. Mon père parti il y a presque 10 ans. Mon père que j’aimais tellement. Mon papa qui me manque terriblement…

Alors je ne vais pas m’étendre sur cette épreuve, car je sais que vous avez peut-être aussi perdu un proche, et que vous connaissez ce déchirement. En revanche, je vous parlerai d’une chose très importante. Une chose qui n’a pas de prix mais dont la très grande valeur est souvent mal comprise voire sous-estimée : les sourires. Les sourires sont de précieux cadeaux. Parce qu’ils font du bien, parce qu’ils sont un lien, parce qu’ils sont presque toujours destinés à quelqu’un. Et parce qu’ils masquent parfois de grandes blessures au profit d’un acte de générosité ou d’amour pour préserver quelqu’un.

Il y a quelques jours, alors que je venais d’apprendre la disparition de ma tante, j’ai fait ce cadeau à mon troizans-et-demi parce que cette journée était pour lui, parce que c’était sa première fois à Disneyland Paris que je souhaitais lumineuse et joyeuse. Et je vous ai fait aussi ce cadeau sur mes réseaux sociaux sans que vous le sachiez. Je vous le fais encore aujourd’hui avec tout le sens que vous lui connaissez désormais.

Mes hommages à vous tou(te)s, les Battant(e)s,

À mes ami(e)s,

À mes consoeurs blogueuses généreuses et courageuses.

Et pour ma tante chérie.

Ce sourire est pour vous.

SOURIRE pour mon troizans-et-demi.

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