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Nous y sommes, J-1 ! Je viens de terminer de marquer les affaires de mon troizans-et-demi, son cartable est bouclé et bien rempli et son armoire aussi. J’ai hâte d’être à demain. J’ai le sentiment que cette journée se passera merveilleusement bien.

Alors d’accord, ce n’est pas la première rentrée de mon mini, mais comme il change d’école, c’est un peu comme si. Mais nous avons déjà fait connaissance avec la maîtresse, nous avons visité l’école, rencontré d’autres parents tous bienveillants, nous sommes donc rassurés et abordons cette rentrée avec beaucoup plus de sérénité que l’an passé.

L’an passé. La toute première rentrée du fils unique, autrement dit l’enfant sacré. Et donc un plongeon pour nous, ses parents, en arrière dans nos propres rentrées scolaires. Que d’anxiété. On voudrait presque prendre la place de notre enfant ou rester avec lui toute la journée. Mais on doit le laisser. Alors on chemine vers l’école avec un fiston tout excité qui court sur le trottoir pour arriver le premier. On sourit. On se regarde étonné. On espère très fort que cet enthousiasme va durer. Puis on rentre dans l’école, on pénètre dans la classe. On voit tous ces parents, comme nous, égarés et inquiets. On reconnaît aussi les autres coutûmiers du fait, parents d’enfants plus grands et déjà scolarisés depuis un petit bout de temps. On ouvre des yeux écarquillés sur toute cette nouveauté, les livres, les jeux, les inscriptions sur le tableau ou les murs de l’entrée. On voudrait glisser un ou deux mots à la maîtresse et son ATSEM déjà bien occupées. On observe son enfant, on lui parle doucement. On le rassure tout en tâchant de se rassurer.

Puis le temps est venu de quitter la classe. On répète à son petit qui viendra le chercher. On lui rappelle de bien aller aux toilettes et de ne pas s’oublier. On l’embrasse au milieu des autres enfants qui commencent à pleurer. La tension monte d’un cran et votre petit le sent. Alors on s’éloigne gentiment, le coeur serré, la gorge nouée. Votre mini vous suit et l’ATSEM le rattrape tout en essayant de l’apaiser. Elle le sert contre elle, lui sourit et l’asseoit à côte des autres sur les bancs de la classe. La porte se referme. L’heure de l’école a sonné.

On sort de l’école un peu chamboulé. On réalise alors que la rentrée est passée. On est heureux, inquiet, nostalgique et aussi plein d’espoir pour l’avenir de son petit. On va boire un café, on raconte des banalités. Puis on commence également sa journée, sans lui, on appelle la famille et parfois quelques ami(e)s. On se repasse les photos de la matinée enregistrées dans son portable. On compte les heures, les minutes en essayant de ne pas trop y penser. Puis, vient le moment d’aller le chercher.

On récupère son petit « grand » plutôt content. On lui pose quelques questions. On obtient peu de reponses. On devine alors que l’école sera pour lui un peu comme un jardin secret. En fin de journée, on décide d’aller se détendre au parc. On le laisse jouer en le regardant un peu différemment. On le trouve changé. On le trouve grand. On se dit que le bébé est parti et qu’on est désormais le parent d’un tout jeune écolier. Et ainsi s’écoule une année.

Voilà enfin sa deuxième rentrée. Comme vous le voyez, je n’ai rien oublié. Tout est resté gravé. Je ne suis plus la « débutante » de l’an passé. Je suis aujourd’hui pleinement rassurée même si la nouvelle école représente une nouveauté. J’ai confiance. Je me sens apaisée. Je vois mon petit écolier tout aussi ravi et pressé. Tout va bien. Ce sera une bonne rentrée.

Courage à tou(te)s les débutant(e)s et clin d’oeil à tou(te)s les habitué(e)s.

Une merveilleuse rentrée à vous avec plein de jolis souvenirs.

Une pensée émue pour TOUS vos petits ou grands écoliers.

Matériel scolaire by Humeur de moutard

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