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Et voilà, c’est chose faite. J’ai 40 ans. Ou plus joliment dit, 40 printemps.

C’est drôle car contrairement à la rumeur populaire, je n’ai pas du tout appréhendé ce moment. J’en suis même fière. J’ai cheminé longuement mais sûrement vers cette ligne d’arrivée, parfois en trébuchant, mais jamais sans me relever. J’ai continué, vaille que vaille, en sachant de plus en plus vers où je voulais aller. Et puis, j’y suis arrivée. L’âge de la stabilité. Et je me suis trouvée.

Pour la première fois de ma vie, je peux dire que je me sens en phase avec moi-même, à ma place, celle que je convoitais depuis tant d’année.

Alors c’est quoi le bilan d’une femme de 40 ans ?  Ce sont d’abord les cartes que l’on nous a données au départ et puis ensuite notre manière de les utiliser.

Mes cartes à moi ont été :

– fille unique avec un sentiment de solitude vertigineux,
– enfant du divorce à 4 ans,
– et par conséquent le syndrome de l’abandon,
– le complexe de ne pas me sentir légitime,
– le désir intense d’être aimée et tant pis si c’était de la mauvaise manière,
– une bonne élève pour attirer l’attention et susciter la fierté d’un papa absent,
– une histoire d’amour qui ne me convient pas et que je décide d’arrêter au bout de 7 ans,
– une volonté farouche de réussir au travail pour compenser bien sûr tout ce que je ne pouvais maîtriser,
– et puis le décès brutal de mon père un mois après mon 30e anniversaire,
– une nouvelle rupture amoureuse d’une relation bancale qui aura duré 3 ans,
– tout un monde qui s’écroule,
– des soucis de santé,
– un long mais salutaire travail de reconstruction avec deux excellents psy et un immense constat d’échec…

PUIS,
– une prise de conscience vertueuse,
– du tri dans mon entourage,
– de belles rencontres avec de belles personnes (dont certaines s’ignorent, mais que je vois clairement),
– lui,
– un bébé,
– un virage professionnel,
– un mariage,
– des projets,
– des amis formidables,
– la vie et une furieuse envie de me marrer.

Voilà mon bilan. Voilà ma cartographie.

Tout cela pour vous dire que tant que le rideau n’est pas tombé, il y a toujours de l’espoir. Quand on entrevoit la lumière au bout du tunnel, quand on découvre alors tous les possibles qui s’ouvrent devant soi, on comprend que le chemin parcouru en valait vraiment la peine. On laisse peu à peu tomber ses chaînes. On se sent léger, libre et apaisé. La route est libre et le ciel est bleu. On peut avancer dans la direction que l’on veut.

Chacun ses cartes, chacun son chemin.
Alors bien sûr, rien n’est jamais acquis… Mais ça fait du bien de se poser et de profiter de ce que nous avons déjà accompli de bien.

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HDM

Et donc, ça y est, j’ai mes 40 printemps. Fleuris, jolis et qui sentent bon la belle décennie.

Je vous laisse, je vais déjeuner avec l’une de mes très bonnes amies. Et je vais rire, follement rire toute la journée.

Je vous embrasse, je vous souhaite également des fous rires à savourer, à partager avec tous ceux que vous aimez.

C’est parti !

< QUADRAAAAA (Cri de guerre !) 😛 >

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