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C’est qu’il grandit vite mon loulou de 3 ans. Hier encore, je le promenais partout avec son sac à langer à côté, prête à dégainer une couche, la tétine, une lingette, son biberon d’eau voire même son carnet de santé en cas de pépins ou autres imprévus. Et voilà que je me retrouve avec un « troizans », véritable petit homme, fort en caractère et plutôt du genre contestataire. Un zébulon aussi espiègle et drôle à ses heures que désobéissant et insolent avec nous, ses parents.

Comment un petit être aussi poupon, docile et « dépendant de sa maman » peut-il, en l’espace de quelques mois, à peine un peu plus d’une année, devenir une petite personne en perpétuel désaccord, effrontée, en quête d’indépendance et prête à toutes les extrémités pour vous pousser jusqu’au bout de vos capacités ? [ Allo le service après-vente, mon bébé a muté directement en adolescent ! C’est normal ? ].

Et bien c’est normal, oui. Tous les enfants ne sont pas les mêmes, certes ! Quelques uns sont plus tranquilles que d’autres… Mais au bout du compte, ils ont tous besoin de cette « liberté ». Et nous, parents, devons nous accrocher afin de leur permettre de s’épanouir tout en leur imposant les limites nécessaires à leur sécurité. Nous faisons du mieux que nous pouvons avec nos repères, nos aptitudes, nos éducations respectives, nos valeurs, nos contraintes et… nos erreurs. Et c’est tant mieux parce qu’il n’y a pas de modèle parfait.

Non, ce n’est pas facile d’être un bon parent. Ce n’est pas vrai et ça ne le sera jamais. Certains d’entre nous auront peut être plus de facilités. Cependant, même en ayant la certitude de bien faire, nous pouvons aussi nous tromper. Ce qui est, fort heureusement, tout à fait acceptable car c’est l’expérience même de la vie.

Ma propre conclusion, en tant que mère imparfaite, serait de dire : « fais-toi confiance », « sois indulgente avec toi-même ». Mon fils, mon terrible « troizans » traverse une phase difficile en ce moment. Son père et moi sommes mis à rude épreuve et réagissons aux crises comme nous pouvons, sous les regards critiques des témoins de nos difficultés. Cependant, c’est un petit garçon, bien portant, joyeux, rieur, facétieux et majoritairement de bonne humeur… Preuve pour nous que nous ne sommes pas dans l’erreur.

Je terminerais donc ce billet par une toute petite réflexion, jetée comme ça en l’air, que quiconque voudra bien saisir au vol, en prenant la mesure de ce que cela signifie : personne n’est à la place de personne. Ne jugeons pas trop vite nos voisins, nos amis, les parents que nous croisons dans notre quotidien. Un parent mis à mal par son enfant, obligé de faire preuve d’autorité, d’une manière qui ne nous semble pas toujours appropriée, n’est pas forcément le signal d’une situation dramatique pour l’enfant. Soyons prudents dans nos réactions et dans nos paroles. Car nous ne sommes qu’à notre place d’observateur… ce qui fait toute la différence entre LE PILOTE et le spectateur.

Merci. C’est tout.

< Une pensée sincère à TOUS les parents qui galèrent et qui, d’une part, parviennent à rester à flot « contre vents et marées », et d’autre part, à garder le cap malgré les difficultés. Bon courage à tous et… BRAVO. Car ce n’est pas du tout chose aisée. >

P.S. 1 : Ouah, trop rêche l’article ! Ça rigole plus là…

P.S. 2 : Meuh non, j’ai encore plein de bonne humeur qui mijote en tâche de fond. [ C’est juste que j’ai besoin de cracher ma Valda de temps en temps ! ] 😉

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