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Bonjour à toutes et tous !

Comme promis sur mes réseaux sociaux, je vous livre enfin mon témoignage sur la manière avec laquelle j’ai préparé mon sizans à son opération, le déroulement de son parcours médical, et nos réactions à mon fils, mon mari et moi.

Avant de commencer, et si vous me suivez sur Facebook ou Instagram, vous devez savoir que j’ai choisi de ne pas divulguer le motif de l’opération de mon fils d’une part car cela ne regarde que lui (c’est à lui que revient le droit d’en parler publiquement) et d’autre part car les informations de santé de ce genre sont généralement personnelles et confidentielles. Donc, par avance, merci de votre compréhension.

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Prêt pour le bloc.

1- La préparation de mon enfant 

Il y a un an, le pédiatre de mon fils nous a informés, mon mari et moi, qu’il était possible que notre titi doive subir une « petite intervention chirurgicale de routine » dans un proche avenir. Nous avons alors effectué toutes les démarches à suivre pour valider la nécessité de cette opération jusqu’à mi-novembre 2017 où le « couperet » est finalement tombé : notre petit devra être opéré au plus tôt pour éviter de méchantes complications à l’adolescence et, plus graves encore, à l’âge adulte. SU-PER !

Le chirurgien me propose alors une date d’intervention au début des vacances de Noël 2017. Date que je préfère repousser à janvier 2018 de sorte à pouvoir digérer l’information et bien préparer mon sizans à cette opération. Nous voilà donc avec un délai d’un peu plus d’un mois et demi pour profiter des fêtes, nous documenter, nous rassurer, nous motiver en vue de cette intervention chirurgicale.

Je vous avoue que cela n’a pas du tout été simple pour moi dans la mesure où je n’ai jamais subi d’opération nécessitant une anesthésie générale. Et que l’idée d’y être confrontée, un jour, pour moi-même, me fiche carrément les jetons !

Heureusement, après avoir rencontré et échangé avec l’anesthésiste qui s’occupera de mon mignon, j’ai été informée de l’existence d’un ouvrage très clair et très bien construit à destination des enfants, le fameux « Je vais me faire opérer » de l’association SPARADRAP et la fondation CNP. Guide que l’association a eu la gentillesse de m’offrir.

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Topissime !

Un livret illustré à la manière d’une petite bande-dessinée qui explique tout le déroulement d’une opération chirurgicale aux enfants, à partir du moment où il se réveille chez lui, le matin, jusqu’au moment où il récupère doucement dans sa chambre d’hôpital après être sorti de la salle de réveil. Nous avons donc lu, plusieurs fois, ce guide au sizans en le remettant dans le contexte d’une chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire lorsque l’enfant est opéré très tôt le matin et peut rentrer chez lui l’après-midi et rester sous la surveillance d’un parent pendant plusieurs jours avec tout un protocole de soins à effectuer et/ou de médicaments à prendre, prescrits par le chirurgien et/ou l’anesthésiste, pour atténuer la douleur. Et je dois bien avouer que ce livret a été non seulement efficace pour bien préparer mon enfant à son opération mais aussi pour moi à comprendre et mieux appréhender cet événement.

Je le recommande donc vivement à tous les parents qui doivent prochainement faire opérer leur enfant.

2- Le déroulement de son parcours médical

Quel parcours a suivi mon enfant ?

Rien de plus simple ! Voici les 10 étapes que nous avons suivies  :

  1. Rendez-vous avec le pédiatre de mon fils et premier doute émis sur la nécessité d’une opération.
  2. Vérification avec une échographie.
  3. Validation de l’intervention avec un chirurgien pédiatrique spécialisé dans le problème détecté (chirurgien recommandé par mon pédiatre) et fixation de la date et du lieu de l’opération avec lui.
  4. Rendez-vous préparatoire avec le médecin anesthésiste sur le lieu où l’intervention sera effectuée. Anesthésiste qui prendra en charge l’anesthésie générale de mon fils le jour de l’opération (je précise ce point car il se peut que la personne rencontrée ne soit pas la même que celle qui effectuera l’anesthésie le jour J).
  5. La veille de l’intervention, détente et relecture du livret avec mon enfant. Changement des draps, du pyjama, des serviettes de toilettes avant la douche complète et soigneuse de l’enfant.
  6. Le matin de l’intervention, à nouveau la douche complète et soigneuse de l’enfant avant de l’habiller avec des vêtements parfaitement propres.
  7. Départ pour l’hôpital avec un sac de vêtements confortables et propres, un doudou parfaitement propre, un livre et un cadeau de réconfort post-opératoire.
  8. Admission de l’enfant à l’hôpital.
  9. Préparation de l’enfant : questions de l’infirmière, visite de l’anesthésiste en chambre, déshabillage de l’enfant et mise en place de la blouse, des surchausses et du bonnet stériles.
  10. Départ pour le bloc avec un infirmier « brancardier » (je crois qu’on dit comme ça) et le doudou propre !

3- Nos réactions à mon fils, mon mari et moi :

  • Mon fils de six ans :

En toute sincérité, jusqu’au jour J, il n’a pas arrêté de me dire qu’il ne voulait pas y aller. Mais, avec du recul, je pense qu’il était réticent plutôt à cause de mon stress non dissimulé qu’en raison de ses propres craintes. Et pour cause, lors du rendez-vous avec l’anesthésiste, ce dernier m’a franchement fait flipper quand il m’a annoncé, devant mon titi, qu’il s’agissait d’une intervention « douloureuse » ! Je me rappelle, qu’à ce moment précis, mon cerveau a buggé. J’étais dans mes petits souliers, la tête rentrée dans les épaules. Comme un disque rayé, je n’ai eu de cesse de questionner l’anesthésiste, mon pédiatre et même le chirurgien sur le contexte « ambulatoire » de cette intervention étant donnée qu’elle serait douloureuse… Heureusement, je me suis ressaisie après avoir compris que la douleur associée à ce type d’intervention était « gérable » et qu’aucun établissement hospitalier ne pousserait un patient vers la sortie qui ne soit pas en capacité de partir. Et puis, grâce au livret « Je vais me faire opérer », j’ai appris qu’il était important de dire « la vérité » sur son intervention chirurgicale à son enfant de sorte à ce qu’il n’ait pas de « mauvaise surprise » lors de son admission au bloc (inconnu, peur, stress, refus de coopérer) ou suite à son intervention (douleur, nausées, pleurs ou cris de détresse), au risque de compromettre l’efficacité de toute l’opération.

Heureusement, le jour de l’intervention, mon titi était volontaire et coopérant. Il était rassuré de constater que tout se déroulait comme on l’avait lu dans le livret. Il est parti au bloc sans verser une larme même si j’ai vu dans son regard qu’il était tout à coup moins fier que la minute précédant l’arrivée du brancardier. Je lui ai dit « à tout à l’heure » en lui envoyant un petit baiser. Et, une fois parti,… je me suis effondrée !

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Début de l’attente !

  • mon mari :

Mon mari a beaucoup stressé… Et pour cause, il était dans un pays étranger. Nous avons fait le choix de ne pas le bloquer professionnellement car nous n’étions pas sûrs d’effectuer l’opération à la date indiquée et pensions qu’elle serait sans doute reportée. Pourquoi ? Parce que le titi a attrapé la grippe + forte fièvre peu avant Noël et que cette dernière s’est un peu trop éternisée… pour finalement se retirer définitivement tout juste 3 jours avant le jour J. Dans ce contexte, la date de l’opération a pu être maintenue mais mon mari était déjà en déplacement professionnel. Je l’ai donc tenu informé par sms et par téléphone du déroulé de cette journée.

  • moi :

J’ai donc demandé à ma mère de nous accompagner lors de cette journée. Elle est arrivée, la veille, chez moi puis elle est restée avec nous jusqu’à ce que nous soyons rentrés à la maison dans l’après-midi suivant l’intervention.

Elle m’a beaucoup aidée dans la mesure où pendant le temps de l’opération, elle s’est chargée de nous apporter des cafés, elle m’a réconfortée, elle a dédramatisé, elle m’a parlé de choses plus légères pour me changer les idées…

Ma mère est une personne qui a beaucoup d’humour et qui aime rigoler. Quand une situation stressante se présente, elle a l’art et la manière de trouver les mots justes pour apaiser les tensions et focaliser l’attention sur des petites choses drôles et sans gravité.

  • Je me souviens, par exemple, de cette fois où elle est revenue de la machine à café et m’a raconté avoir croisé le monsieur, qui était avec nous, plus tôt, dans la salle d’attente. Il partait tout penaud pour le bloc, allongé sur son « brancard » avec sa charlotte sur la tête. Et quand il a vu ma mère, avec ses deux gobelets de café, il lui a avoué « qu’il se sentait moins courageux que le petit » sans doute décontenancé d’être surpris dans le plus simple appareil par une femme élégante qui avait retenu son attention. Ça m’avait amusée.
  • Et puis, il y a cette fois, quand mon fils nous a enfin rejoint dans sa chambre, après son réveil, où le chirurgien est venu nous faire le compte-rendu de l’opération. Dès qu’il a franchi le seuil de la porte, je l’ai salué et l’ai tout de suite questionné sur le déroulement de l’intervention ainsi que la douleur que mon titi était en train d’encaisser. C’était sans compter sur l’humeur joyeuse de ma mère qui a repéré que le chirurgien était tout bronzé et qui lui a demandé, d’un ton enjoué, s’il avait passé ses vacances de Noël… à Agadir ! Bref, j’ai rigolé. #MaMère…

Ceci dit, tout juste après le départ de mon titi, j’ai quand même flippé, stressé et même versé ma grosse larme. #Snif

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Ma tête de mère inquiète…

Voilà donc comment j’ai préparé mon enfant à son intervention et comment les événements se sont déroulés.

Quant à mon titi, nous sommes aujourd’hui jeudi soir (soit 3 jours après le jour J), il arrive enfin à se lever et faire quelques pas dans l’appartement. Il me réclame moins les anti-douleurs et il est plutôt de bonne humeur ! Preuve pour moi que le contexte « ambulatoire » de son opération est largement justifié.

Une dernière chose avant de conclure ce billet… Avec du recul, je me rends compte que c’est l’anesthésie générale qui me faisait le plus de soucis. Cet acte médical n’est, en effet, pas sans risque comme vous le savez sûrement (arrêt respiratoire, arrêt cardiaque…). Maintenant que mon mini s’en est remis (il a quand même vomi trois fois le jour J), je réalise qu’il ne s’est jamais figuré « les risques » que l’on connaît (1 décès pour 100 000 selon cette source). Non jamais. Peut-être parce qu’il est très jeune et donc insouciant. Ou peut-être aussi parce que, chez mon enfant, il y a comme un sentiment très fort d’immortalité, d’invincibilité, de continuité, de vie qui ne fait que commencer et qui n’est pas du tout « en danger ». Vous comprenez… Quoi qu’il en soit, il n’a jamais craint de mourir. Il a juste eu peur d’avoir mal parce qu’il a compris que j’avais peur qu’il ait mal. #BimAutocritique ! 😉

Enfin, si votre enfant doit être opéré prochainement, je vous encourage à aller consulter le site de l’association SPARADRAP sur lequel vous pourrez commander le fameux livret « Je vais me faire opérer » . Je vous souhaite beaucoup de courage et vous recommande aussi vivement de solliciter le soutien de vos proches (famille, amis, collègues…). Mine de rien, ça aide beaucoup de se sentir soutenu(e) et de recevoir des ondes positives pour le bon déroulement de l’intervention. #VécuEtApprouvé

Des baisers.

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Ter-mi-né ! OUF !!

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